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Afrique

Abdoulaye Wade bloqué au Maroc, confusion sur son retour à Dakar

© AFP | Abdoulaye Wade, le 22 avril 2014 au cours d'une interview pour RFI

Vidéo par Bineta DIAGNE

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 24/04/2014

L'ex-président Abdoulaye Wade était attendu mercredi à Dakar après 22 mois passés en France. Mais jeudi matin, son avion se trouvait toujours en escale à Casablanca. Il devrait n'arriver que vendredi au Sénégal.

Après bientôt deux ans d’absence, le "vieux" – comme on le surnomme à Dakar – devait rentrer au pays, mercredi 23 avril. Abdoulaye Wade, 87 ans, président du Sénégal de 2000 à 2012, était attendu dans la capitale sénégalaise en milieu d’après-midi. Mais son avion privé n’est jamais arrivé et l’ancien président a passé la nuit de mercredi à jeudi à Casablanca, au Maroc.

De nombreux partisans avaient fait le déplacement à l’aéroport de Dakar pour l'accueillir. Un fort dispositif de sécurité avait été mis en place pour empêcher tout rassemblement massif. Ils se sont ensuite retrouvés au siège de la formation politique dont Abdoulaye Wade est toujours secrétaire général, le Parti démocratique sénégalais (PDS). L'ancien chef d'État y a fait lire un message dans lequel il expliquait qu’il arriverait en fait vendredi au Sénégal.

Problème de plan de vol et d’autorisation de décollage

Selon un porte-parole du PDS, l’avion transportant l’ex-dirigeant en provenance du Maroc n’aurait pas reçu l’autorisation de se poser à Dakar. Ou n’aurait pas reçu l’autorisation de décoller de Casablanca pour venir au Sénégal. La présidence sénégalaise a d’abord expliqué n’avoir reçu aucune demande d’atterrissage au cours des dernières 48 heures. Puis elle a démenti avoir refusé une autorisation d’atterrir de l’appareil transportant Abdoulaye Wade.

De leur côté, les autorités estiment qu'Abdoulaye Wade aurait tout fait pour compliquer les démarches administratives en changeant au dernier moment le nom des passagers sur les documents de vol. Ceci nécessitant une nouvelle validation de l’aviation civile. Du côté du PDS, on affirme que les autorités souhaitaient que l’ancien président arrive plus discrètement, si possible de nuit, alors que ses partisans avaient prévu un accueil en grande pompe à l’aéroport puis un meeting sur le boulevard du Général-de-Gaulle.

"Tout est fait pour saboter son retour. Tout est fait pour qu’il arrive tard dans la nuit. Des provocations, tout rassemblement interdit, tout stationnement jusqu’à l’aéroport interdit, tout meeting interdit (…) Ils se sont rendus compte qu’il y a une mobilisation monstre pour accueillir le président Wade", a déclaré Amadou Sall, ancien porte-parole de campagne d'Abdoulaye Wade, sur l’antenne de FRANCE 24.

Un retour "hautement politique"

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2012, qui a vu la victoire de son adversaire (et de son ancien Premier ministre) Macky Sall, Abdoulaye Wade s’est retiré en France et n’a pas remis les pieds dans son pays depuis vingt-deux mois. Dans une interview au quotidien français "Le Monde", Abdoulaye Wade explique les raisons de son retour qu’il qualifie son retour de "hautement politique". Il pourrait en profiter pour relancer le PDS qui manque de leadership depuis le départ de son fondateur. "Le PDS est le parti majoritaire, même s'il est dispersé du fait de l'absence d'un leader capable de fédérer tout le monde."

Pour ce faire, Abdoulaye Wade tacle le président en exercice : "Macky Sall est conscient de la dégradation politique, économique et sociale du Sénégal." Et il défend le bilan de ses douze années à la tête du pays : "Les Sénégalais ont comparé le régime actuel avec le mien et ont tiré les conclusions qui s'imposent." L’ancien président lance un avertissement : "Je vais lui dire que je ne souhaite pas qu'il y ait un affrontement pour le pouvoir au Sénégal, mais que, pour cela, la démocratie doit revenir."

Karim Wade toujours en prison

Mais pour nombre de commentateurs, Abdoulaye Wade veut surtout défendre son fils et ancien "super ministre". Karim, 45 ans, est emprisonné depuis un an pour "enrichissement illicite". Des poursuites qui, selon l’ancien président, ont une explication évidente : "Si Macky Sall a mis mon fils en prison, c'est parce qu'il voyait en lui le seul rival capable de l'affronter."

Karim Wade est soupçonné du plus grand détournement de l'histoire du pays. Son procès est prévu en juin mais ses avocats espèrent faire tomber toutes les accusations qui le visent. L’un d’eux a annoncé lundi à l’AFP que le montant des biens accumulés illégalement (selon l’accusation) était passé à 800 milliards de francs CFA (1,2 milliards d’euros) à 117 milliards de francs CFA (178 millions d’euros). Pour l’éditorialiste du portail Senenews, Karfa Sira Diallo, il n’y a pas photo : "Le renvoi de Karim Wade devant un tribunal a précipité le retour de l’ex-président décidé à jouer sa dernière carte pour arracher son fils des griffes de Macky Sall."

Première publication : 24/04/2014

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