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EUROPE

Devant Obama, le pape François défend une nouvelle fois le "droit à la vie"

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/03/2014

Au Vatican, le pape François qui a reçu Barack Obama a évoqué le droit à "l’objection de conscience" des catholiques américains. L’avortement est un des points de discorde entre les deux hommes.

C’est l’un des points de divergence entre le chef de l’Église et le président américain. Jeudi 27 mars, à l’occasion d’une rencontre entre Barack Obama et le pape François au Vatican, le souverain pontife a défendu une nouvelle fois le "droit à la vie" pour les catholiques américains confrontés à des interruptions de grossesse.

Le Saint-Siège n’a pas vu d’un très bon œil la réforme de santé de Barack Obama qui prévoit, entre autres, le remboursement par les employeurs de la contraception et de la pilule abortive – deux mesures qu’ils jugent contraires aux droits religieux. Ils demandent donc une nouvelle fois le droit à l’objection de conscience, notamment pour des médecins qui refuseraient de pratiquer des avortements.

Les deux hommes ont également évoqué des sujets plus consensuels comme la lutte contre la pauvreté. À cet égard, le pape et le président américain sont tombés d'accord sur un "engagement commun pour l'éradication de trafic d'êtres humains dans le monde", selon le communiqué du Vatican.

À son arrivée au Vatican, Barack Obama et sa délégation, parmi laquelle figurait le secrétaire d'État John Kerry, ont passé en revue les gardes suisses avant d'être conduits dans une salle où le président a échangé une chaleureuse poignée de main avec le pape.

Le centre de Rome avait été bouclé pour la venue de Barack Obama, qui devait ensuite être reçu par son homologue italien, Giorgio Napolitano, et par le président du Conseil Matteo Renzi.

"Une question morale"

Dans une interview que publie jeudi le Corriere della Sera, le président américain estime que "l'autorité morale considérable" du pape François donne plus de poids encore aux appels à un rééquilibrage entre ceux qui profitent de la mondialisation et ceux qui en pâtissent.

"Aux États-Unis, nous assistons depuis plusieurs décennies au creusement de l'écart entre les revenus des plus riches et ceux de l'Américain moyen", dit-il dans l'interview.

"Mais ce n'est pas seulement le problème des États-Unis, c'est celui du monde entier. Et ce n'est pas seulement un problème économique, c'est une question morale", poursuit-il.

Depuis son élection au pontificat il y a un an, François s’est insurgé à maintes reprises contre le capitalisme sauvage, un discours largement porté par la crise financière qui frappe notamment l’Europe. Il a notamment condamné l’élargissement de plus en plus rapide du fossé entre les populations riches et pauvres.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 27/03/2014

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