Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Maroc : Sit-in pour dénoncer les agressions sexuelles

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : en Angola, les "raptivistes" investissent le champ politique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les bonnes fréquences de "120 battements par minute"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Quel statut pour les travailleurs détachés?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Lettre à un jeune Marocain"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Hollande à Macron : "Attention..."

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Samuel L. Jackson et Magic Johnson pris pour des migrants

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nouveau gouvernement au Gabon : deux membres de l'opposition font leur entrée

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle stratégie pour les États-Unis en Afghanistan ? (partie 2)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Une personnalité française ou internationale, issue de l’univers économique, culturel, politique ou diplomatique, nous livre son regard sur l’actualité. Le samedi à 8h45.

Dernière modification : 30/04/2014

Nicolas Hénin, ex-otage en Syrie : "Ces gens n’ont pas réussi à me casser"

© FRANCE 24

Nicolas Hénin est resté dix mois retenu en otage par des djihadistes en Syrie. Libéré avec trois autres journalistes français mi-avril, il raconte son calvaire à FRANCE 24.

Un peu plus d’une semaine après sa libération, le journaliste et ex-otage français en Syrie, Nicolas Hénin, raconte à FRANCE 24 sa détention. Enlevé le 22 juin 2013 à Raqqa, dans le nord de la Syrie, il a été libéré dans la nuit du 19 au 20 avril 2014 avec trois autre otages, les journalistes Pierre Torrès, Didier François et Édouard Élias.

"La libération, c’est la sortie d’une sorte de trou noir, explique-t-il au micro de FRANCE 24. Pendant dix mois, on a extrêmement peu d’idées de ce qui se passe à l’extérieur, de ce qui se passe en termes de contact entre les ravisseurs et les autorités. Et puis tout nous tombe dessus. Dix mois d’actualité à rattraper, et surtout, on prend conscience de l’élan de générosité, de solidarité, qui a été soulevé à l’occasion de notre captivité, c’est très émouvant".

L’homme raconte la "joie intense" de ses retrouvailles avec sa femme et ses deux filles, âgées de 18 mois et de quatre ans. "Mais quand je me vois, souriant, retrouvant mes filles… Je trouve ces images un tout petit peu indécentes parce que je continue de penser aux Syriens que je laisse derrière moi, qui sont plongés dans une crise dramatique. Et je pense aux otages qui restent", poursuit Nicolas Hénin.

"Ça a été dur, parfois"

Pendant dix mois, le journaliste est resté aux mains de combattants djihadistes. "Beaucoup de nos geôliers étaient francophones, dont certains très bons francophones. D’autres parlaient un anglais sans accent, d’autres encore, un espagnol sans accent, ce qui donne l’impression que de nombreuses personnes étaient venues de divers endroits du monde spécialement pour combattre en Syrie", note le journaliste.

Au cours des premiers mois de sa détention, Nicolas Hénin est resté aux abords d’Alep, où se trouve ce que certains experts ont appelé "une usine à otage", tant le nombre de personnes retenues illégalement – Occidentaux et Syriens – est important. "Nous, on était un petit groupe, je ne sais pas où étaient les autres otages occidentaux. On est resté à Alep durant l’été et une partie de l’automne, raconte-t-il. Puis on a été déplacés, on a fait des heures et des heures de route sans savoir où on se trouvait".

Au début, dans les premières prisons, il côtoyait des otages Syriens. Puis il a été déplacé dans des lieux de détention spécifiques pour les Occidentaux. En tout, il a été déplacé une dizaine de fois. "Les conditions de détention étaient très basiques en terme d’hygiène, d’accès aux soins, de nourriture, de confort, explique-t-il. Mais quand je regarde d’autres cas de prises d’otage, des gens qui se faisaient battre toute la journée, qui ont perdu énormément de poids… Je me dis que ça n’a pas été drôle, que ça a été dur parfois, mais que je suis entier, j’ai toute ma tête. Ces gens n’ont pas réussi à me casser".

 

Par FRANCE 24

COMMENTAIRE(S)

Les archives

01/08/2017 Sports

Tony Estanguet : "Les JO ont besoin de revenir en Europe"

Dans un entretien accordé à France 24 au Grand Palais à Paris, Tony Estanguet, co-président du comité de candidature de Paris-2024, se dit confiant quant à la candidature...

En savoir plus

27/07/2017 Moyen-Orient

Pour le ministre égyptien des Affaires étrangères, le Qatar "soutient et finance le terrorisme"

Dans un entretien accordé à France 24, Sameh Choukri, ministre égyptien des Affaires étrangères, accuse le Qatar de soutenir le terrorisme en Égypte. Sameh Choukri soutient que...

En savoir plus

26/07/2017 Libye

Khalifa Haftar : "Nous traiterons avec tous les groupes terroristes par les armes"

Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le général Khalifa Haftar, qui contrôle l'est de la Libye, revient sur l'accord conclu en France mardi avec son rival Fayez...

En savoir plus

26/07/2017 Afrique

Sarraj : "Nous avons besoin de l'ONU pour organiser des élections en Libye"

Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'entente nationale libyen – reconnu par la communauté internationale –, revient sur...

En savoir plus

18/07/2017 Turquie

Fethullah Gülen : "Je ne m'inquiète pas d'une extradition vers la Turquie"

Dans un entretien exclusif à France 24, Fethullah Gülen, considéré par Ankara comme l'instigateur du putsch manqué de juillet 2016 en Turquie, admet qu'il a rencontré un...

En savoir plus