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FRANCE

La prime de retraite de Villepin est légale, affirme le Quai d'Orsay

© AFP

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 12/03/2014

Après 20 ans d'absence au ministère des Affaires étrangères, Dominique de Villepin a reçu en 2013 une prime de 100 000 euros de la part du ministère des Affaires étrangères, selon un quotidien britannique. Une pratique à l'époque tout à fait légale.

Le montant de l’indemnité avancé par le "Daily Telegraph" fait jaser. Mais c’est un mécanisme tout à fait légal qui aurait permis à Dominique de Villepin de toucher 100 000 euros, en septembre 2013, au titre de fin d’activités diplomatiques, après 20 ans d’absence de son ministère de rattachement. L’ancien ministre des Affaires étrangères et ex-Premier ministre a tout simplement bénéficié d'un régime alors prévu par la réglementation en vigueur, a assuré le Quai d’Orsay, mercredi 12 février.

"Un décret du 8 juin 2011 a prévu un dispositif de fin d'activité permettant aux cadres supérieurs du ministère des Affaires étrangères de quitter définitivement les cadres de l'administration de façon anticipée (...) en contrepartie d'une somme correspondant à environ un an de traitement", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.

Laurent Fabius n'était pas au courant

En disponibilité du Quai d’Orsay depuis 1993, année où il a rejoint la présidence du conseil d'administration de l'Office national des forêts lui permettant d’entamer la carrière politique que l’on connaît, Dominique de Villepin "a demandé en septembre 2013 à bénéficier de ce régime". En somme, une rupture de mise en disponibilité. "En application de la réglementation en vigueur, l'administration a répondu favorablement à cette demande", a expliqué Romain Nadal. Bien que diplômé de l'ENA - comme Laurent Fabius - et camarade de classe du président de la République, François Hollande, Dominique de Villepin n'aurait bénéficié "d'aucun traitement de faveur", assure le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, qui a précisé que le ministre "n'avait pas eu à connaître" cette décision.

Ni le ministère des Affaires étrangères ni le gouvernement français n’ont confirmé le montant exact ou si ladite somme correspond à "une journée de travail", comme l'annonce le quotidien conservateur britannique "Daily Telegraph". La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a juste affirmé qu’un versement "correspondant à un an de traitement" à l'un des postes les plus élévés du Quai d'Orsay avait été effectué en septembre 2013. Selon "Le Figaro", la somme serait plus proche de 70 000 euros.

Sept millions d'euros de patrimoine

Si le Quai d'Orsay a indiqué que la réglementation dont a bénéficié Dominique de Villepin a cessé d'être en vigueur au 31 décembre 2013, le versement de cette indemnité aurait exaspéré les locataires du ministère, explique le "Daily Telegraph". Une indignation accentuée par la situation aisée dont jouit l'ancien Premier ministre. En 2012, le magazine "L'Express" évaluait son patrimoine à 4 millions d'euros hors biens professionnels, en plus d'un hôtel particulier d'une valeur de 3 millions d'euros. C'était toutefois avant la vente aux enchères de sa collection de livre anciens qui lui a rapporté près de 3 millions d'euros en novembre 2013.

Et s'il s'est retiré de la vie politique - après avoir échoué à se présenter à la dernière élection présidentielle -, Dominique de Villepin dirige sa propre société de conseil, Villepin International, qui a réalisé près de 1,7 million d'euros de chiffre d'affaires et 162 200 euros de bénéfices en 2013. Preuve que l'ancien diplomate n'est pas tout à fait près de prendre sa retraite.

Avec AFP
 

Première publication : 12/03/2014

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