Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Rentrée des classes en France : le système éducatif français est-il mauvais élève ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Un accord pour rétablir le Parlement du Lesotho

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Affaire Kayumba : quatre accusés reconnus coupables de tentative de meurtre

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Sarkozy le retour?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Le meilleur des Observateurs cette année !

En savoir plus

FOCUS

L'État islamique déclare la guerre de l'eau en Irak

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Peine perdue" d'Olivier Adam, la trentaine à la dérive

En savoir plus

REPORTERS

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

En savoir plus

  • L'EI revendique dans une vidéo la décapitation d'un second journaliste américain

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Falcao fait ses valises, à quoi joue Monaco?

    En savoir plus

  • Vidéo : un convoi de l'armée ukrainienne détruit dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Europe : Moscovici, un sous-commissaire pour la France ?

    En savoir plus

  • Les photos volées de Jennifer Lawrence sont aussi gênantes pour Apple

    En savoir plus

  • Nord-Mali : quatre casques bleus tués par l'explosion d'une mine près de Kidal

    En savoir plus

  • Pôle emploi : Rebsamen se défend de vouloir "stigmatiser" les chômeurs

    En savoir plus

  • En images : Falcao, James, Di Maria, Suarez.... les plus gros transferts de l’été

    En savoir plus

  • "Peine perdue" d'Olivier Adam, la trentaine à la dérive

    En savoir plus

  • Un député tunisien échappe à une tentative d'assassinat

    En savoir plus

  • Le président du Yémen annonce un "gouvernement d'union nationale"

    En savoir plus

  • L'Otan menace de déployer une force de réaction rapide en Europe de l'Est

    En savoir plus

  • VTC : la justice interdit à Uber d'exercer en Allemagne

    En savoir plus

  • L’armée irakienne poursuit son offensive, l’EI recule

    En savoir plus

  • Rythmes scolaires : la rentrée chahutée par des maires récalcitrants

    En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

EUROPE

Poutine veut-il faire main basse sur l'Ukraine ?

© AFP

Vidéo par Ksenia BOLCHAKOVA

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 02/03/2014

La Russie a voté le 1er mars l’envoi de troupes armées en Ukraine, notamment en Crimée, pour "stabiliser la situation dans le pays". Un enjeu politique pour Vladimir Poutine, qui considère l’Ukraine comme appartenant à sa sphère d’influence.

Si le vote rapide du Parlement russe, samedi, en faveur d’une intervention militaire en Ukraine, a été une surprise, la justification de Vladimir Poutine sonne, elle, comme une redite. Lors de son entretien téléphonique avec Barack Obama, samedi 1er mars, le dirigeant russe a invoqué le droit de protéger ses intérêts et ceux des russophones en Ukraine, s'ils venaient à être menacés. Selon les gardes-frontière russes, 675 000 Ukrainiens craignant pour leur vie auraient fui en janvier et en février.

Cette justification sécuritaire n’est pas sans rappeler celle invoquée lors de l’intervention militaire russe en Géorgie, en 2008. À l’époque, Moscou affirmait défendre ses citoyens dans la région de l’Ossétie du Sud. "C’est toujours le même système", analyse, sur France Info, Bruno Cadene, ancien correspondant à Moscou. "On vient défendre une minorité soi-disant menacée et on fait pression".

Dans une interview accordée au "Wall Street Journal", l’ancien président géorgien, Mikhaïl Saakachvili se place, lui aussi, en observateur de la stratégie rodée de Poutine. "Personne ne sait exactement quoi faire ici, mais Poutine, lui, sait exactement quoi faire. Ce qu'il cherche ici ? Le chaos. Il a de bonnes chances cette fois de couper l'Ukraine en morceaux. On s'oriente vers un conflit à grande échelle. Un très grand conflit intérieur. Il va alimenter les tensions dans certaines régions ukrainiennes. La Russie va essayer de balkaniser l'Ukraine !".

Éviter "un échec géopolitique majeur"

Moscou travaille depuis longtemps au maintien de l’Ukraine dans son giron. Pour Jean Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l’Institut français de géopolitique interrogé par FRANCE 24, "il s’agit de prendre le contrôle total de la Crimée. Au delà, il s’agit de définir un rapport de force avec le gouvernement ukrainien à Kiev. La Russie voulait et veut toujours satelliser l’Ukraine, analyse Sylvestre Mongrenier. L’éviction de Ianoukovitch représente un échec géopolitique pour la Russie et il y a la volonté de prendre au moins le contrôle d’une partie de l’Ukraine. Il y a la Crimée et peut-être plus. C’est véritablement du révisionnisme géopolitique. Une entreprise de redéfinition unilatérale des frontières qui sont issues de la fin de la guerre froide", ajoute-t-il.

"Le président russe a lutté contre les révolutions de couleur dans la région pour éviter un rapprochement des ex-pays du bloc soviétique avec l’Europe", analyse, pour le site Atlantico, Guillaume Lagane, maître de conférences à Sciences-Po Paris. "Avec Ianoukovitch au pouvoir en Ukraine, il se profilait une entrée du pays dans l’alliance eurasiatique voulue par Poutine, une zone commerciale regroupant des anciens pays de l’Union soviétique, dont le Kazakhstan et la Biélorussie ont accepté de faire partie."

"Poutine a tordu le bras du gouvernement ukrainien pour l’empêcher de signer un accord de partenariat avec l’Union européenne. La Russie souffle sur les braises" confirme Sylvestre Grenier.

Seulement voilà, les projets de Poutine ont volé en éclats avec la destitution du président Viktor Ianoukovitch, le 22 février, après trois mois de mobilisation place Maïdan. "La perte de l’Ukraine est un échec géopolitique majeur qui peut profondément heurter le pouvoir russe", poursuit Guillaume Lagane.

En effet, la région de Crimée, peuplée majoritairement de russophones, abrite toujours la flotte russe de la mer Noire, dans le cadre d'un accord entre les deux pays jusqu'en 2042. Cette république autonome au sein de l'Ukraine, qui s'oppose le plus radicalement aux nouvelles autorités en place à Kiev, a d'abord appartenu, au sein de l'URSS, à la Russie, avant d'être rattachée à l'Ukraine en 1954.

 

Première publication : 02/03/2014

  • UKRAINE

    L'Ukraine rappelle l'ensemble de ses réservistes

    En savoir plus

  • UKRAINE-RUSSIE

    Obama appelle Poutine à "replier ses forces dans leurs bases de Crimée"

    En savoir plus

  • UKRAINE-RUSSIE

    Ukraine : une intervention russe serait synonyme de "guerre", prévient Kiev

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)