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Economie

Le fondateur d'eBay critiqué pour avoir financé l'opposition ukrainienne

© AFP | Pierre Omidyar, le fondateur d'eBay

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/03/2014

Le fondateur d'eBay, qui préside également un groupe de médias, Pierre Omidyar, est accusé d'avoir financé l'opposition ukrainienne aux côtés du gouvernement américain, alors même qu'il vient de créer un site prônant l'information indépendante.

Dans un article publié le 28 février, le webzine américain PandoDaily s’en prend vivement au fondateur d’eBay, Pierre Omidyar. L'auteur accuse l’entrepreneur franco-américain d’avoir financé, aux côtés du gouvernement américain, des groupes d’opposition ukrainiens, qui ont mené au renversement, le 22 février, du président Viktor Ianoukovitch.

"Odimyar Network (société d'investissement créée en 2004 par Pierre Omidyar) a contribué à hauteur de 36 % au budget de l'ONG United Actions Center (qui s'élève à 500 000 dollars) en 2012, tandis que l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) a versé 54 %", peut-on ainsi lire sur PandoDaily. Le groupe de Pierre Omidyar aurait aussi contribué au financement d'autres ONG pour promouvoir la démocratie telles que Chesno ou encore Stop Censorship.

Selon pando.com, cette contribution entraîne un véritable conflit d’intérêts. Pierre Omidyar, dont la fortune est estimée à plus de 8 milliards de dollars, est également le patron du groupe First Look Media, qui se veut un modèle en terme de journalisme indépendant. Dans la lignée de l’affaire Snowden, il vient notamment de lancer "Intercept", magazine d'investigation, exclusivement numérique, sur les pratiques du gouvernement américain.

"Omidyar travaille main dans la main avec le gouvernement américain pour interférer dans la politique de pays étrangers et cofinancer des changements de régime (...), alors que dans le même temps il recrute une équipe de soi-disant 'journaliste indépendant' qui ont pour but d’enquêter sur les agissements de ce même gouvernement", résume PandoDaily.

Pas de conflit d'intérêts

Pierre Omidyar n'a pas réagi à ces critiques, mais l’un de ces collaborateurs, le célèbre journaliste Glenn Greenwald, à l'origine du scandale des écoutes de la NSA, a pris sa défense. Dans un article publié sur le site Intercept, dirigé par le journaliste lui-même, il a reconnu ne pas avoir eu connaissance de ces financements, mais qu'à ses yeux cela ne constituait pas un scandale.

Après avoir effectué quelques recherches, Glenn Greenwald s'est même rendu compte que les contributions d'Omidyar Network avaient été rendu publiques dans plusieurs communiqués ces dernières années : "Omidyar Network n’a jamais eu honte de ces donations". Le reporter précise que même s'il n'est pas au fait de  tous les rouages économiques de son employeur, cela ne l’a jamais empêché de faire son travail : "Les vues et les activités politiques de Omidyar Network n’ont jamais eu d’effet sur nos sujets d’articles, sur notre façon de les traiter et sur ce que nous disons".

Le journal "USA Today" s’est également emparé de cette polémique. À l'instar de Greenwald, le quotidien américain n’y voit aucun conflit d’intérêts : "Il n’y a pas de problème si les bailleurs de fonds, les médias et les journalistes ont un point de vue, tant que cela n’est pas caché et qu’ils s’en tiennent à la vérité".

Concernant Intercept,le nouveau magazine en ligne de Pierre Omidyar, 'USA Today' note qu’il sera de toute façon scrupuleusement "observé", mais qu’il reste avant tout "une source d’espoir et non d’inquiétude".

Première publication : 03/03/2014

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