Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les milliardaires, toujours plus nombreux

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le show Netanyahou"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La France, bonne et mauvaise élève"

En savoir plus

DÉBAT

Netanyahou aux États-Unis : coup de froid entre Israël et la Maison Blanche

En savoir plus

Afrique

Comment le clan Ben Ali faisait main basse sur les richesses de la Tunisie

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/03/2014

Dans un rapport publié jeudi, la Banque mondiale affirme que les proches de l'ancien président tunisien Ben Ali captaient près d'un quart des bénéfices du secteur privé du pays, grâce à un cadre réglementaire qui protégeait ses intérêts.

Après avoir étudié les comptes de 220 entreprises tunisiennes contrôlées par le régime de Ben Ali, la Banque mondiale a conclu, dans un rapport publié jeudi 27 mars, que le clan de l’ancien président récoltait plus de 21 % des bénéfices réalisés par le secteur privé.

"L'ancien régime tunisien utilisait les réglementations existantes et en édictait de nouvelles pour en faire bénéficier les membres de la famille [Ben Ali, NDLR] et ceux qui étaient proches du régime", stipule ce rapport.

Pendant les dix dernières années du pouvoir, le "code d'incitations aux investissements" a ainsi été modifié à 25 reprises, afin de restreindre l'accès des investisseurs au marché tunisien et "protéger les intérêts du clan [présidentiel] de la concurrence".

La part de marché d'une société détenue par le clan Ben Ali était ainsi en moyenne supérieure de 6,3 % que celle d'une société concurrente, quel que soit le secteur d'activité (bâtiments, téléphonie), précise cette étude de la Banque mondiale.

Quand la Banque mondiale saluait le système Ben Ali

Selon Bob Rijkers, un des auteurs de ce rapport, l’'intervention de l'État dans la politique industrielle était finalement "un écran de fumée dissimulant des situations de rente". Il estime que l’ouverture économique du pays louée en son temps par la communauté internationale, n'était qu'un "mirage".

La Banque mondiale, elle-même, et le Fonds monétaire international (FMI) ont admis s’être trompés sur la Tunisie qu’ils ont souvent érigée en "modèle pour les autres pays en développement", souffrant toutefois "de graves défauts", dont la corruption.

Déchu du pouvoir en janvier 2011 par une révolution populaire, Zinedine Ben Ali, réfugié en Arabie saoudite, et ses proches sont soupçonnés d’avoir détourné entre 15 et 50 milliards de dollars tout au long de ses 23 années de règne. Le régime tunisien actuellement en place a confisqué 550 propriétés immobilières, 48 bateaux et yachts, 367 comptes bancaires et près de 400 entreprises appartenant au clan Ben Ali.

Avec AFP

Première publication : 28/03/2014

  • TUNISIE

    Théâtre : l'union sanglante des Ben Ali version Macbeth

    En savoir plus

  • VIDÉO - TUNISIE

    Trois ans après la révolution, les jeunes Tunisiens entre espoir et déception

    En savoir plus

  • ENTRETIEN

    En Tunisie, "les nostalgiques du Benalisme mais sans Ben Ali"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)