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Afrique

Le retour "hautement politique" d'Abdoulaye Wade à Dakar

© AFP | Abdoulaye Wade, le 25 mai 2012

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 24/04/2014

Après 22 mois en France, l'ex-président Abdoulaye Wade doit rentrer mercredi à Dakar. Il qualifie son retour de "hautement politique" alors que son parti manque de leadership et que son fils est incarcéré pour "enrichissement illicite" présumé.

Après bientôt deux ans d’absence, le "vieux" – comme on le surnomme à Dakar – est sur le point de rentrer au pays. Abdoulaye Wade, 87 ans, président du Sénégal de 2000 à 2012 est attendu dans la capitale sénégalaise, mercredi 23 avril. Plusieurs déplacements avaient déjà été annoncés ces derniers mois. Mais "cette fois-ci, c’est confirmé : il arrivera en début d’après-midi (mercredi) à Dakar", a annoncé à la presse un porte-parole du Parti démocrate sénégalais (PDS), le parti d’Abdoulaye Wade.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2012, qui a vu la victoire de son adversaire (et ex-Premier ministre) Macky Sall, Abdoulaye Wade s’était retiré en France et n’avait pas remis les pieds dans son pays depuis vingt-deux mois. Pour l’occasion, il va bénéficier d’un accueil en grande pompe. Une fois sorti de l’aéroport, il participera à un grand meeting que les libéraux organisent en son honneur sur le Boulevard du Général-de-Gaulle. "C’est un retour historique, parce que c’est la première fois qu’un chef d’État séjourne à l’étranger pendant deux ans et décide de revenir au bercail", a indiqué Modou Fada Diagne, un des ténors du PDS , au journal sénégalais "Le Soleil".

"La démocratie doit revenir"

Dans une interview au quotidien français "Le Monde", Abdoulaye Wade explique les raisons de son retour qu’il qualifie son retour de "hautement politique". Il pourrait en profiter pour relancer le PDS qui manque de leadership depuis le départ de son fondateur. "Le PDS est le parti majoritaire, même s'il est dispersé du fait de l'absence d'un leader capable de fédérer tout le monde."

Pour ce faire, Abdoulaye Wade tacle le président en exercice : "Macky Sall est conscient de la dégradation politique, économique et sociale du Sénégal." Et il défend le bilan de ses douze années à la tête du pays : "Les Sénégalais ont comparé le régime actuel avec le mien et ont tiré les conclusions qui s'imposent." L’ancien président lance un avertissement : "Je vais lui dire que je ne souhaite pas qu'il y ait un affrontement pour le pouvoir au Sénégal, mais que, pour cela, la démocratie doit revenir."

Karim Wade toujours en prison

Mais pour nombre de commentateurs, Abdoulaye Wade veut surtout défendre son fils et ancien "super ministre". Karim, 45 ans, est emprisonné depuis un an pour "enrichissement illicite". Des poursuites qui, selon l’ancien président, ont une explication évidente : "Si Macky Sall a mis mon fils en prison, c'est parce qu'il voyait en lui le seul rival capable de l'affronter."

Karim Wade est soupçonné du plus grand détournement de l'histoire du pays. Son procès est prévu en juin mais ses avocats espèrent faire tomber toutes les accusations qui le visent. L’un d’eux a annoncé lundi à l’AFP que le montant des biens accumulés illégalement (selon l’accusation) était passé à 800 milliards de francs CFA (1,2 milliards d’euros) à 117 milliards de francs CFA (178 millions d’euros). Pour l’éditorialiste du portail Senenews, Karfa Sira Diallo, il n’y a pas photo : "Le renvoi de Karim Wade devant un tribunal a précipité le retour de l’ex-président décidé à jouer sa dernière carte pour arracher son fils des griffes de Macky Sall."

Première publication : 22/04/2014

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