Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : l'ONU va déployer 10 000 casques bleus

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : tableau noir pour l'exécutif ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible ?

En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Ebola : le médecin américain soigné avec le sérum ZMapp est guéri

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

Amériques

Dana Rohrabacher, un admirateur de Poutine au Congrès américain

© Dana Rohrabacher/Facebook

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 29/03/2014

Le républicain Dana Rohrabacher est l’un des rares élus à s’être opposé à des sanctions contre la Russie après l’annexion de la Crimée. Mais au lieu d’invoquer des raisons financières, ce californien préfère afficher son soutien à Vladimir Poutine.

Avec 399 voix pour et 19 contre, le Congrès américain a largement voté en faveur d’une aide financière au gouvernement intérimaire en Ukraine, assortie d’une nouvelle salve de sanctions contre la Russie après l’annexion de la Crimée. Les quelques détracteurs du texte ont tous invoqué en priorité des raisons budgétaires pour justifier leur rejet. Tous, à l'exception de Dana Rohrabacher. Ce député républicain soutient farouchement le président Vladimir Poutine et compte bien se faire entendre.

“Nous sommes en train de redéclencher la guerre froide !”, a-t-il déclaré à la presse peu après le vote. “Au lieu de jouer un rôle constructif [dans la crise ukrainienne, NDLR], nous préférons souffler sur les braises de l’hostilité entre les États-Unis et la Russie”, regrette-t-il, convaincu que Washington a trouvé, avec l’annexion de la Crimée, une bonne excuse pour “tenir la Russie en échec et la précipiter dans un gouffre.”

“Ce n’est plus la Russie de l’ère communiste”

Du point de vue de l’élu californien, le peuple criméen s’est exprimé démocratiquement via un référendum, ce que soutient également le démocrate Alan Grayson, l’un des rares membres du Congrès à abonder dans le même sens. Le droit des individus et l’autodétermination devraient, selon le raisonnement de Dana Rohrabacher, prévaloir sur le droit du sol que brandit Kiev. Des arguments d’autant plus valables que, d’après lui, la Russie a évolué dans le bons sens ces dernières années. “Il y a eu, en Russie, d’importantes réformes que mes collègues ne veulent pas voir. Les bancs des églises sont remplis, des journaux d’opposition sont disponibles dans tous les kiosques, les gens peuvent manifester… Ce n’est plus la même Russie que sous l’ère communiste mais visiblement beaucoup de personnes ont encore du mal à réaliser que l’URSS a bien éclaté”, lâche-t-il.

Et lorsqu’on l’interroge sur le cas des Pussy Riot - qui peu après leur libération des camps sibériens ont été battues par la police alors qu’elles essayaient de se produire à Sotchi en plein Jeux olympiques -, Dana Rohrabacher minimise : “Oh vous savez, ce genre d’incident n’arrive pas si souvent…”

Dana Rohrabacher, le surfeur aux côtés de sa famille
© rohrabacher.com

Soirée arrosée et match de bras de fer avec Poutine

À 66 ans, ce républicain fan de surf et de plongée, proche de la star américaine de Heavy Metal, Sammy Hagar, assume sa personnalité décalée et sa proximité avec Vladimir Poutine. L’année dernière déjà, il avait révélé à la presse une vieille anecdote concernant le président russe lorsque celui-ci n’était encore que maire-adjoint de Saint-Pétersbourg dans les années 1990 : il s’agissait d’un bras de fer fraternel entre les deux hommes au cours d’une soirée bien arrosée… Et le vainqueur du match ? Le grand Vladimir, of course !

Bref, à l’heure où les Occidentaux tentent, en soutien à l’Ukraine, d’isoler la Russie du reste de la communauté internationale, le Kremlin dispose visiblement d’un tout nouveau porte-parole de choix à Washington. Mais Dana Rohrabacher aimerait, semble-t-il, que son audace soit récompensée par une petite marque de reconnaissance de la part de ses amis russes. “Je crois que j’aurais apprécié un mot [du Kremlin, NDLR] en retour. Mais je n’ai rien obtenu, même pas un ‘merci’”, déplore-t-il.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre du Congrès américain se démarque par ses prises de position en faveur d’un chef d’État controversé. En 2002, le démocrate Jim McDermott s’est rendu en personne à Bagdad pour défendre la politique de Saddam Hussein. Plus récemment en 2013, un autre démocrate, José E. Serrano, a fait part de son admiration pour Hugo Chávez en postant un tweet en l’honneur du défunt président vénézuélien. Pour lui, le Commandante - champion de l'anti-américanisme - “comprenait les pauvres. Il s’est toujours engagé à donner le pouvoir à ceux qui ne l’ont pas.” Un bel hommage que Dana Rohrabacher, s’il venait à manquer d’inspiration pour poursuivre son apologie poutiniste, pourra aisément emprunter à José Serrano.

Première publication : 29/03/2014

  • RUSSIE

    Poutine appelle Obama pour évoquer une sortie de crise en Ukraine

    En savoir plus

  • CRISE UKRAINIENNE

    Moscou menace Washington mais ne veut pas de "Guerre froide"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)