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Asie - pacifique

Conforté aux municipales, Erdogan veut faire "payer le prix" à ses ennemis

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/03/2014

L'AKP, le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, est sorti largement vainqueur des élections municipales turques dimanche. Accusé de corruption par ses adversaires, le chef du gouvernement a promis de leur en faire "payer le prix".

Les élections municipales turques avaient valeur de test national pour le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Et, malgré des mois d’accusations de corruption et de scandales, le Premier turc en est sorti largement vainqueur, dimanche 30 mars.

Après le dépouillement de 95% des suffrages exprimés, les candidats de l'AKP sont arrivés nettement en tête du scrutin en recueillant 45% des suffrages, largement devant ceux de son principal concurrent, le Parti républicain du peuple (CHP, centre-gauche), avec 28,5%.

Recep Tayyip Erdogan a aussitôt proclamé sa victoire totale et promis à tous ses ennemis de leur en faire "payer le prix". "Le peuple a aujourd'hui déjoué les plans sournois et les pièges immoraux [...] ceux qui ont attaqué la Turquie ont été démentis", a-t-il paradé devant des milliers de partisans en liesse réunis devant le quartier général de l'AKP à Ankara.

"Il n'y aura pas d'État dans l'État, l'heure est venue de les éliminer", a poursuivi le chef du gouvernement face à la foule brandissant des drapeaux du parti, qui a repris en cœur "la Turquie est fière de toi" ou encore "Dieu est grand".

"Erdogan a survécu aux scandales"

Le ton belliqueux du Premier ministre semble montrer qu'il juge disposer désormais d'un mandat clair pour agir avec fermeté contre l'opposition. Cette victoire sans appel devrait le convaincre de se présenter à l'élection présidentielle d'août prochain, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Pour parfaire ce triomphe, le parti au pouvoir, qui a remporté toutes les élections depuis 2002, a également conservé le contrôle de la plus grande ville du pays, Istanbul.

À Ankara, deuxième mégapole du pays, la course était très serrée. Dans la nuit, le CHP a revendiqué une différence de seulement quelques milliers de votes contre le très populiste maire AKP, Melih Gökçek, qui briguait un cinquième mandat. Le résultat définitif dans la capitale ne devait qu'être connu après un recomptage de voix dans certains districts.

"Ces chiffres montrent qu'Erdogan a survécu aux scandales sans trop de dommages", a commenté à l'AFP le politologue Mehmet Akif Okur, de l'université Gazi d'Ankara. "Les électeurs ont pensé que si Erdogan tombait, ils tomberaient avec lui", a-t-il poursuivi.

Malmené depuis le mois de décembre par des révélations qui éclaboussent son entourage, le chef du gouvernement a répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage de Twitter et de YouTube qui lui ont valu une avalanche de critiques.

"Erdogan va devenir plus autoritaire"

Malgré les appels au calme réitérés dimanche par le chef de l'État Abdullah Gül, la crise politique qui agite le pays semble partie pour se poursuivre jusqu'à la présidentielle. "Ça va mettre en colère les libéraux, les ‘gulénistes’ et l'opposition laïque", a anticipé Soner Cagaptay, du Washington Institute, "Erdogan va devenir plus autoritaire et la Turquie se polariser, avec des risques d'émeutes".

Un avis partagé par le chef de file des nationalistes au Parlement. Devlet Bahçeli a ainsi estimé que le score obtenu par son parti ne permettrait pas à Erdogan d'être blanchi de soupçons de corruption. "Rien ne sera plus comme avant. Le Premier ministre a choisi d'avancer dans la voie de la division" en Turquie.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 31/03/2014

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