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FRANCE

Jihadistes français en Syrie : le plan de lutte de Paris

© AFP

Vidéo par FRANCE 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/04/2014

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve va présenter un plan pour tenter d'empêcher les jeunes Français de partir en Syrie combattre aux côtés de groupes islamistes, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Alors que le nombre de candidats au jihad a fortement augmenté en France ces derniers mois, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve doit présenter en Conseil des ministres, mercredi 23 avril, un plan pour tenter d’empêcher les jeunes Français de partir en Syrie combattre aux côtés de groupes islamistes, a indiqué mardi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

"C'est un très grand sujet. Maintenant, les gens partent plus nombreux et plus jeunes", a déclaré sur RTL, Laurent Fabius, estimant que près de 500 Français auraient grossi les rangs du jihad depuis le début du conflit voilà trois ans. Un chiffre qui augmente au fil des mois : Manuel Valls estimait en janvier dernier qu’ils étaient 250.
 
 
Pour endiguer le phénomène, les candidats au jihad seront placés sous surveillance par la biais d'Internet, où un certain nombre d'entre eux se font endoctriner. Laurent Fabius a estimé que l’action française devait autant prévenir les dérives qu’envisager les moyens d’une réintégration sociale de ces jeunes embrigadés dans les milices hostiles au régime de Bachar al-Assad
 
"Notre action consiste à prendre les choses depuis l'amont jusqu'à l'aval. Notre action, c'est déceler les jeunes portés vers cette dérive tragique et pour cela, il faut une surveillance cyber [sur internet, ndlr]" a déclaré Laurent Fabius, avant de rappeler que le contrôle devait également se poursuivre sur le terrain : "Il faut freiner et empêcher le passage à la frontière syrienne, puis il faut régler la question du retour et du suivi et de la réintégration", a ajouté le ministre des Affaires étrangères, sans plus de détails.
 
Prévention, signalisation, mutualisation
 
Si Laurent Fabius n'a pas voulu en dire plus sur ce plan qui doit être révélé mercredi par Bernard Cazeneuve, "Le Figaro" dévoile ce mardi les principaux axes du projet ministériel. Selon le quotidien français, plus d'une vingtaine de mesures très concrètes y sont stipulées.
 
 
Il est notamment question du rétablissement de l'autorisation de sortie du territoire pour les mineurs, supprimée depuis le 1er janvier 2013. Mais le plan propose surtout la mise en place d’une "structure ad hoc" qui viendra aider et conseiller "des familles dont l'enfant fréquente une mosquée fondamentaliste ou encore surfe sur des sites faisant l'apologie du terrorisme", explique "Le Figaro". Psychologues, chercheurs ainsi que différents services sociaux y seront à disposition de ceux  qui soupçonnent leurs enfants de radicalisation précoce.
 
Au-delà de la prévention et du soutien, un volet "signalisation" sera également compris dans le plan de la place Beauvau. En cas de "forte intuition", il sera possible d’inscrire un profil à risque dans le Fichier des personnes recherchées (FPR), ainsi que dans la base du Système d’information Shengen qui centralise les recherches à l’échelle européenne, précise "Le Figaro".
 
Bernard Cazeneuve s’inscrit dans la lignée de Manuel Valls, qui s’était déjà alarmé du phénomène lorsqu’il était locataire de la Place Beauvau : "Le phénomène m’inquiète, le mot est faible. Il représente pour moi le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années. Nous pouvons être dépassés par ce phénomène, vu l’ampleur, nous Français et Européens", avait-il affirmé il y a trois mois. M. Cazeneuve se place aussi dans une logique européenne. Il doit  se rendre à Londres le 30 avril où il rencontrera ses homologues anglais, allemand et belge touchés par le même phénomène. Fin janvier, on dénombrait plus de deux cents citoyens belges et plus de deux cents citoyens allemands partis combattre en Syrie. 

Première publication : 22/04/2014

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