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FRANCE

Valls, Premier ministre socialiste qui courtise "cœur battant" les entreprises

© FRANCE 24

Texte par Sylvain ATTAL

Dernière modification : 10/04/2014

L’analyse sémantique du discours de politique générale du Premier ministre montre un spectaculaire retour de la cible des entrepreneurs.

Manuel Valls a prononcé, mardi 8 avril, un discours de politique générale relativement court (45 minutes), tendu, qui marque une nette inflexion avec la première partie du quinquennat de François Hollande en direction des entreprises. De manière peu surprenante, les mots qui reviennent le plus fréquemment dans la bouche du Premier ministre sont : "France, français, République, républicain", suivis de (et c’est plus inattendu) "entreprise(s)", sans compter les nombreuses mentions de "PME, commerçants, artisans, agriculteurs" beaucoup plus souvent cités que "salariés". Ces derniers constituent la clientèle traditionnelle de la "gauche", mot assez peu cité, même si Manuel Valls affirme n’avoir "aucun ennemi" de ce côté-là de l’échiquier politique. "Responsabilité", "école", "jeune(sse)", "croissance", et bien sûr "confiance" arrivent ensuite.

À noter que les mots d’"ordre", de "sécurité", souvent associés à l’image de l’ancien ministre de l’Intérieur ont été très peu prononcés, bien moins que "apaisement" ou "rassembler", "dialogue" "(in)justice" ou "solidarité". Le mot "socialiste" n’a été utilisé qu’une seule fois. Au chapitre des références, outre François Hollande, "président de la République" ou "chef de l’État" (huit fois), Manuel Valls a évoqué son prédécesseur Jean-Marc Ayrault pour, passage obligé, lui rendre hommage, mais aussi Pierre Mendès France, Lionel Jospin, Jean Jaurès, Georges Clemenceau et Charles de Gaulle. En revanche, aucune allusion à Michel Rocard, autre mentor du Premier ministre.

Cette marque d’égards envers les entrepreneurs et autres travailleurs indépendants, considérés comme producteurs de richesses et d’emplois, se retrouve dans l’annonce d’un programme d’allègement de charges pour les ménages, mais surtout pour les entreprises (30 milliards d’allègements d’ici 2016). Parmi les plus emblématiques : l’impôt sur les sociétés qui devrait être ramené à 28 % en 2020, c’est celui en vigueur au Royaume-Uni, alors qu’il est en France le plus élevé d’Europe (entre 34 et 38 % selon leur taille), ou encore la suppression, dès le 1er janvier 2015, des cotisations sociales patronales sur les emplois payés au smic.

Le Premier ministre est resté assez flou sur les gisements d’économies nécessaires au financement de ces mesures, exception faite de la réforme territoriale (le fameux "mille-feuilles"). En effet, le nouveau locataire de Matignon annonce l’objectif d’une division par deux du nombre des régions (22 à ce jour), avec un projet de loi programmé au lendemain des élections régionales de 2015 et, à plus longue échéance (2021), la suppression des conseils départementaux.

Première publication : 08/04/2014

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