Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Afrique - Chine : le piège de la dépendance ?

En savoir plus

#ActuElles

Consentement sexuel des mineur(e)s : quel âge minimum ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

L'Afrique, le continent des possibles ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Lieux saints partagés" : une exposition sur l'art de coexister

En savoir plus

FOCUS

La République en marche à l'épreuve de la démocratie interne

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Au fil de la Vézère, un patrimoine qui remonte à la préhistoire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La fin est proche" pour Mugabe

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La réforme fiscale de Trump franchit un nouveau cap

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Environnement : "Non, il n'est pas trop tard"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 25/04/2014

Huit ans après Katrina, la Nouvelle-Orléans panse toujours ses plaies

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina plonge la Louisiane, notamment La Nouvelle-Orléans, dans la désolation. Aujourd’hui, la ville continue de panser ses plaies alors que la menace d’une nouvelle catastrophe est dans tous les esprits.

Plus de huit ans ont passé depuis Katrina. Pourtant, à La Nouvelle-Orléans, le quartier du Ninth Ward a toujours des airs de terrain vague, même si les propriétaires de chaque lot sont censés débroussailler leur parcelle une fois par an pour éviter que la zone ne se transforme en forêt vierge... Ce qui fut jadis un quartier vivant de la Nouvelle-Orléans n'est quasiment plus qu'un désert végétal. Dans quelques rues, l'asphalte a été refait et de nouvelles maisons sont sorties de terre, perchées sur de hauts piliers de béton. Il faut se rendre à l'évidence : Katrina a frappé la Louisiane le 29 aout 2005, mais plus de huit ans après, les cicatrices sont encore présentes.

La Fema, l'organisme fédéral américain qui organise la réponse aux catastrophes naturelles, qualifie encore aujourd'hui Katrina de "catastrophe naturelle unique la plus dévastatrice de l'histoire des États-Unis". À force de les répéter ces mots n'ont plus de sens. Mais quelques chiffres permettent de les ancrer dans la réalité : lorsque les digues se sont rompues, 80 % de la ville s'est retrouvée sous les eaux. Le décompte officiel des victimes de Katrina : 1836 personnes ont trouvé la mort, la très grande majorité d'entre eux à la Nouvelle-Orléans.

Protéger la ville parfaitement est "quasiment impossible"

Avec le recul, ces chiffres gagnent en perspective. Les recensements avant et après la catastrophe montrent l'impact gigantesque de Katrina sur la population. En 2006, soit un an après, la population totale de la ville était deux fois moindre qu'en 2 000. Il y a eu les morts, mais le gros des pertes vient de tous ceux qui ont dû être déplacés, souvent hors de Louisiane. Tous ceux qui ont fui la ville ne sont pas encore revenus.

"On sent que la situation s'est améliorée, d'après ce qui a été fait, en tout cas pour protéger la ville d'un autre Katrina ou de quelque chose de moins violent", explique Robert Ricks, ingénieur météo à la Nouvelle-Orléans. Ricks connait bien la vulnérabilité de la ville face aux coups de force de la nature. Ce 29 août 2005, c'est lui qui a publié le bulletin d'alerte, repris sur toutes les radios et télévisions. Les mots étaient répétés en boucle sur toutes les ondes de la région: "La plupart de la zone sera inhabitable pour plusieurs semaines, peut-être plus longtemps. Des débris portés par les vents seront dispersés, pouvant inclure des objets lourds comme des ustensiles électroménager ou même des véhicules légers. Les restrictions d'eau rendront les conditions de vies difficilement supportables au regard des critères contemporains".

Bien sûr, de nombreux progrès ont été faits : à coups de millions de dollars, de nouvelles digues ont été construites, plus épaisses et plus hautes, et de nouvelles pompes ont été installées. Le grand hôpital du centre ville, détruit puis abandonné, a été remplacé par un nouveau projet, l'University Medical Center, dont la construction, pour 1,2 milliard de dollars, s'achève.

Mais tous les travaux du monde ne changeront pas la donne fondamentale de la Nouvelle-Orléans. La ville est en grande partie construite sous le niveau de la mer. "On sent que la ville sera quand même vulnérable en cas de menace de catégorie 4 ou 5", explique Robert Ricks, avant de préciser : "Il y a un facteur coût insolvable : protéger la ville parfaitement est finalement quasiment impossible".

Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE , Philip CROWTHER

COMMENTAIRE(S)

Les archives

09/11/2017 EUROPE

Vidéo : à Rivesaltes, la mémoire du "camp de la honte" reste à vif

Notre reporter est retournée à Rivesaltes, au Sud de la France. Pendant trois décennies, ce village a abrité le plus vaste camp d’internement d’Europe occidentale. De la Seconde...

En savoir plus

27/10/2017 Moyen-Orient

Vidéo : Jérusalem-Est cristallise toujours les tensions du Proche-Orient

Il y a 50 ans, au terme de la guerre des Six Jours, l’armée israélienne victorieuse prenait notamment le contrôle de Jérusalem-Est. Des lieux saints musulmans et chrétiens...

En savoir plus

19/10/2017 EUROPE

Vidéo : à Saint-Pétersbourg, la mémoire vivante du siège

Vitrine culturelle de la Russie, Saint-Pétersbourg enchante chaque année des millions de touristes. Fondée par Pierre le Grand, la ville est rebaptisée Petrograd pendant la...

En savoir plus

28/09/2017 Asie - pacifique

Vidéo : un parfum de France flotte toujours sur Pondichéry

Nos reporters sont retournés à Pondichéry, dans le golfe du Bengale, ancien comptoir de la Compagnie française des Indes orientales. Cinquante-cinq ans après son rattachement à...

En savoir plus

15/09/2017 Asie - pacifique

Vidéo : en Asie centrale, la mer d’Aral renoue avec l'eau et la vie

Située à cheval entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, la mer d’Aral, forte de 66 000 km², était autrefois le quatrième lac salé du monde. Mais à compter de 1960, les Soviétiques...

En savoir plus