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Nucléraire iranien : pas de garantie pour un accord avec Téhéran, selon Ashton

© AFP | La chef de la diplomatie européenne et le président iranien

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/03/2014

En visite à Téhéran, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a mis en garde les autorités iraniennes contre un excès d'optimisme quant au règlement du dossier nucléaire. Pour elle, les négociations sont sans "garantie de succès".

Les négociations sur le dossier nucléaire iranien sont difficiles et sans "garantie de succès". C'est ce qu'a voulu rappeler la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, aux dirigeants iraniens qu'elle a rencontrés, dimanche 9 mars, les mettant en garde contre tout excès d'optimisme.

L'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu en novembre, à Genève, un accord intérimaire de six mois, qui expire le 20 juillet.

De nouvelles négociations ont été lancées en janvier, les Occidentaux cherchant à obtenir un accord global garantissant la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. La prochaine session est prévue le 17 mars à Vienne.

Première visite en Iran

"Nous sommes engagés dans des négociations difficiles, avec des défis, et il n'y a pas de garantie de succès" mais "nous devons nous fixer pour objectif d'aboutir" à un accord, a affirmé Catherine Ashton, s'exprimant lors d'une conférence de presse avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

Celle qui joue un rôle central dans les négociations effectuait sa première visite en Iran depuis sa nomination à la tête de la diplomatie européenne.

Israël critique la visite d'Ashton

Israël ne voit d'ailleurs pas la visite de la diplomate européenne du meilleur œil. Elle survient en effet quelques jours après l'interception en mer d'un navire transportant, selon l'État hébreu, des armes iraniennes pour l'enclave palestinienne de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est ainsi demandé si Catherine Ashton avait "l'intention de poser des questions à ses hôtes iraniens sur la fourniture d'armes à des groupes terroristes et, si elle ne le faisait pas, lui demander 'pourquoi ?'"

Durant la conférence de presse à Téhéran, Mohammad Javad Zarif a réaffirmé que l'Iran était "déterminé à aboutir à un accord" nucléaire final, qui pourrait, selon lui, être conclu dans les quatre ou cinq prochains mois.

Nouer des "relations nouvelles" avec l'UE

Lors de son entretien avec Catherine Ashton, le président Hassan Rohani a pour sa part déclaré souhaiter "nouer des relations nouvelles avec l'UE", notamment "des liens stratégiques dans le domaine énergétique et le transit" commercial, selon l'agence Isna.

Les deux parties peuvent aussi "coopérer sur la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, sur l'Afghanistan, l'Irak ou encore la Syrie", a-t-il ajouté, faisant allusion au soutien de l'Iran au président syrien Bachar al-Assad.

"Ma présence en Iran montre la volonté de l'UE d'avoir des relations meilleures et plus efficaces en même temps que les négociations nucléaires", a souligné Mme Ashton.

Pour parvenir à un accord final, plusieurs questions sensibles demeurent, en particulier la taille du programme d'enrichissement iranien, le site d'enrichissement de Fordo et le réacteur à eau lourde d'Arak. L'Occident demande la fermeture de ces deux sites, mais Téhéran refuse.

La visite de Mme Ashton a été facilitée par le réchauffement des relations après l'élection de M. Rohani, un modéré, et l'accord nucléaire intérimaire, qui prévoit un gel de certaines activités sensibles iraniennes, en échange d'une levée d'une petite partie des sanctions occidentales qui étranglent l'économie du pays.

Avec AFP

Première publication : 10/03/2014

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