Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Corée du Sud : la rue en passe de faire chuter la présidente Park Geung-Hye

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jean-Michel Jarre : "L’électro européenne a envahi le monde"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Corée du Sud : les "chaebols" sous le feu des questions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Leçon de diplomatie chinoise pour le néophyte Donald Trump"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux de Manuel Valls"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Manuel Valls est-il capable de rassembler les socialistes ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'organisation EI perd la ville de Syrte, son fief en Libye

En savoir plus

LE DÉBAT

"Non" au référendum en Italie : quelles conséquences dans le pays et en Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Italie : la région désertée de Basilicate reprend vie grâce aux migrants

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 07/04/2014

Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle

Le 6 avril 1994, l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu par un missile. Le lendemain, le Rwanda connaîtra les prémices d'un déchaînement de violence le plus meurtrier de l’histoire récente qui décimera la population, provoquera la fuite de millions de personnes et laissera un pays dévasté. FRANCE 24 revient sur les origines et les circonstances qui ont mené au dernier génocide du XXe siècle.

Vingt ans après le génocide rwandais, l’extermination des Tutsis du Rwanda en 1994 est encore trop souvent décrite comme le résultat d’une haine ancestrale entre deux ethnies, une guerre civile entre le pouvoir hutu et des rebelles tutsis qui aurait mal tourné…

Dans ce reportage, j’ai voulu mettre en évidence l’installation progressive de l’idéologie du génocide qui prend racine durant la période coloniale, et le rôle de puissances extérieures, parmi lesquelles la Belgique, la France mais aussi les Nations unies. Cette faillite de la communauté internationale et ses échecs successifs ont mené au pire.

Tout d’abord, le colonisateur belge qui, empreint des théories raciales en vogue depuis le XIXe siècle et fasciné par la monarchie tutsie, transforme des catégories sociales - les Tutsis sont éleveurs et les Hutus, agriculteurs - en véritable ethnies figées, inscrites dans les cartes d’identité.

Puis, la France entre en scène et supplante progressivement la Belgique en tant que principal partenaire du pays des mille collines, avec un soutien indéfectible au régime hutu - jusqu’à l’aveuglement. La France arme et entraîne l’armée, majoritairement composée de Hutus, qu’elle sauve de la déroute contre une rébellion tutsie essentiellement anglophone. Les présidents français et rwandais François Mitterrand et Juvénal Habyarimana ainsi que leurs proches sont liés. Pourtant, entre 1990 et 1994, les pogroms contre les Tutsis du Rwanda se succèdent. Paris reste aveugle face à la montée d’une idéologie radicale diffusée à longueur d’émissions sur la radio des Mille collines, créée en 1993. Les appels au meurtre à peine voilés contre les Tutsis, qualifiés de "cafards" ou de "cancrelats", sont quasiment quotidiens.

Enfin, une lourde part de responsabilité incombe aux Nations unies. Les quelque 2 500 Casques bleus déjà déployés dans le pays ont quitté le Rwanda dès les premiers massacres et laissé le champ libre aux tueurs et aux milices interhamwe, principales responsables des massacres. Ni les États-Unis - encore traumatisés par le fiasco somalien qui s’est soldé par la mort d’une vingtaine de soldats américains en 1993 -, ni aucune autre grande puissance ne souhaite intervenir. En conséquence, la communauté internationale tarde volontairement à qualifier les massacres au Rwanda de "génocide".

Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994 se déroule pourtant le génocide le plus expéditif de l’histoire : en 100 jours, entre 800 000 et 1 000 000 de personnes, essentiellement des Tutsis, ont été exterminées. Un chiffre qui représente au moins 70 % de la population tutsie qui vivait alors au Rwanda.

Dans ce reportage, j’ai rencontré des protagonistes, rescapés comme génocidaires, humanitaires ou anciens ministres, afin de recueillir leur témoignage et tenter de comprendre la marche de l’horreur.

Par Pauline SIMONET

COMMENTAIRE(S)

Les archives

01/12/2016 Asie - pacifique

Vidéo : en Ouzbékistan, dans les coulisses d'une dictature

Dimanche 4 décembre, les Ouzbèques sont appelés aux urnes pour la présidentielle. Ce scrutin passe inaperçu à l’étranger, car le successeur du président défunt, Islam Karimov,...

En savoir plus

06/09/2013 Communisme

Cuba : l’ouverture sous contrôle

Impensable il y a encore un an ! Les Cubains peuvent désormais se rendre à l'étranger, vendre leurs véhicules et acheter leur appartement. Certains particuliers peuvent créer...

En savoir plus

25/11/2016 Amériques

Vidéo : Venezuela, le crépuscule du chavisme

Alors que le Venezuela s’enfonce dans la crise politique, son économie menace de s’effondrer. Hyperinflation, pénuries alimentaires, malnutrition, extrême pauvreté... Le...

En savoir plus

17/11/2016 Pédophilie

Enquête exclusive : du Sénégal au Québec, sur les traces d’un Frère accusé de pédophilie

Alors que les affaires de pédophilie dans l’Église se sont multipliées ces dernières années, notamment aux États-Unis et en France, nos reporters ont enquêté sur la communauté...

En savoir plus

10/11/2016 Irak

Vidéo : avec les "guerriers de l’information" irakiens

En Irak, des reporters de guerre irakiens accompagnent l’armée pour filmer au plus près les combats contre l’organisation État islamique. Nos journalistes ont partagé le...

En savoir plus