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Economie

Quand le big data veut changer le quotidien

© Wikimedia Commons

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/04/2014

Au salon du big data de Paris, il est beaucoup question d’algorithme, de traitement d’importantes données. Mais derrière ces considérations statistiques, la révolution big data peut avoir un impact concret sur la vie de tous les jours. Exemples.

“De ce que je vois ici, je ne peux pas dire que l’imagination est au pouvoir dans le big data.” C’est ainsi que Christophe Benavent, spécialiste de marketing web et enseignant à l’Université Paris X, résume ce qu’il a retenu du salon du big data de Paris (1er et 2 avril 2014), devant un parterre de plus d’une centaine de professionnels du secteur venus écouter sa présentation.

Au Centre national de l’innovation et des technologies (CNIT) de la Défense, où se déroule ce salon, il est beaucoup question de stockage des données, d’algorithmes pour les analyser et de conseils pour mieux cibler les clients grâce au big data. “C’est assez technique et il y a peu de solutions pratiques pour le commun des mortels présentées sur les stands”, reconnaît l’un des exposants.

Depuis que Google, Facebook ou encore Amazon ont démontré la puissance du big data - exploitation des données numériques personnelles ou pas - pour faire des profits, tout le monde veut sa part du gâteau. Car le big data c’est ça : récolter un maximum d’informations (géolocalisation, connexions à tel ou tel site, données personnelles soumises pour profiter d’un service en ligne etc.) et les passer à la moulinette d’algorithmes, qui tournent sur des centaines ou des milliers d’ordinateurs en même temps. Le résultat permet aux Google & Co. de “personnaliser leurs services” et vendre aux publicitaires les armes pour mieux identifier les cibles de leur campagne.

Le marketing et la publicité semblent être les deux seules mamelles du big data. “Ce n’est peut-être pas très imaginatif ou au service des gens, mais ce sont les meilleurs moyens de faire de l’argent”, souligne l’exposant du salon. Mais d’autres utilisations de ces données existent et méritent qu'on s'y attarde. FRANCE 24 s’est intéressé à trois exemples de ce big data aux applications plus concrètes pour le citoyen lambda, moins tournés vers le profit.

Parkeon lance ses horodateurs à l’assaut des “smart city”

Parkeon est le roi des horodateurs. Cette entreprise française, client des solutions Exalead de Dassault, en possède 200 000 à travers le monde. Autant de bornes de paiement qui pourraient être au centre des “villes connectées” de demain...

“On collecte 1,3 milliard de tickets de stationnement tous les jours”, souligne Yves-Marie Pondaven, directeur technique de Parkeon. Une masse d’informations (prix payé, horaire de stationnement, localisation) que l’entreprise a décidée de transformer en services pour les villes équipées de leurs horodateurs.

New York est devenue, depuis trois mois, la ville test de cette expérience de big data. Les autorités ont accès à un panneau de contrôle où ils peuvent voir en temps réel une foule d’informations, rue par rue. À quelle heure il y a le plus de voitures garées dans une rue donnée, quels sont les parcmètres qui rapportent le plus d’argent, si le temps de stationnement est plutôt court ou long. “Autant de données qui peuvent avoir des impacts sur beaucoup de facteurs de la vie en ville comme le développement des commerces ou les transports en commun”, explique Yves-Marie Pondaven. Les autorités peuvent, en effet, décider de baisser les prix dans tel quartier à l’heure du dîner pour essayer de dynamiser les commerces de bouche. Ils peuvent jouer sur les tarifs pour inciter ou non les habitants à préférer les transports en commun à la voiture.

Et ce ne sont là que quelques exemples d’applications imaginées par les équipes de Parkeon. Ils lancent aussi une application pour tous sur iPhone qui, “à partir des données que nous récoltons depuis nos horodateurs, prédit s’il y aura des places payantes ou non”, poursuit Yves-Marie Pondaven. À Rockville, aux États-Unis, Parkeon s’est associé à Mastercard pour offrir, depuis des écrans couleurs sur les parcmètres, des réductions dans certains commerces de proximité. En fonction des durées moyennes de stationnement et des endroits où se trouve l’horodateur, Parkeon peut, par exemple, estimer s’il vaut mieux délivrer des “coupons” pour des cafés, des restaurants ou des cinémas.

