Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

FOCUS

À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ioannis Kasoulides, ministre chypriote des Affaires étrangères

En savoir plus

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève entre dans sa deuxième semaine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La revanche de David Cameron"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

SUR LE NET

Le "Blood Bucket Challenge", nouvelle tendance en Ukraine

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Vidéo : les villages repris à l'EI portent les stigmates des combats

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Ebola : pourquoi les femmes sont-elles les premières victimes du virus ?

    En savoir plus

  • Foot européen : le Real cartonne, Manchester United sombre

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

  • Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

    En savoir plus

  • Ligue 1 : l’OM vire en tête, Paris cale encore

    En savoir plus

  • Yémen : Sanaa contraint de partager le pouvoir avec la rébellion chiite

    En savoir plus

  • Syrie : plus de 100 000 Kurdes ont fui en Turquie l'avancée de l'EI

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy a "envie" mais surtout "pas le choix" de revenir en politique

    En savoir plus

  • Ebola : après trois jours de confinement, la vie reprend en Sierra Leone

    En savoir plus

  • Pas de zone tampon sans respect du cessez-le-feu, exige l’armée ukrainienne

    En savoir plus

  • À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

    En savoir plus

  • Ashraf Ghani succède à Hamid Karzaï à la présidence afghane

    En savoir plus

  • Des milliers de pacifistes manifestent à Moscou contre la guerre en Ukraine

    En savoir plus

  • De Paris à New York, les défenseurs du climat se mobilisent

    En savoir plus

  • En Albanie, le pape François prône la tolérance religieuse et fustige les jihadistes

    En savoir plus

  • Mondial de volley : la France échoue au pied du podium

    En savoir plus

  • Vidéo : la Turquie "débordée" par l’afflux de réfugiés kurdes de Syrie

    En savoir plus

  • Grand Prix de Singapour : Hamilton reprend les commandes de la F1

    En savoir plus

Economie

Le patron du Facebook russe s’exile pour échapper à l'œil de Moscou

© AFP | La page d'accueil de VK en anglais

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/04/2014

En Russie, plusieurs projets de loi visent à renforcer le contrôle de l’État sur Internet. Des dispositions qui, conjuguées aux pressions menées par les renseignements pour récupérer des données, poussent les ténors du Web russe à quitter le pays.

Traditionnellement plutôt débridé, l’Internet russe est en train de vivre une petite révolution. En début de semaine, la Douma – la chambre basse du Parlement russe - a adopté un arsenal de lois anti-terroristes, qui comprend notamment un nombre conséquent de dispositions visant à renforcer le contrôle de l’État sur le Web.

Les blogueurs voient ainsi leurs libertés considérablement amputées. Tout site qui concentre plus de 3 000 visites quotidiennes devra désormais se conformer aux obligations déjà en vigueur pour les médias : se signaler auprès de l’autorité de contrôle des médias, Roskomnadzor, conserver l’intégralité de ses données sur une durée de six mois et vérifier la véracité de l’intégralité des informations publiées.

Le mouvement Euromaïden dans le viseur

Ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans une logique de reprise en main de l’Internet par Moscou. Un changement de ligne qui impacte considérablement le paysage du Web russe. VKontakte (VK), le premier réseau social du pays, qui devance l’américain Facebook avec plus de cent millions d’utilisateurs, vient lui aussi de vivre une petite révolution.

Son fondateur, Pavel Dourov, a quitté la Russie au lendemain de l’acceptation de sa démission par VK. Dans une interview au site web américain TechCrunch, Dourov motive son départ par la pression de plus en plus forte des autorités russes pour qu’il accepte de remettre au FSB – les services secrets russes – les données personnelles de certains de ses utilisateurs.

Il s’agissait notamment d’organisateurs du mouvement ukrainien pro-européen Euromaïdan, qui a chassé le président pro-russe Viktor Ianoukovitch du pouvoir à Kiev. "J'ai peur qu'il n'y ait pas de retour en arrière", a expliqué Dourov à TechCrunch. "Pas après que j'ai refusé publiquement de coopérer avec les autorités. Elles ne peuvent pas me supporter."

Blocages stratégiques et poursuites judiciaires

Si Dourov a préféré quitter le pays face à cette pression grandissante, d’autres personnalités influentes en Russie ont vu leurs plateformes web frappées d’interdiction par le Kremlin. En mars, Roskomnadzor avait ordonné le blocage de quatre sites Internet pour "incitation à des activités illégales", parmi lesquels le blog de l'opposant numéro un à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny.

Navalny a été contraint de s’acquitter d’une amende de 300 000 roubles (6 000 euros) pour "diffamation", mais risque potentiellement beaucoup plus gros, alors qu’il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie, qu’il a toujours qualifiée de complot. La justice doit se prononcer ultérieurement sur ce dossier.

Vers une surveillance dans les écoles ?

Si les insoumis au Kremlin sont particulièrement visés par ce contrôle renforcé du Web, la surveillance massive de la population sur Internet est également sur l’agenda du pouvoir. La semaine passée, un autre projet de loi sur la protection antiterroriste des écoles proposait la surveillance des élèves.

Le texte propose de responsabiliser les directions des lycées et universités russes sur les pratiques de leurs étudiants. Dans les faits, elles seraient contraintes d’"analyser les sites personnels des élèves et du personnel" et de constituer des dossiers sur ceux "qui ont tendance à enfreindre les règles".

Un projet qui tranche cependant avec les déclarations publiques du président russe Vladimir Poutine. La semaine passée, lors de sa séance annuelle de questions-réponses, il avait été interpellé sur la surveillance de la population en Russie par l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden.

"Nous avons un règlement juridique strict concernant l'utilisation par les services spéciaux de ces moyens, notamment des écoutes téléphoniques et de la surveillance sur Internet, avait alors martelé Poutine. C'est pour cela qu'[une surveillance] massive et aveugle ne peut pas exister [en Russie]. J'espère vraiment que nous ne nous le permettrons jamais."

Avec AFP

Première publication : 23/04/2014

  • SUR LE NET

    Ukraine - Russie : la guerre de l'image sur Internet

    En savoir plus

  • Russie : des blogueurs anti-corruption défient le pouvoir

    En savoir plus

  • Russie : une liste noire de sites Internet bloqués

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)