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Economie

Louis Gallois futur président du conseil de surveillance de Peugeot Citroën

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/03/2014

Louis Gallois, actuel commissaire général à l'investissement, a été désigné par le conseil d'administration de PSA Peugeot Citroën pour devenir le futur président du conseil de surveillance du constructeur en difficulté.

C'est un homme d'affaires habitué aux dossiers difficiles qui va remplacer Thierry Peugeot à la tête du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citröen. Louis Gallois a été désigné, mardi 18 mars, à ce poste stratégique par le conseil d'administration du constructeur automobile en difficulté.

Sa première tâche sera de superviser l'arrivée de deux nouveaux actionnaires de poids dans PSA, l'État français et le groupe chinois Dongfeng. Louis Gallois arrive à un moment charnière de l'histoire de la marque automobile française. Au terme d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros, les deux nouveaux actionnaires privent pour la première fois la famille Peugeot de la majorité absolue au sein du conseil d'administration. Un changement contre lequel Thierry Peugeot s'est battu jusqu'au bout. Son échec est la principale cause de son remplacement par Louis Gallois.

En tandem avec Carlos Tavares

Ce dernier, actuellement commissaire général à l'investissement auprès du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, connaît bien PSA. Il siège à son conseil de surveillance depuis décembre 2012, en tant que "membre référent". Il sert en fait de courroie de transmission avec le gouvernement, qui avait obtenu sa nomination en échange d'une garantie publique de 7 milliards d'euros accordée à la filiale bancaire de PSA.

À 70 ans, Louis Gallois a l'habitude de jouer au pompier de service de l'industrie française. En juillet 2012, le gouvernement lui avait confié pour mission de faire des propositions pour restaurer la compétitivité des entreprises. Cinq mois plus tard, le commissaire général à l'investissement présentait un diagnostic sans ménagement, avec une baisse de 30 milliards d'euros du coût du travail. Il avait en outre déjà été appelé à rescousse de la SNCF et d'EADS.

Au sein de PSA, il devra travailler de concert avec Carlos Tavares au redressement du constructeur automobile, qui a encore subi une perte nette de 2,3 milliards d'euros en 2013. L'ex-numéro deux de Renault prendra officiellement la tête du directoire de PSA le 31 mars, en remplacement de Philippe Varin, qui a négocié l'accord avec les Chinois.
 

Première publication : 19/03/2014

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