Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Clinton vs. Trump, l'eau et le feu"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

FRANCE

Génocide rwandais : Pascal Simbikangwa fait appel de sa condamnation

© AFP

Dernière modification : 18/03/2014

Le premier Rwandais jugé en France pour le génocide des Tutsi en 1994, Pascal Simbikangwa, a fait appel mardi de sa condamnation à 25 ans de prison pour "crime de génocide" et "complicité de crime contre l'humanité".

La justice française devra rejuger le premier Rwandais condamné à Paris pour sa
participation au génocide des Tutsi en 1994 : les avocats de Pascal Simbikangwa ont annoncé, mardi 18 mars, avoir déposé un appel de la condamnation de leur client à 25 ans de prison pour génocide et complicité de crimes contre l'humanité.

Âgé aujourd'hui de 54 ans, cloué dans un fauteuil roulant depuis un accident en 1986, Simbikangwa a nié en bloc pendant ces cinq semaines de procès les accusations génocidaires le visant, allant même jusqu’à se considérer comme un "Juste". "Depuis 20 ans, le TPIR [Tribunal pénal international pour le Rwanda, NDLR] n'a rien sur moi. Depuis six ans, la justice de France n'a rien sur moi", avait-il une dernière fois déclaré avant que les jurés ne partent délibérer.

Dans son jugement rendu le 14 mars, la Cour d'assises de Paris a estimé qu'il avait apporté un "concours actif" au fonctionnement des barrières érigées à Kigali pour filtrer et tuer les Tutsi pendant le génocide.

Mais pour ses avocats, il s'agit d'une décision "politique", à quelques semaines des commémorations du vingtième anniversaire du génocide au Rwanda, qui a salué la condamnation. Les avocats de Pascal Simbikangwa, Fabrice Epstein et Alexandra Bourgeot, avaient mis en lumière les témoignages les moins fiables pour jeter le doute sur ce procès historique.

Paris, condamné en 2004 par la Cour européenne des droits de l'homme pour la lenteur de sa justice, peut juger des présumés génocidaires rwandais depuis 1996 en vertu de la compétence universelle. Quelque 800 000 personnes sont mortes au Rwanda entre avril et juillet 1994, Tutsi pour la plupart mais aussi Hutu modérés.

Avec AFP
 

Première publication : 18/03/2014

COMMENTAIRE(S)