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Asie - pacifique

Thaïlande : l’armée appelle au calme, la Première ministre déserte Bangkok

© AFP | Le chef des forces armées thaïlandaises, Prayuth Chan-ocha

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/02/2014

Le chef des forces armées thaïlandaises a lancé lundi un appel au calme et a indiqué que l’armée n’interviendrait pas dans la crise politique. Trois enfants ont été tués lors de manifestations. La Première ministre séjourne hors de la capitale.

Trois enfants morts ce week-end

Une fillette de six ans blessée dimanche dans une attaque à la grenade à Bangkok est décédée lundi matin, portant à trois le nombre d'enfants tués ce week-end lors des violences liées à la crise politique en Thaïlande. Son frère, âgé de quatre ans, était décédé la veille pendant l'attaque qui a eu lieu près d'un rassemblement de militants. Samedi, une fillette de cinq ans avait déjà trouvé la mort lors d'une fusillade pendant une autre manifestation anti-gouvernementale dans la province de Trat, dans l'est du pays.

Alors qu’un troisième enfant thaïlandais, victime des violentes manifestations à Bangkok, est décédé lundi 24 février, le chef des forces armées a été lancé un appel au calme dans le pays. Prayuth Chan-ocha s’est exprimé à la télévision, assurant que l’armée – déjà auteure de nombreux coups d’État en Thaïlande - n'avait pas l'intention d'intervenir dans la crise politique du pays. Il a également appelé le gouvernement et les manifestants au dialogue.

Un dialogue rendu d’autant plus difficile depuis le départ en province de la chef du gouvernement, Yingluck Shinawatra. Selon ses services, la Première ministre séjournerait à 150 km de Bangkok, depuis une date inconnue. Shinawatra a été vue pour la dernière fois en public dans la capitale mardi dernier. Elle doit prendre part à une audience sur la corruption jeudi, le 27 février, à Bangkok. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Surapong Tovichakchaikul, a indiqué que Yingluck Shinawatra devait tenir un conseil des ministres mardi.

La Première ministre est la cible des manifestations anti-gouvernementales qui paralysent certains quartiers de Bangkok depuis des semaines. L’opposition entend pousser Yingluck Shinawatra à la démission et réduire ainsi à néant l'influence sur la vie politique de son frère, l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, considéré par beaucoup comme le véritable maître du jeu.

Avec AFP

Première publication : 24/02/2014

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