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FRANCE

Collecte massive d’ADN dans un lycée de La Rochelle pour confondre un violeur

© AFP

Vidéo par FRANCE 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/04/2014

La police procède depuis lundi matin à une vaste opération de prélèvement d’ADN dans le cadre d’une affaire de viol, commis le 30 septembre dans un lycée de La Rochelle. La collecte concerne 527 hommes de l'établissement.

C’est une opération inédite à laquelle se livre, lundi 14 avril, la police française dans un lycée privé de La Rochelle (Charente-Maritime). Il s’agit en effet de prélever l'ADN de 527 hommes avec l'espoir de confondre le violeur d'une lycéenne de 16 ans, agressée le 30 septembre dans les toilettes de l'établissement. La victime n’a pas pu reconnaître son agresseur, mais une trace ADN masculine inconnue a été relevée sur ses vêtements. L’affaire a été rendue publique vendredi 10 avril.

La collecte d’ADN, très rare en milieu scolaire, est prévue pour durer trois jours au sein du lycée d'enseignement catholique Fénélon-Notre Dame et mobilise une quinzaine de policiers. Elle concerne 475 lycéens, 31 enseignants et 21 autres personnes, personnel technique ou administratif. Tous ont reçu une convocation en fin de semaine dernière, et les mineurs devaient en outre avoir le consentement de leurs parents. La procureure de la République de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, a expliqué que toute personne pouvait refuser le prélèvement mais a souligné que dès lors, un refus pourrait attirer les soupçons des enquêteurs.

Toutefois, selon les journalistes sur place, les élèves du lycée ne semblaient pas perturbés. Ils étaient même, pour certains, plus choqués de découvrir les circonstances de cette agression que de se voir prélever leur ADN au lycée. "Ce qui est bizarre, c'est qu'il y ait eu un viol (...) On ne sait pas qui est le coupable", mais "on ne pas tomber dans la 'psychote'" a expliqué un élève. "C'est normal d'aider à retrouver la personne qui a fait ça pour qu'elle soit condamnée comme elle le mérite", a également déclaré un lycéen, avant d'entrer dans l'établissement. "Si on ne se reproche rien, il faut le faire. Si ça peut servir à retrouver le coupable, c'est bien", a témoigné un autre.

Les prélèvements seront envoyés dans deux laboratoires spécialisés de Nantes et Lyon. Les résultats des tests ADN devraient être connus dans un délai d'un mois et les analyses négatives seront détruites.

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 14/04/2014

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