Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

geurre en syrie, mossoul, relations russo-américaines Partie 2

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

remaniement ministeriel, brexit, conseil de l'Europe Partie 1

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pour le président Santos, le désarmement des Farc est un "jour historique"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Gouvernement Philippe II : les technocrates aux manettes ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macron, l'Européen

En savoir plus

TECH 24

Passe ton code d'abord !

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Année France-Colombie : le pays andin à l’honneur dans l’Hexagone

En savoir plus

#ActuElles

Réfugiées syriennes en Jordanie : la menace Trump

En savoir plus

FOCUS

Réchauffement climatique : un danger pour le vin français

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Une personnalité française ou internationale, issue de l’univers économique, culturel, politique ou diplomatique, nous livre son regard sur l’actualité. Le samedi à 8h45.

Dernière modification : 30/04/2014

Nicolas Hénin, ex-otage en Syrie : "Ces gens n’ont pas réussi à me casser"

© FRANCE 24

Nicolas Hénin est resté dix mois retenu en otage par des djihadistes en Syrie. Libéré avec trois autres journalistes français mi-avril, il raconte son calvaire à FRANCE 24.

Un peu plus d’une semaine après sa libération, le journaliste et ex-otage français en Syrie, Nicolas Hénin, raconte à FRANCE 24 sa détention. Enlevé le 22 juin 2013 à Raqqa, dans le nord de la Syrie, il a été libéré dans la nuit du 19 au 20 avril 2014 avec trois autre otages, les journalistes Pierre Torrès, Didier François et Édouard Élias.

"La libération, c’est la sortie d’une sorte de trou noir, explique-t-il au micro de FRANCE 24. Pendant dix mois, on a extrêmement peu d’idées de ce qui se passe à l’extérieur, de ce qui se passe en termes de contact entre les ravisseurs et les autorités. Et puis tout nous tombe dessus. Dix mois d’actualité à rattraper, et surtout, on prend conscience de l’élan de générosité, de solidarité, qui a été soulevé à l’occasion de notre captivité, c’est très émouvant".

L’homme raconte la "joie intense" de ses retrouvailles avec sa femme et ses deux filles, âgées de 18 mois et de quatre ans. "Mais quand je me vois, souriant, retrouvant mes filles… Je trouve ces images un tout petit peu indécentes parce que je continue de penser aux Syriens que je laisse derrière moi, qui sont plongés dans une crise dramatique. Et je pense aux otages qui restent", poursuit Nicolas Hénin.

"Ça a été dur, parfois"

Pendant dix mois, le journaliste est resté aux mains de combattants djihadistes. "Beaucoup de nos geôliers étaient francophones, dont certains très bons francophones. D’autres parlaient un anglais sans accent, d’autres encore, un espagnol sans accent, ce qui donne l’impression que de nombreuses personnes étaient venues de divers endroits du monde spécialement pour combattre en Syrie", note le journaliste.

Au cours des premiers mois de sa détention, Nicolas Hénin est resté aux abords d’Alep, où se trouve ce que certains experts ont appelé "une usine à otage", tant le nombre de personnes retenues illégalement – Occidentaux et Syriens – est important. "Nous, on était un petit groupe, je ne sais pas où étaient les autres otages occidentaux. On est resté à Alep durant l’été et une partie de l’automne, raconte-t-il. Puis on a été déplacés, on a fait des heures et des heures de route sans savoir où on se trouvait".

Au début, dans les premières prisons, il côtoyait des otages Syriens. Puis il a été déplacé dans des lieux de détention spécifiques pour les Occidentaux. En tout, il a été déplacé une dizaine de fois. "Les conditions de détention étaient très basiques en terme d’hygiène, d’accès aux soins, de nourriture, de confort, explique-t-il. Mais quand je regarde d’autres cas de prises d’otage, des gens qui se faisaient battre toute la journée, qui ont perdu énormément de poids… Je me dis que ça n’a pas été drôle, que ça a été dur parfois, mais que je suis entier, j’ai toute ma tête. Ces gens n’ont pas réussi à me casser".

 

Par FRANCE 24

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/06/2017 Colombie

Pour le président Santos, le désarmement des Farc est un "jour historique"

Interviewé par Marc Perelman, le président colombien, actuellement en visite officielle en France dans le cadre de l’Année France-Colombie, s’exprime notamment sur les accords de...

En savoir plus

22/06/2017 Qatar

"Les Émirats sont mal placés pour juger le Qatar en matière de terrorisme"

En pleine crise diplomatique entre Doha et Riyad, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim Al-Thani, a accordé un entretien exclusif à...

En savoir plus

21/06/2017 Irak

Kurdistan irakien : le référendum d'indépendance, "une décision irréversible"

Dans une interview exclusive accordée à France 24, le président du gouvernement régional du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a affirmé que le référendum sur...

En savoir plus

17/06/2017 Donald Trump

Antony Blinken : "Poutine a tenté de délégitimiser nos institutions"

Antony Blinken, ancien vice-Secrétaire d'État américain, revient sur la supposée ingérence russe dans la présidentielle américaine, sur les premiers pas de Donald Trump, ainsi...

En savoir plus

10/06/2017 Économie mondiale

Edmund Phelps : "Pour avoir de la croissance, il faut de la créativité"

Edmund Phelps, prix Nobel d’économie 2006, et auteur de "La prospérité de masse" (Éd. Odile Jacob), est notre invité. Selon lui, la créativité revêt une double importance : non...

En savoir plus