Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : au coeur des monts Sinjar

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

FOCUS

El Hierro, première île 100 % énergies renouvelables, peut-elle être un modèle pour la planète ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Obama et les attentes irréalistes des noirs américains"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • RDC : le retour tant espéré des réfugiés angolais dans leur pays

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

  • Présidentielle 2017 : Alain Juppé candidat à la primaire de l'UMP

    En savoir plus

  • Glissements de terrain meurtriers à Hiroshima

    En savoir plus

  • Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft, annonce son retrait

    En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • L'opposition pakistanaise pénètre dans la zone rouge d’Islamabad

    En savoir plus

  • Libération : raconter l’été 44 au-delà des "moments de gloire et de triomphe"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : une enquête judiciaire ouverte après le coup de tête de Brandao

    En savoir plus

  • Championnat d'Europe : Florent Manaudou vainqueur ex æquo sur 50 m papillon

    En savoir plus

  • Le prince saoudien braqué à Paris est un fils du roi Fahd mort en 2005

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

FRANCE

Le centre de Nantes saccagé après la manifestation anti-aéroport

© AFP

Vidéo par FRANCE 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/02/2014

De violents incidents opposant des manifestants hostiles au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et des forces de l’ordre ont fait plusieurs blessés et causé de nombreux dégâts, samedi à Nantes. Le maire de la ville a porté plainte "contre X".

De violents heurts ont opposé, samedi 22 février à Nantes, des manifestants hostiles au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes aux forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Les violences ont fait six blessés parmi les forces de l'ordre, qui ont interpellé quatre personnes, a-t-on appris auprès de la préfecture de Loire-Atlantique.

Dimanche matin, sur tout le parcours emprunté par la manifestation, une journaliste de l'AFP a pu constater les traces laissées dans la ville par les débordements. Plusieurs agents s'activaient à effacer les nombreux tags et peintures sur les façades notamment celle de la mairie. La façade d'une agence Vinci Immobilier, premier lieu saccagé samedi, avait été remplacée par des plaques de bois.

Manuel Valls condamne les violences

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a fermement condamné ces violences les attribuant à "un millier d’individus", des militants de l"ultragauche" et des "black-bloc" anarchistes. "Je déplore que cette manifestation se soit transformée en véritable guérilla urbaine, échappant totalement à ses organisateurs", a-t-il expliqué à la presse.

"Il y avait des individus très violents qui à l'évidence voulaient non seulement saccager la ville, mais voulaient casser du policier et du gendarme", a-t-il ajouté. "Il n'est pas admissible qu'on se livre à de telles exactions et de telles violences. La justice, je n'en doute pas un seul instant, poursuivra ceux qui ont voulu saccager" la ville.

Et de fait, le maire de Nantes Patrick Rimbert (PS) a indiqué dimanche qu'il allait porter plainte "contre X" pour tous les dégâts causés par la manifestation. "Il y a eu un espèce de laisser-aller, quasiment de la complaisance", a-t-il insisté. "Je porterai plainte et j'aiderai les personnes qui ont eu des problèmes à porter plainte, je mettrai à leur disposition un cabinet d'avocat", a-t-il ajouté.

Patrick Rimbert a estimé, en dépit des débordements, que le préfet de Loire-Atlantique avait "mis les forces nécessaires, mais ce qui devait arriver est arrivé. Il y a des blessés mais il n'y a pas mort d'homme: compte tenu de la violence, compte tenu du nombre, je pense que la police a fait vraiment son travail et a essayé de contenir, c'est tout ce qu'on pouvait faire".

"Vinci dégage, Ayrault aussi"

La manifestation avait pourtant commencé samedi après-midi dans une ambiance bon enfant. "Ayraultport non merci", "Non à l'Ayrault porc", "Vinci dégage, Ayrault aussi", "Ni aéroport ni métropole, la ville est à nous" entendait-on dans le cortège, où avaient pris place la députée européenne EELV Eva Joly, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé, Christian Troadec, leader des "bonnets rouges" bretons venu "à titre personnel", ou le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Mais lors du défilé, qui a rassemblé des milliers de personnes - 20 000 selon la préfecture, 50 000 selon les organisateurs - des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l'ordre et s'en sont pris à un poste de police, ainsi qu'à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport. Sur le parcours également, une foreuse a été incendiée, des objets ont été lancés sur les caténaires SNCF afin de bloquer la circulation des trains, a-t-on indiqué de sources policières. Une antenne policière près du lieu d'arrivée de la manifestation a fait l'objet d'une "attaque et d'une tentative d'incendie", selon la même source.

Jean-Marc Ayrault parle de violences "inacceptables"

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, un des principaux promoteurs du projet de Notre-Dames-des-Landes en tant que maire de Nantes jusqu'en 2012, a condamné pour sa part "avec la plus grande fermeté" des violences "inacceptables" que rien ne saurait justifier.

La secrétaire nationale d'EELV Emmanuelle Cosse a de son côté déclaré samedi sur les réseaux sociaux que "EELV condamne fermement les actes de violence à Nantes".

Les manifestants protestent contre la construction d’un aéroport dans le bocage nantais de Notre-Dame-des-Landes. Le projet, reconnu d'utilité publique en 2008, est justifié par ses partisans, du PS comme de l'UMP, par le risque de saturation de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, ainsi que par les entraves qu'il génère sur les constructions du centre de Nantes, soumises au bruit des avions.

Néanmoins, selon un sondage Ifop publié samedi, une majorité de Français (56%) s’y disent opposés.

Avec AFP

Première publication : 22/02/2014

  • FRANCE

    Notre-Dame-des-Landes : un festival de musique pour dire "non" au projet

    En savoir plus

  • REPORTAGE - FRANCE

    Avec les militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)