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Economie

La Banque du Vatican échappe à une arnaque de trois mille milliards d’euros

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 31/03/2014

Deux personnes ont été interpellées par la police italienne alors qu’elles tentaient de déposer à la banque du Vatican des faux certificats d’obligations encaissables d’un montant de trois mille milliards d’euros.

C’est un nouvel épisode dans l’histoire financière mouvementée et controversée de l’Institut des œuvres religieuses (IOR), banque du vatican. Mais cette fois-ci, aucun banquier de l’IOR ou cardinal de la Cité pontificale n’est directement mis en cause. La police italienne a arrêté deux hommes qui comptaient par le biais de la banque réaliser une fraude d’une ampleur sans précédent, a rapporté l’agence de presse Ansa, samedi 29 mars.

Un Néerlandais et un Américain ont été interpellés à l’entrée du Vatican avec une mallette contenant des faux certificats d’émissions d’obligations d’une valeur de 3000 milliards d’euros. “La mallette contenait des faux documents en dollars américains, en dollars de Hong Kong et en euros”, a précisé Davide Cardia, un représentant de la police des taxes italiennes, au quotidien britannique “Daily Telegraph”, dimanche 30 mars.

Les deux suspects souhaitaient déposer cet argent fictif sur un compte qu’ils voulaient ouvrir à l’OIR et ainsi obtenir, en retour, une confortable ligne de crédit. Ces fonds auraient, d’après les autorités italiennes, ensuite été réinvestis sur les marchés financiers.

Les deux hommes ont prétexté un rendez-vous à la banque avec un responsable de l’IOR pour passer les gardes suisses de la Cité pontificale. Comme leurs noms n’apparaissaient nulle part, ils ont ensuite affirmé qu’un cardinal les attendait pour discuter de l’ouverture d’un compte. De quoi éveiller la suspicion du personnel de la banque : seuls les membres du clergé, et les civils travaillant directement pour le Vatican - comme les diplomates - peuvent y détenir un compte.

À l’aide de Google Translate ?

Les policiers italiens, informés par leurs homologues du Vatican, ont sans difficulté détecté la supercherie : “Les documents écrits en anglais étaient bourrés de faute de grammaire, un peu comme si ils avaient été rédigés à l’aide de Google Translate”, a précisé le lieutenant David Cadia au “Daily Telegraph”.

Une enquête un peu plus approfondie a, ensuite, menée les autorités jusqu’à la chambre d’hôtel des deux hommes. Ils y ont trouvé tout le matériel qui a permis à ces faussaires présumés de créer la liasse de certificats contrefaits.

Pour autant, les deux “hommes d’affaires” n’ont pas été arrêtés. Comme la fraude n’a pas été menée à son terme, la loi italienne n’impose pas une arrestation. Pour David Cadia, les suspects en ont probablement profité pour quitter le pays.

Il s’étonne surtout du projet d’une telle arnaque avec “ce qui est actuellement en cours” à la banque du Vatican. Le pape François a, en effet, lancé un vaste audit des opérations de l’IOR. Le souverain pontife veut réformer une institution qui traîne depuis longtemps la réputation d’être perméable à la corruption et aux opérations financières douteuses. La semaine dernière, deux hauts responsables de la banque, Paolo Cipriani et Massimo Tulli, ont été accusés de blanchiment d’argent.

Première publication : 31/03/2014

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