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Moyen-Orient

La Knesset approuve l'extension du service militaire aux ultra-orthodoxes

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/03/2014

Le Parlement israélien a voté, mercredi, une loi controversée qui prévoit l’extension de la conscription aux juifs ultra-orthodoxes. Les religieux qui étudient la Torah à plein temps ne pourront plus être dispensés de service militaire dès 2017.

Pour établir l’égalité entre tous les jeunes Israéliens, la Knesset, le Parlement de l’État hébreu, s’est prononcée mercredi 12 mars en faveur d’un projet de loi qui pourrait contraindre certains jeunes juifs ultra-orthodoxes à effectuer leur service militaire.

La loi a été votée en seconde et troisième lecture par 65 voix contre 1, celle du député Yoni Chetboun, membre du parti nationaliste Foyer juif qui a voté contre les directives de son parti, à l'origine du projet de loi. L'opposition a tout simplement refusé de participer aux débats sur la loi et a boycotté le vote.

La menace de la prison

Cette loi, qui entrera en vigueur dans trois ans, prévoit de sanctionner – y compris par des peines de prison – les jeunes refusant d'effectuer le service militaire, comme c’est d’ailleurs le cas pour les laïcs. Jusqu’à présent, ces religieux qui étudient la Torah en étaient dispensés, contrairement à tous les jeunes Israéliens qui passent trois ans pour les hommes ou deux ans pour les femmes sous les drapeaux.

En juillet 2013, le gouvernement de Benjamin Netanyahou avait approuvé ce projet de loi visant à mettre un terme au système ayant permis à des dizaines de milliers d'ultra-orthodoxes étudiant dans les écoles talmudiques d'échapper à l'armée et à obliger les membres de cette communauté à effectuer au moins un service civil.

Début mars, plus de 300 000 juifs ultra-orthodoxes avaient manifesté contre le projet de réforme, dénonçant une "persécution religieuse". "Le gouvernement n'est pas contre le monde orthodoxe mais veut tendre la main à ce secteur de la population pour les intégrer à la société israélienne", avait déclaré, avant le vote, le ministre de l'Éducation Shay Piron, qui est également rabbin orthodoxe.

Les haredims, "une société à part"

Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, les étudiants des Yechivot (séminaires talmudiques) pouvaient obtenir une dispense tant qu'ils étudiaient à plein temps, sans travailler, entre 18 et 26 ans. La communauté ultra-orthodoxe compte 700 000 individus et représente près de 10 % des 8 millions d’Israéliens. Refusant de travailler pour se consacrer entièrement aux études religieuses, ils forment une communauté paupérisée vivant largement des subventions de l’État.

Une dépendance vis-à-vis des services sociaux d’autant plus mal perçue par la population israélienne que les haredims ne se privent pas de dénigrer les laïcs qui n’adhèrent pas à leur ultra-conservatisme – ils prônent la ségrégation des sexes dans les bus publics ou des obligations de "modestie vestimentaire" pour les femmes.

Les haredims sont régulièrement accusés de profiter du système. Mais les partis ultra-orthodoxes assurent en revanche que les études religieuses en elles-mêmes sont cruciales pour la défense de l’État d’Israël.

Avec AFP

 

Première publication : 12/03/2014

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