Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : plusieurs morts dans des heurts au Nord-Ouest

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Alep-est, à feu et à sang

En savoir plus

LE DÉBAT

Guerre en Syrie : Alep, la chute finale ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Guerre en Syrie : Alep, la chute finale ? (partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Primaire de la gauche : quelle est la stratégie de Manuel Valls ?

En savoir plus

POLITIQUE

Présidentielle-2017 : quelle gauche après Hollande ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : avec "La Division d'or", à la conquête de Mossoul

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Demain tout commence" : Omar Sy, allô papa bobo !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Juan Manuel Santos : "Le processus de paix avec les Farc est irréversible"

En savoir plus

Asie - pacifique

Erdogan menace d'interdire Facebook et YouTube

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/03/2014

Irrité par la diffusion sur Internet d'enregistrements audios le mettant en cause dans des affaires de corruption, le Premier ministre turc a menacé de fermer les sites Facebook et YouTube.

"Nous sommes résolus à ne pas laisser le peuple turc être esclave de YouTube et Facebook." Cette menace, prononcée dans un entretien diffusé jeudi 6 mars sur la chaîne de télévision ATV, émane du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "Nous prendrons les mesures nécessaires, quelles qu'elles soient", a-t-il insisté, "y compris la fermeture", qui pourrait intervenir après les élections municipales du 30 mars.

Si l’homme fort de la Turquie en veut autant à ces deux célèbres sites de partage de contenus, c’est parce des enregistrements de conversations téléphoniques piratées du chef du gouvernement, dans lesquelles il ordonne notamment à son fils Bilal de dissimuler de fortes sommes d'argent ou évoque une commission jugée insuffisante versée par un groupe industriel, y sont diffusés depuis deux semaines. Facebook et YouTube n'ont pas réagi dans l'immédiat.

Dans le dernier enregistrement audio, mis en ligne jeudi sur YouTube, une voix présentée comme celle du Premier ministre fustigeait le propriétaire d'un journal par téléphone à propos d'un article, suggérant que les journalistes seraient renvoyés. L'authenticité de cet enregistrement n'a pas pu être établie.
 
Une interdiction est hors de question, selon Gül
 
Depuis la mi-décembre, Recep Tayyip Erdogan est éclaboussé par un scandale de corruption, qui a vu des dizaines de ses proches inculpés pour une série de malversations. Or, depuis quelques semaines, il est directement mis en cause par la diffusion d'une série d'écoutes téléphoniques.
 
Sa sortie contre les réseaux sociaux intervient quelques semaines après le vote par le Parlement, où il dispose de la majorité absolue, d'une loi controversée, qui renforce le contrôle d'Internet. Ce texte a été dénoncé comme "liberticide" en Turquie, comme dans plusieurs capitales étrangères, notamment à Washington.
 
Toutefois, le président turc Abdullah Gül a écarté la menace émise par le Premier ministre, issu comme lui du parti islamiste AKP. "YouTube et Facebook sont des plateformes reconnues dans le monde entier, une interdiction est hors de question", a-t-il déclaré, vendredi 7 mars, devant la presse. Il a toutefois ajouté qu'en vertu de lois récemment adoptées par la Turquie, le pouvoir était en droit d'interdire l'accès à ce type de site en cas d'atteinte à la vie privée.
 
Ankara avait déjà interdit l'accès à YouTube pendant près de deux ans jusqu'en 2010, après que des utilisateurs ont posté des vidéos jugées insultantes pour le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/03/2014

COMMENTAIRE(S)