Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La France mise à l'index pour sa législation sur la fessée

En savoir plus

DÉBAT

Boris Nemtsov assassiné : L'opposition russe punie?

En savoir plus

DÉBAT

Netanyahou aux Etats-Unis : Le coup de froid entre Israël et la maison blanche

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Grèce, Allemagne, Espagne… L'Agriculture européenne réformée

En savoir plus

ICI L'EUROPE

La France, principale bénéficiaire de la PAC

En savoir plus

FOCUS

Chine : vers de meilleures conditions pour les travailleurs migrants de Pékin

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Vieux Farka Touré, le blues du désert

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Islamisme radical, comment prévenir et guérir ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Michel Barnier : "Le grignotage de l’Ukraine n’est pas acceptable"

En savoir plus

Nos reporters retournent dans les pays qui ont marqué l’actualité. Comment vit-on dans les villes traumatisées par une guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel ?... Un dimanche sur deux, à 20h40.

BILLET RETOUR

BILLET RETOUR

Dernière modification : 25/04/2014

Huit ans après Katrina, la Nouvelle-Orléans panse toujours ses plaies

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina plonge la Louisiane, notamment La Nouvelle-Orléans, dans la désolation. Aujourd’hui, la ville continue de panser ses plaies alors que la menace d’une nouvelle catastrophe est dans tous les esprits.

Plus de huit ans ont passé depuis Katrina. Pourtant, à La Nouvelle-Orléans, le quartier du Ninth Ward a toujours des airs de terrain vague, même si les propriétaires de chaque lot sont censés débroussailler leur parcelle une fois par an pour éviter que la zone ne se transforme en forêt vierge... Ce qui fut jadis un quartier vivant de la Nouvelle-Orléans n'est quasiment plus qu'un désert végétal. Dans quelques rues, l'asphalte a été refait et de nouvelles maisons sont sorties de terre, perchées sur de hauts piliers de béton. Il faut se rendre à l'évidence : Katrina a frappé la Louisiane le 29 aout 2005, mais plus de huit ans après, les cicatrices sont encore présentes.

La Fema, l'organisme fédéral américain qui organise la réponse aux catastrophes naturelles, qualifie encore aujourd'hui Katrina de "catastrophe naturelle unique la plus dévastatrice de l'histoire des États-Unis". À force de les répéter ces mots n'ont plus de sens. Mais quelques chiffres permettent de les ancrer dans la réalité : lorsque les digues se sont rompues, 80 % de la ville s'est retrouvée sous les eaux. Le décompte officiel des victimes de Katrina : 1836 personnes ont trouvé la mort, la très grande majorité d'entre eux à la Nouvelle-Orléans.

Protéger la ville parfaitement est "quasiment impossible"

Avec le recul, ces chiffres gagnent en perspective. Les recensements avant et après la catastrophe montrent l'impact gigantesque de Katrina sur la population. En 2006, soit un an après, la population totale de la ville était deux fois moindre qu'en 2 000. Il y a eu les morts, mais le gros des pertes vient de tous ceux qui ont dû être déplacés, souvent hors de Louisiane. Tous ceux qui ont fui la ville ne sont pas encore revenus.

"On sent que la situation s'est améliorée, d'après ce qui a été fait, en tout cas pour protéger la ville d'un autre Katrina ou de quelque chose de moins violent", explique Robert Ricks, ingénieur météo à la Nouvelle-Orléans. Ricks connait bien la vulnérabilité de la ville face aux coups de force de la nature. Ce 29 août 2005, c'est lui qui a publié le bulletin d'alerte, repris sur toutes les radios et télévisions. Les mots étaient répétés en boucle sur toutes les ondes de la région: "La plupart de la zone sera inhabitable pour plusieurs semaines, peut-être plus longtemps. Des débris portés par les vents seront dispersés, pouvant inclure des objets lourds comme des ustensiles électroménager ou même des véhicules légers. Les restrictions d'eau rendront les conditions de vies difficilement supportables au regard des critères contemporains".

Bien sûr, de nombreux progrès ont été faits : à coups de millions de dollars, de nouvelles digues ont été construites, plus épaisses et plus hautes, et de nouvelles pompes ont été installées. Le grand hôpital du centre ville, détruit puis abandonné, a été remplacé par un nouveau projet, l'University Medical Center, dont la construction, pour 1,2 milliard de dollars, s'achève.

Mais tous les travaux du monde ne changeront pas la donne fondamentale de la Nouvelle-Orléans. La ville est en grande partie construite sous le niveau de la mer. "On sent que la ville sera quand même vulnérable en cas de menace de catégorie 4 ou 5", explique Robert Ricks, avant de préciser : "Il y a un facteur coût insolvable : protéger la ville parfaitement est finalement quasiment impossible".

Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE , Philip CROWTHER

COMMENTAIRE(S)

Les archives

26/02/2015 Russie

La Crimée, symbole d'une nouvelle Guerre froide ?

Il y a 70 ans, en février 1945, la Conférence de Yalta se tenait en Crimée, sur les bords de la mer Noire. Roosevelt, Churchill et Staline s’y partageaient l’Europe, quelques...

En savoir plus

19/02/2015 Sri Lanka

Sri Lanka : Jaffna, sur la voie de la reconstruction

Un vent de liberté souffle sur Jaffna. Cet ancien bastion des Tigres tamouls, dans le nord du Sri Lanka, a été ravagé par 26 ans de guerre entre les rebelles tamouls et l'armée....

En savoir plus

23/01/2015 Affaire AZF

France : près de quatorze ans après la catastrophe d’AZF, des questions en suspens

Le 21 septembre 2001, à 10h17, le hangar 221 de l'usine AZF de Toulouse est pulvérisé. Cinq cents tonnes d'engrais explosent. L'onde de choc balaie tout sur son passage et...

En savoir plus

26/09/2014 Cambodge

Billet Retour à Phnom Penh

De 1975 à 1979, tout un peuple a été contraint aux travaux forcés par ses dirigeants. Massacres, exécutions, persécutions… les Cambodgiens ont vécu le troisième génocide du XXe...

En savoir plus

21/11/2014 Liban

Liban : Beyrouth, entre souvenir et amnésie

Au Liban, le sujet de la guerre civile (1975-1990) reste encore tabou à Beyrouth, 25 ans après la fin du conflit. Nos reporters sont retournés dans la capitale libanaise, à la...

En savoir plus