Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Football: sanction démesurée pour Brandao ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Tchéky Karyo

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des Arts du couturier Elie Saab

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jacques Attali, président de PlaNet Finance

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts, avec Nadine Labaki (partie 1)

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts (partie 2)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jeff Koons, l'icône du néo-pop s'expose à Paris !

En savoir plus

FOCUS

Massacre de Thiaroye : une histoire toujours controversée, 70 ans après

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Réunion de l'Opep sous haute pression

En savoir plus

Afrique

Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

© AFP Archives

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/04/2014

L'Afrique perd 1,8 milliard de dollars dans les transferts de fonds opérés par la diaspora vers leurs proches. Ces frais, imposés par MoneyGram et Western Union, sont dénoncés par une ONG britannique dans un rapport publié mercredi.

Dans un rapport publié mercredi 16 avril, l’ONG britannique Overseas Development Institute dénonce les frais trop élevés pratiqués par les sociétés de transferts de fonds, contrôlant le marché des virements à l’étranger. Selon cette étude, l’Afrique perdrait chaque année près de 1,8 milliard de dollars à cause de ces frais excessifs supportés par les Africains à l'étranger, transférant de l’argent à leurs proches restés au pays.

"L'Afrique subsaharienne est la région la plus pauvre au monde mais elle essuie les frais de transfert les plus élevés. Ils sont en moyenne de 12 % sur les transferts de 200 dollars américains, ce qui équivaut quasiment au double de la moyenne mondiale", stipule ce rapport qui base ses calculs sur l'écart entre les frais de virement appliqués à l'Afrique et ceux en vigueur dans d'autres régions, ainsi que sur l'objectif international du G8 et G20 de réduire les frais à 5 %.

D’après l’ONG, ces coûts particulièrement élevés s’expliquent par un manque de concurrence. En effet, seules deux grandes sociétés de transfert de fonds - Western Union et MoneyGram - contrôlent le marché des virements à l'étranger. Overseas Development Institute dénonce cette pratique alors que les transferts d'argent vers l'Afrique sont à la hausse et que certains pays ont désespérément besoin des envois de la diaspora.

"Cette surtaxe sur les transferts détourne les ressources dont les familles ont besoin pour investir dans l'éducation, la santé et la construction d'un avenir meilleur. Elle fragilise un lien vital pour des centaines de milliers de familles africaines", estime Kevin Watkins, le directeur de l'ODI. L’ONG prend pour exemple le cas de la Somalie où les transferts font vivre une grande partie de la population et financent 80 % des nouvelles créations d’entreprises.

Une entrave au développement

Si cette somme n’était pas perdue en frais de transfert d’argent, elle permettrait de financer la scolarisation de quelque 14 millions d'enfants, soit presque la moitié des enfants non scolarisés en Afrique subsaharienne, et de fournir de l'eau potable à 21 millions de personnes.

La Banque mondiale, qui estime que les envois de fonds vers l'ensemble des pays en développement devraient franchir la barre des 500 milliards de dollars d'ici 2016, avait déjà dénoncé ce phénomène.

"Le coût élevé de l'envoi de fonds par des circuits formels continue d'entraver l'utilisation des rapatriements à des fins de développement, les particuliers privilégiant des moyens informels pour envoyer de l'argent chez eux", avait expliqué l'institution de Washington l'an dernier.

Interrogé par l’AFP à ce sujet, Western Union a affirmé gagner en moyenne 5 à 6 % sur les sommes envoyées à travers le monde. L’entreprise se justifie en affirmant que ses prix varient selon les pays à cause d'un certain nombre de facteurs, comme les coûts de protection du consommateur, les taxes locales ou la volatilité des taux de changes.

Avec AFP

Première publication : 16/04/2014

  • SANTÉ

    La propagation d’Ebola en Afrique de l’Ouest inquiète l’OMS

    En savoir plus

  • LA SEMAINE DE L'ECO

    Afrique - France : en quête d'un nouveau partenariat économique (partie 1)

    En savoir plus

  • LA SEMAINE DE L'ECO

    Afrique - France : en quête d'un nouveau partenariat économique (partie 2)

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)