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Afrique

Abdelaziz Bouteflika, le président fantôme

© AFP

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/04/2014

Après 14 ans à la tête de l’Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a été réélu, vendredi, malgré ses problèmes de santé. Si sa réélection ne faisait aucun doute, des interrogations demeurent sur le rôle qu'il tiendra durant son mandat.

Il aura fallu attendre le jour du vote, jeudi 17 avril, pour qu'Abdelazziz Bouteflika apparaisse en public. Durant toute la campagne, le président sortant, victime d'un AVC il y a un an, est resté invisible, laissant ses adjoints le représenter sur la place publique. Une posture qui n'a pas manqué de susciter de vives critiques de la part des figures de l'opposition. Nombreux sont ceux en effet qui s'interrogent sur sa capacité à gouverner.

>> À lire sur FRANCE 24 : Sans surprise, Bouteflika réélu président de l'Algérie avec 81,53 % des voix

Le président Bouteflika, âgé de 77 ans, n’a pas toujours été ce vieil homme à la silhouette fatiguée. Né le 2 mars 1937 à Oujda, au Maroc, il est issu d'une fratrie de cinq frères, une sœur et de trois demi-sœurs. On ne lui connaît ni femme, ni descendance. Vétéran de la guerre d'indépendance, il devient président en 1999 et reste très populaire auprès d'une partie de la population pour avoir mis un terme à dix années de guerre civile dans les années 1990 et pour avoir contenu les manifestations lors du printemps arabe. 

"Je ne suis pas un trois-quarts de président"

Entré en politique à l'âge de 25 ans, il devient le plus jeune ministre des Affaires étrangères en 1963. Mais à la fin des années 1970, il est contraint à l'exil à cause des tensions au sein du Front de libération national (FLN) - auquel il appartient. Il ne reviendra en Algérie qu'à la fin des années 1990, après la "décennie noire". Il sera élu une première fois président en 1999. "Je ne suis pas un trois-quarts de président", avait-il lancé alors en réponse à ses détracteurs qui l’accusait d’être une marionnette de l’armée.

Il est vrai que Bouteflika ne s’est jamais vraiment affranchi de la présence de l’armée, malgré sa volonté d’infléchir son influence et de limiter les pouvoirs des services de renseignement qui ont toujours dominé la vie politique algérienne depuis l’indépendance en 1962. C’est d’ailleurs avec le soutien de l’armée que Bouteflika, candidat du FLN, s’est imposé en 1999 après que tous les autres candidats se sont retirés de la course – redoutant de massives fraudes électorales.

Un homme populaire

"Boutef'", comme l'appellent familièrement ses compatriotes, est surtout un homme populaire, symbole pour de nombreux Algériens de paix après la décennie noire ayant fait quelque 200 000 morts. Cette posture d’homme de compromis lui donne l’opportunité de remporter un "oui" massif en septembre 1999 lors du référendum sur la loi de la "concorde civile", qui amnistie les islamistes armés n'ayant pas commis de crimes de sang et de viols pendant la guerre civile et qui se soumettent à l'autorité de l'État. La loi entraînera la reddition de milliers d'islamistes et surtout une forte diminution de la violence. Ce succès politique contribuera à propulser Bouteflika pour un second mandat en 2004.

>> À lire sur FRANCE 24 : Interdit de candidature, l'islamiste Ali Belhadj attend son heure

Toujours impeccablement vêtu d'un costume trois-pièces et cravate même lors des grandes chaleurs estivales, Abdelaziz Bouteflika sera ensuite reconduit en 2009 grâce à une révision de la Constitution - supprimant la limitation du nombre de mandats présidentiels. En 2011, toutefois, le vent de révolte qui souffle en Tunisie et en Égypte le force à manœuvrer pour éviter que le printemps arabe ne touche l’Algérie et ne le balaie comme les autres "vieux" dirigeants des pays voisins (Ben Ali et Moubarak). Il se lance dans plusieurs réformes à la suite des émeutes contre le coût de la vie et propose notamment une augmentation des salaires et la reconnaissance des partis indépendants. Des mesures insuffisantes juge cependant l’opposition.

Un président omniprésent par son absence

Ce troisième mandat fut surtout remarqué par son… absence. À la suite d'un AVC en avril 2013, Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé pendant près de trois mois à Paris. Depuis son retour mi-juillet, il n'est presque plus sorti de chez lui. Déjà hospitalisé à Paris en 2005 pour un ulcère hémorragique de l’estomac, il avait alors déclaré avoir survécu "miraculeusement". Il ne s'est pas exprimé en public ces deux dernières années.

Lors de la campagne électorale, les internautes n'ont pas manqué de railler ce président fantôme, désormais incapable de se tenir debout et de s'exprimer devant son peuple. Très vite, les images de l’apparition de Bouteflika en fauteuil roulant lors du vote du 17 avril ont fait le tour de la toile, avant d'être partagées et re-twittées en masse."Bouteflika a été réélu dans un fauteuil", se sont moqués, vendredi 18 avril, de nombreux Algériens sur Twitter, partagés entre affliction et ironie devant l'état de la présidence en Algérie.

Avec AFP

Première publication : 18/04/2014

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