Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie : la guerre oubliée

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse?

En savoir plus

SUR LE NET

Le web se met au « Ice Bucket Challenge » pour la bonne cause

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Montréal, toute une histoire

En savoir plus

FOCUS

Israël : Tsahal face aux minorités de la société israélienne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guillaume Foliot, directeur adjoint du Programme alimentaire mondial

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gabon : le camp d'Ali Bongo répond aux attaques de Jean Ping

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le scandale irlandais"

En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • L'opposition pakistanaise pénètre dans la zone rouge d’Islamabad

    En savoir plus

  • Ligue 1 : une enquête judiciaire ouverte après le coup de tête de Brandao

    En savoir plus

  • Championnat d'Europe : Florent Manaudou vainqueur ex æquo sur 50 m papillon

    En savoir plus

  • Le prince saoudien braqué à Paris est un fils du roi Fahd mort en 2005

    En savoir plus

  • Émeutes de Ferguson : les États-Unis face à leurs vieux démons racistes

    En savoir plus

  • Carte interactive : "Ici est tombé" pour la Libération de Paris

    En savoir plus

  • Libération de Paris : "J'accueillais mes libérateurs"

    En savoir plus

  • Dans l’est de l'Ukraine, Lougansk en proie à d’intenses combats

    En savoir plus

  • Le pape François ouvre davantage la voie à la béatification de Mgr Romero

    En savoir plus

  • Amos Gitaï : "Israël est un projet politique, pas un projet religieux"

    En savoir plus

  • Le bilan d'Ebola s'alourdit encore en Afrique de l'Ouest

    En savoir plus

FRANCE

Écoutes de Sarkozy : le gouvernement dans l'embarras

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/03/2014

Le gouvernement se retrouve dans l'embarras avec l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. Jean-Marc Ayrault a reconnu que l'exécutif savait que l'ex-président était sous écoute, alors que Christiane Taubira et Manuel Valls ont nié être au courant.

Le gouvernement est bien embarassé. Interrogé sur le plateau du 20h de France 2, mardi 11 mars, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reconnu que le gouvernement, et notamment la ministre de la Justice et lui-même avaient été informés du placement sur écoutes de Nicolas Sarkozy, sans en connaître le contenu depuis le 26 février. Or, un peu plus tôt , Christiane Taubira avait précisément affirmé le contraire.

Mardi soir, Jean-Marc Ayrault confirme que le gouvernement était au courant

Ayrault reconnaît être au courant des écoutes... par LeLab_E1

Un autre élément vient confondre la garde des Sceaux. Mercredi, le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé à la radio Europe1 avoir informé la Chancellerie le 26 février.

Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné affirme également que Christiane Taubira disposait dès le 26 février d'informations sur ces écoutes, alors qu'elle a assuré n'en avoir pris connaissance que par la presse. Le Canard ajoute que Manuel Valls était lui aussi au courant du dossier avant même Mme Taubira, les officiers de police judiciaire devant "lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l'avancement de l'enquête".

Sur TF1 lundi soir, Christine Taubira affirme qu'elle ne savait rien avant le 7 mars

Écoutes de Sarkozy : Taubira "n'avait pas l... par LeLab_E1

Manuel Valls informé par la presse

Pour sa part, Manuel Valls a cependant assuré que l'information ne lui avait pas été communiquée à cette date par ses collègues. "Chacun reste dans son rôle", a-t-il dit.

Le ministre de l'Intérieur a ainsi maintenu sa position affirmant sur RTL qu'il avait été mis au courant par la presse, et pas avant, des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat. Il a expliqué avoir appris l'existence de ces écoutes "à l'occasion des révélations du Monde" le 7 mars.

Il a, par ailleurs, affirmé que François Hollande avait été mis au courant le 4 mars, date des perquisitions ayant visé l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, et le magistrat Gilbert Azibert, comme l'affirme Le Parisien mercredi. "Je crois que cette information est juste", a-t-il déclaré.

Colère de la droite

L'affaire qui éclate à une quinzaine de jours des municipales, suscite l'ire de la droite, qui demande à François Hollande de "s'expliquer devant les Français". "Trop, c'est trop, cette affaire est en train de revêtir une exceptionnelle gravité, c'est l'Etat de droit qui est désormais en cause", a ainsi estimé dans un communiqué le chef de l'UMP Jean-François Copé, évoquant une "affaire d'État qui s'apparente à un véritable espionnage politique".

Mais dans une lettre au président de l'Union syndicale de la magistrature (USM), Christophe Régnard, le chef de l'Etat écarte cette possibilité délcarant qu'il ne lui appartient pas "en vertu du principe de la séparation des pouvoirs, de s'immiscer d'une quelconque manière dans une affaire judiciaire en cours".

Estimant que Christiane Taubira avait "menti", Jean-François Copé n'a également pas hésité à réclamer la démission de cette dernière.

De son côté, le chef de file des députés UMP Christian Jacob, jugeant l'affaire d'une "grande gravité", a demandé à Jean-Marc Ayrault de convoquer le Parlement actuellement en congés pour s'expliquer.

L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a réclamé pour sa part une commission d'enquête parlementaire. "C'est la seule manière de sortir de la confrontation des positions", a-t-il dit à des journalistes. Des demandes rejetées par le Premier ministre.

Évoquant une manoeuvre de diversion de la droite, Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a rappelé que le Parlement ne pouvait pas enquêter quand des faits sont instruits par la justice.

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 12/03/2014

  • JUSTICE

    Écoutes de Sarkozy : Ayrault reconnaît que l’exécutif savait

    En savoir plus

  • FRANCE

    L'avocat de Sarkozy sur écoute : la profession s'insurge

    En savoir plus

  • REVUE DE PRESSE

    Nicolas Sarkozy : "parrain" ou "homme à abattre" ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)