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BILLET RETOUR

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Dernière modification : 07/04/2014

Retour à Kigali, vingt ans après le génocide rwandais

Vingt ans après le génocide rwandais, un vent de modernité souffle sur Kigali. La capitale du Rwanda se pose en modèle de développement, avec ses routes bitumées et ses quartiers rénovés, parfois aux dépens des plus démunis…

À peine l’avion touche-t-il la piste de l’aéroport de Kigali que le ton est donné. L’hôtesse annonce au micro que les passagers doivent laisser leurs sacs en plastique dans l’appareil. J’avais oublié que depuis 2006, ils sont interdits dans tout le pays et ont été remplacés par des sacs en papier biodégradable.

Le respect de l’environnement, c’est l’une des lignes de la politique du gouvernement Kagamé. À l’évidence, elle est efficace. Kigali - et le Rwanda en général - est l’une des capitales les plus propres d’Afrique que je connaisse. Mais aussi l’une des plus réglementées.

Ici, les piétons traversent sur les passages cloutés. Le casque de moto et la ceinture de sécurité en voiture sont obligatoires. Les cyclistes doivent porter des vestes réfléchissantes sous peine d’une amende. À chaque grand carrefour se trouve au moins un policier en tenue bleue avec gilet jaune fluorescent. Certains lieux sont même gardés par des militaires, depuis les attaques sporadiques à la grenade dans la capitale. Nous avons l’impression que les forces de l’ordre sont partout.

Vingt ans après le génocide, on est loin des scènes dévastatrices et horribles qui se sont déroulées entre le 6 avril et le 4 juillet 1994. Dans le centre, de nouveaux gratte-ciels et immeubles de bureaux ont été construits et de nombreuses routes élargies. Les espaces publics sont méticuleusement entretenus par les jardiniers.

Le gouvernement développe Kigali pour accueillir les conférences régionales et pour qu’elle soit un pôle des nouvelles technologies d’information et de communication.

Les laissés-pour-compte

La dernière fois que je me suis rendu au Rwanda pour tourner un reportage, en 2009, les autorités installaient la fibre optique pour stimuler l'économie numérique : 3 200 kilomètres de fibre optique ont été installés, couvrant chaque district, afin de connecter les écoles, les hôpitaux et les centres administratifs. Et le réseau de téléphonie mobile est sur le point de passer à la 4G ! Difficile de ne pas être surpris par cette modernisation et ce bon en avant.

Certains ont toutefois du mal à prendre ce train vers la modernité, estimant être laissés pour compte. Je me suis rendu à Batsinda, à la périphérie de la capitale. Des centaines de familles ont été déplacées dans ce nouveau quartier situé à 15 kilomètres du centre ville, après que le gouvernement a décidé de raser leurs maisons pour nettoyer le centre des bidonvilles. Leur ancien quartier, surnommé "Kiyovu des pauvres", a été réquisitionné pour y développer des commerces.

Certains m’ont confié ne pas avoir eu le choix. C’était soit accepter une modeste compensation financière, soit prendre le logement mis à leur disposition par les autorités. Ces habitations plus confortables disposent de l’eau et de l’électricité. Les Kigaliens concernés s’estiment chanceux, car ils peuvent encore bénéficier des avantages d’une grande ville, même s’ils doivent pour cela parcourir plus de kilomètres.

La capitale rwandaise est une oasis dans un pays qui se rêve en Singapour de l’Afrique. Elle concentre 10 % de la population qui reste majoritairement rurale, vivant pour la plupart dans des villages démunis, sans électricité. Mais vingt ans après le génocide, les Rwandais veulent y croire. Surtout les jeunes, dont 60 % ont moins de 25 ans. Beaucoup n’ont pas connu le génocide et ont cette soif en l’avenir. Kigali et le Rwanda veulent passer à une autre étape : construire un pays uni et prospère.

Un grand reportage de Willy Bracciano et Catherine Norris-Trent

Par Willy BRACCIANO

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