Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Rodin en majesté au Grand Palais

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Keep calm et carry on"

En savoir plus

FOCUS

L'Inde, paradis des startups

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Londres frappée au coeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Marine Le Pen au Tchad

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat de Londres : la piste du "terrorisme islamiste" privilégiée

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Sage-femme" : Catherine Deneuve et Catherine Frot se découvrent

En savoir plus

FACE À FACE

Affaire Le Roux : une démission pour l'exemple ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Commémore-t-on excessivement les attentats ?"

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 07/04/2014

Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle

Le 6 avril 1994, l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu par un missile. Le lendemain, le Rwanda connaîtra les prémices d'un déchaînement de violence le plus meurtrier de l’histoire récente qui décimera la population, provoquera la fuite de millions de personnes et laissera un pays dévasté. FRANCE 24 revient sur les origines et les circonstances qui ont mené au dernier génocide du XXe siècle.

Vingt ans après le génocide rwandais, l’extermination des Tutsis du Rwanda en 1994 est encore trop souvent décrite comme le résultat d’une haine ancestrale entre deux ethnies, une guerre civile entre le pouvoir hutu et des rebelles tutsis qui aurait mal tourné…

Dans ce reportage, j’ai voulu mettre en évidence l’installation progressive de l’idéologie du génocide qui prend racine durant la période coloniale, et le rôle de puissances extérieures, parmi lesquelles la Belgique, la France mais aussi les Nations unies. Cette faillite de la communauté internationale et ses échecs successifs ont mené au pire.

Tout d’abord, le colonisateur belge qui, empreint des théories raciales en vogue depuis le XIXe siècle et fasciné par la monarchie tutsie, transforme des catégories sociales - les Tutsis sont éleveurs et les Hutus, agriculteurs - en véritable ethnies figées, inscrites dans les cartes d’identité.

Puis, la France entre en scène et supplante progressivement la Belgique en tant que principal partenaire du pays des mille collines, avec un soutien indéfectible au régime hutu - jusqu’à l’aveuglement. La France arme et entraîne l’armée, majoritairement composée de Hutus, qu’elle sauve de la déroute contre une rébellion tutsie essentiellement anglophone. Les présidents français et rwandais François Mitterrand et Juvénal Habyarimana ainsi que leurs proches sont liés. Pourtant, entre 1990 et 1994, les pogroms contre les Tutsis du Rwanda se succèdent. Paris reste aveugle face à la montée d’une idéologie radicale diffusée à longueur d’émissions sur la radio des Mille collines, créée en 1993. Les appels au meurtre à peine voilés contre les Tutsis, qualifiés de "cafards" ou de "cancrelats", sont quasiment quotidiens.

Enfin, une lourde part de responsabilité incombe aux Nations unies. Les quelque 2 500 Casques bleus déjà déployés dans le pays ont quitté le Rwanda dès les premiers massacres et laissé le champ libre aux tueurs et aux milices interhamwe, principales responsables des massacres. Ni les États-Unis - encore traumatisés par le fiasco somalien qui s’est soldé par la mort d’une vingtaine de soldats américains en 1993 -, ni aucune autre grande puissance ne souhaite intervenir. En conséquence, la communauté internationale tarde volontairement à qualifier les massacres au Rwanda de "génocide".

Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994 se déroule pourtant le génocide le plus expéditif de l’histoire : en 100 jours, entre 800 000 et 1 000 000 de personnes, essentiellement des Tutsis, ont été exterminées. Un chiffre qui représente au moins 70 % de la population tutsie qui vivait alors au Rwanda.

Dans ce reportage, j’ai rencontré des protagonistes, rescapés comme génocidaires, humanitaires ou anciens ministres, afin de recueillir leur témoignage et tenter de comprendre la marche de l’horreur.

Par Pauline SIMONET

COMMENTAIRE(S)

Les archives

17/03/2017 Amériques

Canada, le réveil autochtone

Si le Canada arrive en tête des classements internationaux pour sa qualité de vie, la réalité des peuples autochtones, dits aussi Premières Nations, est souvent comparée à celle...

En savoir plus

09/03/2017 Moyen-Orient

Irak : cauchemars d'enfance

En Irak, des milliers de civils fuient la bataille de Mossoul contre les jihadistes de l’organisation État islamique. Nombre d’entre eux se sont réfugiés dans des camps au nord...

En savoir plus

03/03/2017 Afrique

Libye : à Zintan, que reste-t-il de la révolution ?

Six ans après le déclenchement de la révolution, qui a conduit à la chute, puis à la mort de Mouammar Kadhafi, où en est la Libye ? Alors que le pays se fracture entre clans...

En savoir plus

24/02/2017 Moyen-Orient

Vidéo : les Kukis, juifs d'Inde descendants d'une tribu perdue d'Israël

Au nord-est de l’Inde, les Kukis se revendiquent comme les descendants de l’une des tribus perdues d’Israël. Devant leur ferveur, le grand rabbin d’Israël a autorisé les membres...

En savoir plus

17/02/2017 Histoire

Profession : homme d’État

Qu’est-ce qu’un homme ou une femme d’État ? Qu’est-ce qui fait que Churchill, De Gaulle, Mandela ou encore Mitterrand ont marqué l'époque de leur empreinte? Alors que les...

En savoir plus