Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Surpopulation, discrimination… Le système carcéral américain à l’heure de la réforme

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

La campagne électorale menace-t-elle la reprise ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'écrivain Yasmina Khadra, amoureux de Cuba

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Dilma Roussef : discours émouvant, mais sans plus

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Présidentielle 2017 : "des patrons sans illusion"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Dissimulation fiscale : Apple pourrait écoper d’une amende record

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Jean-Pierre Chevènement embourbé dans les gaffes

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libreville retient son souffle dans l'attente des résultats de la présidentielle

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement (partie 2)

En savoir plus

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

BILLET RETOUR

BILLET RETOUR

Dernière modification : 25/04/2014

Huit ans après Katrina, la Nouvelle-Orléans panse toujours ses plaies

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina plonge la Louisiane, notamment La Nouvelle-Orléans, dans la désolation. Aujourd’hui, la ville continue de panser ses plaies alors que la menace d’une nouvelle catastrophe est dans tous les esprits.

Plus de huit ans ont passé depuis Katrina. Pourtant, à La Nouvelle-Orléans, le quartier du Ninth Ward a toujours des airs de terrain vague, même si les propriétaires de chaque lot sont censés débroussailler leur parcelle une fois par an pour éviter que la zone ne se transforme en forêt vierge... Ce qui fut jadis un quartier vivant de la Nouvelle-Orléans n'est quasiment plus qu'un désert végétal. Dans quelques rues, l'asphalte a été refait et de nouvelles maisons sont sorties de terre, perchées sur de hauts piliers de béton. Il faut se rendre à l'évidence : Katrina a frappé la Louisiane le 29 aout 2005, mais plus de huit ans après, les cicatrices sont encore présentes.

La Fema, l'organisme fédéral américain qui organise la réponse aux catastrophes naturelles, qualifie encore aujourd'hui Katrina de "catastrophe naturelle unique la plus dévastatrice de l'histoire des États-Unis". À force de les répéter ces mots n'ont plus de sens. Mais quelques chiffres permettent de les ancrer dans la réalité : lorsque les digues se sont rompues, 80 % de la ville s'est retrouvée sous les eaux. Le décompte officiel des victimes de Katrina : 1836 personnes ont trouvé la mort, la très grande majorité d'entre eux à la Nouvelle-Orléans.

Protéger la ville parfaitement est "quasiment impossible"

Avec le recul, ces chiffres gagnent en perspective. Les recensements avant et après la catastrophe montrent l'impact gigantesque de Katrina sur la population. En 2006, soit un an après, la population totale de la ville était deux fois moindre qu'en 2 000. Il y a eu les morts, mais le gros des pertes vient de tous ceux qui ont dû être déplacés, souvent hors de Louisiane. Tous ceux qui ont fui la ville ne sont pas encore revenus.

"On sent que la situation s'est améliorée, d'après ce qui a été fait, en tout cas pour protéger la ville d'un autre Katrina ou de quelque chose de moins violent", explique Robert Ricks, ingénieur météo à la Nouvelle-Orléans. Ricks connait bien la vulnérabilité de la ville face aux coups de force de la nature. Ce 29 août 2005, c'est lui qui a publié le bulletin d'alerte, repris sur toutes les radios et télévisions. Les mots étaient répétés en boucle sur toutes les ondes de la région: "La plupart de la zone sera inhabitable pour plusieurs semaines, peut-être plus longtemps. Des débris portés par les vents seront dispersés, pouvant inclure des objets lourds comme des ustensiles électroménager ou même des véhicules légers. Les restrictions d'eau rendront les conditions de vies difficilement supportables au regard des critères contemporains".

Bien sûr, de nombreux progrès ont été faits : à coups de millions de dollars, de nouvelles digues ont été construites, plus épaisses et plus hautes, et de nouvelles pompes ont été installées. Le grand hôpital du centre ville, détruit puis abandonné, a été remplacé par un nouveau projet, l'University Medical Center, dont la construction, pour 1,2 milliard de dollars, s'achève.

Mais tous les travaux du monde ne changeront pas la donne fondamentale de la Nouvelle-Orléans. La ville est en grande partie construite sous le niveau de la mer. "On sent que la ville sera quand même vulnérable en cas de menace de catégorie 4 ou 5", explique Robert Ricks, avant de préciser : "Il y a un facteur coût insolvable : protéger la ville parfaitement est finalement quasiment impossible".

Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE , Philip CROWTHER

COMMENTAIRE(S)

Les archives

15/07/2016 Chine

Cinquante ans après la Révolution culturelle en Chine

"La Grande révolution culturelle prolétarienne" avait débuté le 16 mai 1966 avec une déclaration officielle, ouvrant la voie à une décennie qui allait bouleverser de façon...

En savoir plus

23/06/2016 Ouganda

Dix ans après le départ de la LRA, les Ougandais toujours traumatisés

Pendant 20 ans, jusqu'en 2006, le nord de l’Ouganda a vécu au rythme d'exactions commises par l’Armée de résistance du Seigneur. Là-bas, plus de 100 000 personnes ont été...

En savoir plus

09/06/2016 Liban

Vidéo : à Sabra et Chatila, l'école pour sortir des camps

Notre reporter Antoine Laurent est retourné dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, près de Beyrouth. Entre le 16 et le 18 septembre 1982, l'un des pires...

En savoir plus

27/05/2016 Turquie

Vidéo : en Turquie, que reste-il de la révolte de Gezi ?

Il y a trois ans, en mai 2013, la ville d’Istanbul entre en ébullition. Le projet de détruire le parc Gezi déclenche une révolte populaire et cristallise la colère des opposants...

En savoir plus

13/05/2016 Irak

Irak : retour à Nadjaf, l’ostracisée redevenue ville sainte et rebelle

On la surnomme "le Vatican du chiisme". Toute l’année, la ville de Nadjaf, au sud de l’Irak, attire des millions de pèlerins venus se recueillir sur le tombeau de l’imam Ali,...

En savoir plus