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EUROPE

Poutine "ne peut rester sourd aux appels à l’aide en Ukraine"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/03/2014

Au lendemain d’une journée marquée par la prise de sanctions politiques occidentales à l’endroit de la Russie, les présidents américain et russe se sont entretenus par téléphone. Les positions des deux camps divergent toujours.

Le président russe Vladimir Poutine a martelé vendredi que les forces au pouvoir en Ukraine avaient imposé des "décisions absolument illégitimes aux régions de l'est, du sud-est de Crimée". "La Russie ne peut pas ignorer les appels à l'aide dans cette affaire et elle agit en conséquence, dans le respect absolu du droit international", a-t-il prévenu.

Ces déclarations, publiées par le Kremlin par voie de communiqué, interviennent à la suite d’un entretien téléphonique d’une heure entre le président russe et son homologue américain Barack Obama, marqué par la divergence de leur approche de la crise ukrainienne.

Les Occidentaux prennent des sanctions contre la Russie

Face à la crise ukrainienne et l'intransigeance de Moscou, les dirigeants européens et américains ont durci le ton, jeudi 6 mars, en prenant des sanctions progressives à l'encontre Russie. Pour accroître la pression sur le Kremlin, les 28 se sont accordés sur une stratégie progressive, en trois étapes.

La première, immédiate, est la suspension des discussions sur la libéralisation des visas et d'un nouvel accord de coopération Russie-UE, deux initiatives au point mort depuis plusieurs mois.

Si des négociations directes entre Moscou et les nouvelles autorités ukrainiennes ne débutent pas rapidement, l’UE décidera en outre de mesures additionnelles visant des responsables ou des entreprises russes, telles que des restrictions de visas, des gels d'avoirs ou l'annulation du prochain sommet UE-Russie, prévu en juin à Sotchi.

Enfin, "toute autre tentative de la Russie pour déstabiliser davantage" l'Ukraine entraînerait des "conséquences graves et étendues" pour les relations entre l'Europe et la Russie, a averti le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Ont ainsi été évoquées des sanctions d'ordre économique, susceptibles d'affecter des échanges commerciaux en pleine croissance ces dernières années.

De son côté, Washington avait déjà annoncé, jeudi matin, la mise en place de restrictions de visas en réponse à "la violation en cours par la Russie de l'intégrité territoriale de l'Ukraine" et ouvert la voie à de possibles gels d'avoirs.

L'UE signera rapidement un accord d'association avec Kiev

L’Union européenne a également annoncé la signature de l'accord d’association avec Kiev avant les élections du 25 mai en Ukraine, a déclaré jeudi le président du Conseil européen. "Nous nous tenons auprès de l’Ukraine et nous renouvelons l’engagement européen à signer l’accord d’association", a déclaré Herman Van Rompuy à l’issue d’un sommet européen extraordinaire. "Nous signerons les volets politiques de l’accord très bientôt, avant les élections", a-t-il ajouté.

En Crimée, référendum sur le rattachement à la Russie le 16 mars

Le Parlement de Crimée a fait, jeudi, un pas de plus vers la partition de l’Ukraine en demandant le rattachement de la péninsule à la fédération de Russie. Le 16 mars, par référendum, les électeurs de la péninsule auront donc le choix entre un rattachement à la Russie ou une autonomie accrue vis-à-vis de l’Ukraine.

Dans la foulée, Kiev a annoncé qu’il engagerait une procédure de dissolution du Parlement de la Crimée. "La Rada [ le Parlement, NLDR] va initier la dissolution du Parlement de la Crimée", a déclaré le chef du Parlement ukrainien Olexandre Tourtchinov. La tenue du référendum est "une farce, un crime contre l'Ukraine commis par les militaires russes", a-t-il ajouté.

L'UE a jugé "illégale" la décision du Parlement local de Crimée de demander le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie. "Cette décision est contraire à la Constitution ukrainienne et en conséquence illégale", a déclaré Herman Van Rompuy.

L'armée ukrainienne prête à agir en cas d'escalade dans l'intervention russe

Depuis Bruxelles, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a prévenu que "le gouvernement et l'armée ukrainienne 'n'hésiteraient pas à réagir' en cas de nouvelle escalade et d'intervention militaire de la part de forces étrangères sur le territoire ukrainien". "Nous sommes prêts à protéger notre pays", a-t-il déclaré.

"Un nouveau mur est en train d'être construit", a encore estimé le chef du gouvernement ukrainien. "Je me tourne vers le président Poutine et je lui dis : ‘Monsieur Poutine, faites tomber ce mur d'intimidation et d'agression militaire, et construisez un nouveau type de coopération’", a-t-il lancé. "Nous sommes prêts à la coopération", mais "nous ne sommes pas prêts à nous rendre et à être les vassaux de la Russie", a-t-il martelé.

En Crimée, les observateurs de l’OSCE ont dû faire demi-tour

Par ailleurs, 40 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ont dû rebrousser chemin, après avoir été empêchés par des hommes armés d'entrer en Crimée, contrôlée depuis le 28 février par des forces russes.

Interpol examine une demande de "notice rouge" visant Ianoukovitch

Interpol a, de son côté, annoncé qu'elle examinait une demande de notice rouge émise par les autorités de Kiev, en vue de l'arrestation de l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie, pour abus de pouvoir et meurtres.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, mardi 4 mars, avoir indiqué à Viktor Ianoukovitch qu'il n'avait plus d'avenir politique tout en soulignant qu'il le considérait comme le seul président légitime d'Ukraine.

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 07/03/2014

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