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Moyen-Orient

Au moins trois morts dans un attentat-suicide au nord-est du Liban

© AFP | Des soldats libanais à Hermel, après un attentat en juillet 2013

Vidéo par Nabia MAKHLOUFI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/03/2014

Trois personnes, dont deux soldats et un civil, ont été tuées lors d'un attentat-suicide à Hermel, dans le nord-est du Liban, samedi. L'attaque a été revendiquée par la milice sunnite "Front al-Nosra au Liban".

Un attentat-suicide à la voiture piégée a fait trois morts, dont deux soldats libanais et un civil, ainsi que 16 blessés dont cinq soldats, samedi 22 février, selon un responsable médical cité par l'AFP. L'attaque était dirigée contre un barrage de l'armée à Hermel, dans le nord-est du Liban, à 10 km de la frontière syrienne, d'après une source proche de la sécurité libanaise.

Le "Front al-Nosra au Liban", groupe d'activistes sunnites liés à l'une des factions combattant les forces de Bachar al-Assad en Syrie, a revendiqué la responsabilité de cette attaque, selon Reuters. Le puissant mouvement chiite Hezbollah, qui soutient militairement l'armée du président syrien Assad, a une forte présence à Hermel. Cette milice libanaise, soutenue politiquement et militairement par l'Iran, est engagée dans le conflit syrien aux côtés des pro-Assad.

Le barrage visé samedi est situé à l'entrée de la ville, théâtre ces derniers mois de nombreuses attaques liées au conflit en Syrie. Les voitures y sont régulièrement arrêtées et fouillées par l'armée. Le 1er février, quatre personnes avaient été tuées à Hermel dans un attentat suicide revendiqué lui aussi par le "Front al-Nosra au Liban".

Samedi, juste après l'attaque, la police militaire a imposé un périmètre de sécurité à Hermel, à la recherche de suspects et d'éléments pour l'enquête, selon l'agence nationale ANI. Les autorités judiciaires ont également ordonné un examen ADN sur les restes du kamikaze.

Le Premier ministre dénonce un "acte de terrorisme"

Il s'agit du deuxième attentat depuis la formation, il y a une semaine, d'un nouveau gouvernement réunissant les deux blocs rivaux : celui du Hezbollah et celui la coalition dite du "14-mars" de l'ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri, qui soutient l'opposition syrienne.

Le Premier ministre Tammam Salam a immédiatement condamné l'attaque, dénonçant un "acte de terrorisme", selon l'agence ANI. Il a en outre appelé les Libanais à "se rallier à l'armée et aux forces de sécurité, qui ont toujours été et continueront à être une forteresse pour la nation".

Le Liban est plongé dans une spirale de violences liée au conflit en Syrie, qui a exacerbé les tensions entre musulmans sunnites appuyant les rebelles, et les chiites, emmenés par le Hezbollah.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 22/02/2014

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