Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 17/03/2014

Centrafrique : chefs de guerre et reconstruction

Faire redémarrer un État mis en lambeaux, c'est le défi que doit relever le nouveau gouvernement de transition centrafricain. Après un an de violences interconfessionnelles, les fonctionnaires ont abandonné leur poste et les gendarmes ont été forcés de déserter, par peur des représailles. Et pour relever ce défi, il va falloir négocier avec les chefs de guerre et les ex-rebelles.

Début de matinée à Bangui, avant que la chaleur écrasante de cette fin de saison sèche ne s’abatte sur la ville, nous débattons du reportage du jour, lorsque le téléphone sonne. "Je voulais vous dire qu’on vient de déposer trois cadavres devant le bureau d’Air France", l’homme au bout du fil n’en sait pas beaucoup plus…

Nous filons sur place, mais c’est déjà trop tard : tout le monde est parti. On nous apprend qu’il s’agit de trois musulmans du quartier PK-5. Arrivés à la mosquée, nous constatons que la rumeur banguissoise disait vrai : trois corps gisent dans des sacs de plastique blanc, dans le bâtiment qui jouxte la salle de prière. Trois pauvres bougres, qui ont trouvé un taxi pour tenter de quitter ce quartier musulman, dernière enclave dans une ville aujourd’hui presqu’exclusivement chrétienne. Ils ont connu une mort atroce, moins à cause de leur confession, que de leur supposée collaboration avec la Séléka. Cette rébellion à majorité musulmane a pris le pouvoir en mars 2013 et plongé le pays dans le chaos durant dix mois.

De retour dans la rue, les passants musulmans nous interpellent : "Ce sont les anti-balaka!" Les anti-balaka, ce sont les milices chrétiennes. Et c’est toujours la même rengaine : d’exactions en vengeance, la spirale de la violence n’a pas tout à fait fini ses macabres rotations dans la capitale centrafricaine…

C’est toutefois le seul accident de ce type dont nous entendrons parler en un peu plus de dix jours de reportage à Bangui. La capitale semble bien plus calme qu’il y a six semaines. En janvier, on ramassait encore des cadavres tous les matins dans les quartiers. Mais aujourd’hui, la plupart des musulmans ont fui la ville, et si l’insécurité est encore bien présente, un semblant de vie normale a repris.

Dans les quartiers chrétiens, les marchés sont ouverts, les camps de déplacés se vident tout doucement et il y a du monde dans les rues. Pour autant il n’y a pas réellement d’État en Centrafrique. Depuis un an, les violences intercommunautaires ont eu raison de ce qui restait des forces de sécurité et des services publics. Ce sont toujours les hommes des forces africaines (MISCA) et française (Sangaris), qui font la police dans les rues de Bangui, mais on commence à revoir des militaires centrafricains en uniforme aux carrefours et dans les quartiers.

Le gouvernement de transition met le paquet pour que les institutions redémarrent, mais la route est encore longue. Si les uniformes sont neufs, le plus souvent, les gendarmes ne sont pas armés, et il n’y a que cinq voitures pour 2 300 hommes. Difficile de rétablir l’ordre dans ces conditions. Difficile aussi de neutraliser des milices armées, qui tiennent des kilomètres de routes ou font régner leur loi sur des villages entiers.

Seule solution, intégrer les anciens rebelles de tous bords aux forces de sécurité. Mais comment savoir qui est digne de confiance, qui a commis des atrocités ? Avec quels chefs de guerre peut-on négocier ? Une chose est sûre : tous les combattants de Centrafrique veulent une place dans la nouvelle armée du pays.

Par James ANDRE , Christopher MOORE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

19/09/2014 Terrorisme

Exclusif : de Sarajevo à Guantanamo, l’itinéraire des six d’Algérie

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, six ressortissants algériens ont été arrêtés en Bosnie-Herzégovine. Accusés d’être des terroristes et de préparer de nouvelles...

En savoir plus

12/09/2014 Italie

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

L'indépendance ou le Royaume-Uni ? Le 18 septembre, les Écossais vont devoir choisir. L’union entre Anglais et Écossais remonte à plus de trois siècles, mais la rupture apparaît...

En savoir plus

06/09/2014 Kurdistan

Vidéo : aux côtés des combattants kurdes, en première ligne contre l’EI

Alors qu’une coalition internationale se profile pour "détruire" l’organisation de l’État islamique, France 24 a partagé le quotidien des réfugiés et des combattants kurdes, pour...

En savoir plus

03/05/2013 Terrorisme

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

Le 11 mai, les Pakistanais sont appelés à élire un nouveau Premier ministre. Un candidat pourrait bien créer la surprise : Imran Khan. Cette ancienne star du cricket reconvertie...

En savoir plus

08/08/2014 Royaume-Uni

Centenaire 14 - 18 : la Somme, territoire britannique

Chaque année en France, plus de 200 000 visiteurs arpentent les champs de bataille de la Somme. Ils viennent de Grande-Bretagne, du Canada ou même d'Australie et de...

En savoir plus