Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

Moyen-Orient

La prise d'otages, "monnaie d'échange" pour les djihadistes en Syrie

© Capture d'écran FRANCE 24 | Un membre de l'EIIL s'adressant à la foule à Alep

Vidéo par Philomé ROBERT

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/04/2014

L'État islamique en Irak et au Levant, soupçonné d'avoir enlevé les quatre journalistes français libérés samedi, aurait reçu une rançon pour mener son combat au nord de la Syrie, selon le spécialiste Fabrice Balanche, interrogé sur FRANCE 24.

Peu de détails ont filtré sur les conditions de la libération, samedi 19 avril, des quatre journalistes français détenus en Syrie depuis 10 mois. L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes djihadistes en Syrie, qui n’a pas revendiqué l’enlèvement, est pourtant soupçonné d’en être le responsable.

>> À lire sur FRANCE 24 : "Nous avons traversé la frontière à tête découverte, les mains dans les poches"

Ce groupe djihadiste est né en 2003, dans le but d’en finir avec les Américains venus combattre sur le sol irakien. "À la faveur de la crise syrienne, les rebelles de l’EIIL ont progressivement migré de leur base irakienne vers la Syrie", explique Fabrice Balanche, spécialiste de la question syrienne. "À cheval entre ces deux pays, les djihadistes ont établi leur fief dans la ville de Raqqa", située au Nord de la Syrie, précise-t-il.

Laurent Fabius : "L'État français ne paye pas de rançon"

Les Français ont représenté une monnaie d'échange

Bien que les autorités françaises aient maintes fois démenti le versement de toute rançon, préférant évoquer des "négociations" et des "discussions", de nombreux spécialistes s’autorisent à penser le contraire. "Les quatre journalistes français ont clairement représenté une monnaie d’échange, vis-à-vis du groupe rebelle", assure-t-il.

"Si la France n’a pas directement payé une rançon aux ravisseurs, on pense que le Qatar a joué un rôle décisif, comme il a sans doute réglé la rançon pour la libération des sœurs de Maaloula en Syrie, il y a deux mois", poursuit Fabrice Balanche.

>> À lire sur FRANCE 24 : De retour en France, les ex-otages évoquent des conditions de détention "rudes"

"Et comme les combattants de l’EIIL ont besoin d’argent pour mener leur combat contre les autres groupes rebelles au nord de la Syrie et que ce groupe est privé de financements internationaux, contrairement aux autres groupes rebelles, il se sert des otages pour poursuivre le combat."

Selon Fabrice Balanche, l'EIIL a également dû obtenir la libération de ses membres capturés par d'autres groupes rebelles comme le Front al-Nosra, en échange de la libération des quatre Français.

Première publication : 20/04/2014

  • SYRIE

    Bachar al-Assad se rend dans la ville chrétienne de Maaloula pour la fête de Pâques

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    Syrie : les djihadistes de l’EIIL imposent des règles moyenâgeuses aux chrétiens

    En savoir plus

  • SYRIE

    Al-Qaïda désavoue publiquement l'État islamique en Irak et au Levant

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)