Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Punition collective"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les Français de l'armée israélienne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Si on commence à accueillir toute la misère du monde..."

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : Ahmadie, une communauté menacée "au pays des purs"

En savoir plus

  • "Exodus" : la superproduction biblique 100 % héros blancs

    En savoir plus

  • Gaza : tirs meurtriers contre une école de l'ONU, fragile espoir de trêve

    En savoir plus

  • Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • À Benghazi, une importante base militaire tombe aux mains des islamistes

    En savoir plus

  • Troisième mission de l'année réussie pour une Ariane 5

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

  • Bousculade meurtrière lors d'un concert à Conakry

    En savoir plus

  • Après l'Union européenne, les États-Unis sanctionnent à leur tour la Russie

    En savoir plus

  • Quand la solidarité avec les chrétiens d'Irak rime avec ن

    En savoir plus

  • L'"oiseau" qui murmurait à l'oreille de Maduro que Chavez "est heureux"

    En savoir plus

  • Infographie : le virus Ebola se répand en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Medhi Nemmouche livré à la Belgique

    En savoir plus

  • Kerviel : la justice décidera vendredi d'un aménagement de peine

    En savoir plus

  • Fonds “vautours” : l’Argentine à la veille d’un nouveau défaut de paiement

    En savoir plus

Economie

SFR - Bouygues : le drôle de plaidoyer d'Arnaud Montebourg

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 10/03/2014

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a pris position, dimanche, en faveur de l’offre de Bouygues pour racheter SFR. Son argument : un marché à trois opérateurs serait mieux pour tous qu’un marché à quatre.

Trois, c’est mieux que quatre ? Tel est, en tout cas, l’avis d’Arnaud Montebourg. Le ministre français du Redressement productif a affirmé, dans une interview accordée dimanche 9 mars au “Parisien”, préférer un marché de la téléphonie mobile à trois opérateurs plutôt qu’à quatre. “La concurrence par la destruction s’arrêtera si nous revenons à trois opérateurs mobiles, tout en maintenant des prix bas”, a précisé le champion du “made in France”.

Cette prise de position intervient alors qu’une bataille fait actuellement rage dans le paysage français de la téléphonie mobile pour savoir qui, de Bouygues ou Numericable, va mettre la main sur SFR. Le bétonneur et le roi de l’Internet par le câble ont tous les deux fait des offres similaires, d'environ 15 millions d’euros, pour racheter l’opérateur mobile mis en vente par Vivendi, sa maison mère.

Arnaud Montebourg s'est clairement positionné en faveur d'un rapprochement entre SFR et Bouygues : “Si Numericable conquiert SFR, la concurrence restera à quatre dans le mobile et au final, soit Free, soit Bouygues, sera à ramasser à la petite cuillère”. En clair, d’après le ministre, le fait qu'il y ait moins de concurrence serait bénéfique à tout le monde : les consommateurs, les salariés du secteur et les actionnaires.

Casse des prix, casse sociale ?

“Sur le plan économique, la démonstration d’Arnaud Montebourg n’est pas logique”, assure Pascal de Lima, économiste en chef au cabinet de conseil EcoCell. Les seuls gagnants d’une concentration dans le secteur seraient, à ses yeux, les actionnaires. “Toute concentration vise à maximiser les profits”, rappelle l'expert, pour qui cette manœuvre aboutira à une hausse du prix des abonnements. Orange ou Bouygues pourraient probablement retrouver leurs marges d’avant l’arrivée de Free sur le marché, mais les recherches de synergies entre Bouygues et SFR “risquent d’engendrer de la casse sociale”, craint Pascal de Lima.

Un scénario purement théorique aux yeux d'Arnaud Montebourg, qui estime que le modèle d'un marché à quatre opérateurs a montréses limites dans la pratique. D’après le ministre du Redressement productif, l’autorisation accordée à Free Mobile en 2012 a été “une erreur, dans la mesure où ce processus a conduit à la guerre des prix cassés, à des plans sociaux à répétition, même s’il faut saluer l’avancée permise avec l’arrivée de Free pour le consommateur [en terme de prix, NDLR]”.

Pour Magali Guibert, chef des opérations pour le site de comparaison des forfaits Edcom, Arnaud Montebourg est d’avantage au fait de la réalité du marché qu'en 2012, quand il se réjouissait du coup de pouce au pouvoir d’achat incarné par l’arrivée de Free Mobile. “La guerre des prix initiée par Free a poussé les opérateurs à réduire certains budgets, ce qui a eu des conséquences sociales évidentes chez certains partenaires des opérateurs”, explique-t-elle. L’émergence du low-cost téléphonique serait, d’après elle, essentiellement à l’origine de destructions indirectes d’emplois.

L'évolution de l'emploi direct depuis 1998
© Arcep

Emplois indirects vs emplois directs

L'impact de Free sur l'emploi direct
© INSEE

Une analyse qui ne satisfait pas l’UFC-Que choisir. “Il est difficile de savoir précisément quel rôle Free joue dans les destructions d’emplois indirects”, assure Antoine Autier, chargé de mission sur les questions relatives aux nouvelles technologies pour l’association de défense des consommateurs. Pour lui, mieux vaut se concentrer sur les emplois directs. Et là, surprise : depuis l’arrivée de Free, les effectifs des opérateurs sont en hausse alors qu’ils “baissaient depuis le début des années 2000 et jusqu’en 2011”. Une tendance illustrée, en 2013, aussi bien par un rapport de l’Arcep (autorité de régulation des télécommunications) que par une note de l’Insee.

Cependant, l’UFC-Que Choisir ne condamne pas par principe le retour à un marché à trois opérateurs. “À condition que la cession annoncée des antennes relais et d’une partie des fréquences de Bouygues à Free ait bien lieu, et permette effectivement à ce dernier de ne pas être le petit poucet face aux deux géants, Orange et Bouygues”, souligne Antoine Autier. En outre, il espère que les autorités s’assureront que les MVNO (les opérateurs virtuels comme Virgin, La Poste) pourront, dans le cas d’un marché à trois opérateurs, jouer le rôle de trublion afin d’éviter que les “historiques” n’en profitent pour augmenter les prix.

Première publication : 10/03/2014

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    Bouygues ou Numericable ? La bataille pour SFR se précise

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le gendarme des télécoms dégomme la nouvelle offre très haut débit de Free

    En savoir plus

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    L'UE perquisitionne chez des opérateurs télécoms

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)