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Economie

Lois anti-gays : la Banque mondiale suspend un prêt à l'Ouganda

© AFP | Le bâtiment de la Banque mondiale à Washington

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/02/2014

La Banque mondiale a décidé, jeudi, de suspendre un prêt de 65 millions d'euros à l'Ouganda après la décision du pays d'adopter une loi sanctionnant l'homosexualité. Kampala a dénoncé un "chantage".

C'est un "chantage" et une tentative de "dresser les Ougandais contre leur gouvernement". Ofwono Opondo, le porte-parole du pouvoir en place à Kampala a vivement critiqué, vendredi 28 février, la Banque mondiale sur Twitter.

Le gouvernement n'a pas digéré la décision, prise la veille par l'institution internationale, de reporter sine die l'octroi d'un prêt de 90 millions de dollars (65 millions d'euros). Kampala est d'autant plus agacé que la Banque mondiale a ouvertement évoqué la récente loi sanctionnant l'homosexualité pour justifier la nécessité "d'un nouvel examen" de la pertinence du prêt. Pour le pouvoir ougandais, il s'agit d'une ingérence politique incompatible avec la neutralité de principe de la Banque mondiale.

L'argentier international avait rappelé, jeudi, que le prêt était censé aider le pays à developper son système de santé. Pour la Banque mondiale, la loi adoptée lundi 24 février, qui prévoit des peines de prison à vie pour des actes "d'homosexualité grave" pourrait avoir un impact sur "les objectifs de developpement" du secteur de la santé en Ouganda.

Parallèle avec l'Allemagne nazie

Mais Jim Yong Kim, le patron de la Banque mondiale, a également envoyé un courrier personnel au président ougandais Yoweri Museveni pour condamner toute forme de discrimination. Il y affirme qu'il mettra tout en œuvre pour protéger la sécurité des employés de la Banque mondiale "quelle que soit leur orientation sexuelle".

La Banque mondiale n'est pas la seule, sur la scène internationale, à avoir critiqué la nouvelle loi ougandaise. La Norvège et le Danemark ont, aussi, décidé de suspendre l'aide financière à l'Ouganda. Les États-Unis ont décidé de réexaminer leur plan d'aide annuelle, qui s'élève à 400 millions de dollars. Le Secrétaire d'État américain John Kerry a même comparé la nouvelle loi à celles en vigueur dans l'Allemagne nazie.

L'Ouganda, l'un des pays les plus pauvres au monde, dépend du soutien financier international pour accélérer son développement. Le gouvernement a, cependant, tenté de dédramatiser la décision de la Banque mondiale. "Des donateurs ont, dans le passé, suspendu leur 'aide' et l'Ouganda ne s'est jamais effrondré", a affirmé Ofwono Opondo.

Le pouvoir en place n'est, en outre, pas isolé face à la levée de bouclier internationale contre sa loi anti-gays. Le chef de l'opposition ougandaise, Kizza Besigye a souligné que les bailleurs internationaux "auraient dû couper leur aide depuis longtemps à cause de droits plus fondamentaux [que le droit à l'orientation sexuelle]" qui étaient violés quotidiennement en Ouganda.

Avec AFP

Première publication : 28/02/2014

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