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Amériques

Colombie : le président Santos destitue le maire de Bogota, symbole de la gauche

© AFP | Gustavo Petro, au balcon du siège de la mairie de Bogota, le 19 mars 2014

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/03/2014

Le maire de Bogota, l'ex-guérillero Gustavo Petro, a été destitué, mercredi, par les autorités au terme d’une affaire de passation de marché considérée illégale. Une sanction qui risque de peser sur les négociations de paix avec les Farc.

La mesure de destitution courait depuis plusieurs mois mais c’est désormais officiel : grande figure de la gauche en Colombie, Gustavo Petro n’est plus maire de Bogota. Cette décision - actée mercredi 19 mars par le président Juan Manuel Santos au terme d’un véritable marathon judiciaire - est assortie d’une inégibilité de 15 ans.

Investi en 2012 pour un mandat de quatre ans, Gustavo Petro va être remplacé temporairement par le ministre du Travail, Rafael Pardo Rueda. Celui-ci a été nommé directement par le président qui l'a chargé d'assurer l'intérim de la gestion de la capitale, en invoquant "l'urgence de ne pas continuer avec une situation d'incertitude".

Appel à la grève générale de Gustavo Petro

La réaction du principal intéressé, qui était au cœur d’une vaste affaire de passation de marché considérée illégale, a été de lancer un appel à la grève générale. "Le peuple colombien doit se diriger de manière pacifique vers une grève générale pour une Assemblée constituante et la paix en Colombie", a déclamé Gustavo Petro devant des milliers de ses partisans, rassemblés devant le siège de la mairie pour manifester leur colère.

"C'est la pire décision que pouvait prendre le président pour la démocratie colombienne, car ils n'ont pas pris en compte notre vote populaire", a affirmé à l'AFP Marta Lucia Alonso, une mère au foyer participant au rassemblement. Depuis le début de cette affaire, de nombreuses manifestations populaires de soutien ont eu lieu.

Depuis plusieurs semaines déjà, la situation politique dans la capitale colombienne inquiète, même au-délà des frontières. Peu avant la destitution, l’influente Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), basée à Washington, avait appelé à maintenir Gustavo Petro à son poste afin de "garantir ses droits politiques " et lui permettre d'"achever son mandat". Une demande à laquelle les autorités ont opposé une fin de non recevoir, estimant que la justice colombienne a agi de manière “transparente, efficace et opportune”.

Répercussions sur les négociations avec les Farc ?

Avec son passé d’ancien guérillero, Gustavo Petro était considéré comme un acteur important des délicates négocations de paix en cours avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), en conflit depuis 50 ans. Lui-même avait déjà prévenu que sa destitution risquait de compliquer fortement les discussions et considérait que ne pas suivre les consignes de la CIDH revenait à commettre "une énorme erreur politique et historique."

Pour l’élu de 53 ans, cette destitution constitue une nouvelle preuve du complot contre les négociations de paix D'autant plus que la sanction à son encontre a été prise, à l'origine, par la "procuradoria", organisme de contrôle des fonctionnaires, dont le directeur Alejandro Ordoñez est un conservateur notoire, très critique du processus de paix avec les Farc.

Le chef de l'État, qui brigue un second mandat de quatre ans en mai prochain, tente de mener à terme les pourparlers avec les Farc, qui comptent encore près de 8 000 combattants. Véritable enjeu de la présidentielle du mois de mai prochain, les négociations qui se déroulent à Cuba durent depuis déjà 16 mois.

Avec AFP

Première publication : 20/03/2014

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