Mediastat, la vérité est dans la météo

“Le big data, c’est parfois enfoncer scientifiquement des portes ouvertes et prouver, données à l’appui, que quelque chose qu’on pressent est vrai”, assure Jerôme Antezak. Ce dernier pilote depuis six mois le projet Mediastat pour le géant suédois des réseaux télécom Ericsson.

Il a démontré, avec son équipe, que la consommation de vidéo à la demande variait selon la météo. Rien d’étonnant à cela ? L’analyse et le croisement des données météorologiques et des habitudes de location de vidéos a permis de créer une carte de France très précise de la VOD en fonction du temps qu’il faisait.

“Il n’y a, en effet, plus aucun doute : le jeudi est, pour la consommation de VOD, la journée la plus dépendante des conditions météorologiques dans le Nord-Ouest et le Sud-Est”, constate Jerôme Antezak. En revanche, les Parisiens se fichent qu’il fasse beau ou non le dimanche soir pour louer des films.

Mediastatistic n’explique pas les raisons qui font, notamment, que le jeudi est aussi “climato-dépendant”. Il fournit des données brutes suffisantes pour les publicitaires et les opérateurs télécoms, qui exploitent des box avec des services de VOD. Tout ce petit monde peut ainsi décider s’il insère des publicités pour les téléspectateurs de telle ou telle région plutôt le mardi ou le jeudi et à quelle heure précisément. Les opérateurs des box peuvent aussi s’en servir pour choisir le meilleur moment pour mettre à disposition les nouveaux films.

Openhealth ou le pouvoir des tickets de pharmacie

Tous les jours, Celipharm traite plus d’un million de données brutes qui proviennent de tickets de pharmacie. Chaque jour, 4 600 officines envoient, ainsi, à ce réseau spécialisé dans le traitement des données de santé des informations sur le type de médicaments achetés, le prix et les lieux d’achat. C’est aussi l’un des rares documents de santé anonyme.

Cette foule de données a permis de créer Openhealth, un site d’information en temps réel sur la santé des Français.

Exemple de carte d'épidémie générée grâce aux données des tickets de pharmacie
© Celtipharm

Il présente sous forme de carte du territoire des indicateurs sanitaires en libre accès, “qui permettent un suivi précis de l’évolution d’une pathologie”, indique Vincent Auvigne, épidémiologiste pour Celtipharm.

Les équipes de ce réseau travaillent, en effet, avec des scientifiques, médecins et les autorités sanitaires pour identifier les risques d’épidémie et déterminer quels sont les médicaments utilisés pour traiter les maladies en question. Ils fouillent ensuite leur base de données de tickets de pharmacie pour repérer où ces médicaments ont été achetés et en quelle quantité. C’est ainsi qu’ils peuvent déterminer si une épidémie a vraiment lieu et où se trouvent les foyers. “Pour l’épidémie de gastro-entérite de début 2014, on a pu être plus précis que les autorités officielles, qui dépendent des déclarations des médecins, car comme elle a eu lieu durant les fêtes de fin d’année, une partie des malades ont choisi l’automédication ce qui fait que les données fournies par les médecins étaient en partie faussées”, raconte Vincent Auvigne.

Ces amateurs de big data pharmaceutiques pensent que leur réseau est de toute façon plus efficace que le canal officiel. “D’abord parce que nos données sont à J+1, alors qu’il faut plusieurs jours pour que les médecins remontent l’information, et ensuite parce qu’au-dessus d’un certain nombre de patients, les médecins n’ont généralement plus le temps d’envoyer les données aux autorités”, note Vincent Auvigne.

Leur base de données ne sert, en outre, pas uniquement à suivre les épidémies. “Cela pourrait aussi servir à faire des économies”, affirme Celtipharm. “On estime qu’environ 10 milliards d’euros sont dépensés par an à cause du mésusage de médicaments”, juge ce réseau. Il s’agit de la vente d’anxiolytiques et de psychotropes qui est très élevée en France. “Près de 8 fois plus qu’en Allemagne”, selon Celtipharm. En explorant les tickets de pharmacie, il est possible de déterminer où “il y a des anomalies de prescription et ce qui pourrait permettre aux autorités de faire des campagnes ciblées” de sensibilisation à l’usage de ces produits.

Première publication : 02/04/2014

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