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Présidentielle afghane : forte participation, aucun incident

© AFP

Vidéo par Ludovic DE FOUCAUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/04/2014

Des millions d'Afghans ont été appelés aux urnes, samedi, pour élire le successeur d'Hamid Karzaï, faisant fi des menaces des Taliban. Selon des premières estimations, le taux de participation dépasserait les 50 %.

Des millions d'Afghans ont voté, samedi 5 avril, pour élire un nouveau président, dans l'espoir de tourner une nouvelle page à un moment charnière de leur histoire. Malgré la crainte des attentats islamistes, le taux de participation a dépassé les attentes, certains bureaux de vote ayant même été à court de bulletins.

Avec le retrait des forces étrangères à la fin de l'année s'achèvera le long chapitre de la présence américaine et des deux mandats d'Hamid Karzaï. La Constitution interdit à ce dernier de se représenter mais il restera, à n'en pas douter, très influent.

Scrutin sous haute sécurité

Quant aux Taliban, ils cherchent à priver par la force le scrutin de toute légitimité, avec l'objectif ultime de reprendre le pouvoir à Kaboul, comme en 1996. Les rebelles, artisans d'une violente guérilla depuis leur éviction du pouvoir en 2001 par une coalition militaire dirigée par les Américains, ont mené une série d'attaques sanglantes au cours de la campagne électorale. Mais ils ne sont pas parvenus à la faire dérailler et les candidats ont pu organiser de grands meetings politiques aux quatre coins du pays.

Plusieurs de leurs opérations ont toutefois eu un fort retentissement, comme l'attaque de l'hôtel Serena, le plus luxueux de Kaboul. Elle a fait neuf morts, dont quatre étrangers, ainsi que le journaliste afghan de l'Agence France-Presse (AFP) Sardar Ahmad, sa femme et deux de ses enfants.

Les violences ont également coûté la vie à deux journalistes étrangers : le reporter anglo-suédois Nils Horner, abattu en pleine rue à Kaboul le 11 mars, et la photographe de l'agence américaine Associated Press (AP), Anja Niedringhaus, vendredi, dans l'est du pays.

Plus de 350 000 militaires ont été mobilisés pour assurer la sécurité des électeurs. Kaboul, où barrages et points de contrôles sont omniprésents, est ainsi coupée du reste du pays.

"Il y a des files d'attente pour voter dans tout le pays." Haidar Shoukria, présidente du mouvement Negar qui défend les droits des femmes

Des mois d'attente avant de connaître le nom du nouveau président

Le premier tour de cette élection présidentielle a débuté à 07H00 (02H30 GMT) dans les quelque 6 000 bureaux de vote à travers le pays, notamment à Kaboul où les premiers électeurs ont bravé la pluie et faisaient la queue devant les bureaux de vote.

Aucun incident notable n'a été signalé lors de ce scrutin que les rebelles taliban ont juré de perturber par tous les moyens. Lors de la précédente présidentielle en 2009, ils avaient mené plusieurs attaques matinales qui avaient découragé des électeurs.

Il faudra plusieurs mois - peut-être jusqu'à octobre en cas de second tour - pour connaître le nom du nouveau chef de l'État. Six semaines seront déjà nécessaires pour annoncer le résultat du premier tour, le temps que 3 000 ânes rapatrient vers Kaboul les bulletins de vote en provenance des zones montagneuses les plus difficiles d'accès.

Si aucun candidat n'obtient 50 % des voix, le second tour aura lieu le 28 mai, prolongeant encore de plusieurs semaines l'issue du vote.

Pacte de sécurité

Un tel délai laissera peu de temps à Kaboul et Washington pour conclure un pacte de sécurité permettant le maintien d'un contingent de 10 000 soldats américains en Afghanistan après 2014. Hamid Karzaï s'oppose à ce pacte mais les trois principaux candidats à sa succession se sont engagés à le signer.

La somme des enjeux pourrait conduire les candidats les plus en vue à envisager un accord pour éviter un second tour et une élection à rallonge.

Parmi les candidats figure l'ancien ministre des Affaires étrangères, ophtalmologue de formation et battu par Karzaï en 2009. Il est soutenu par l'ethnie tadjike, très représentée dans le Nord. Ses deux grands rivaux, l'anthropologue Ashraf Ghani Ahmadzaï et Zalmaï Rassoul, ex-chef de la diplomatie lui aussi, se disputeront les voix des Pachtounes, l'ethnie majoritaire.

Avec AFP et AP
 

Première publication : 05/04/2014

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