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EUROPE

Une vague eurosceptique va-t-elle ébranler le Parlement européen ?

© AFP | Marine Le Pen et Geert Wilders, le chef de file du parti néerlandais PVV

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 05/05/2014

Les partis eurosceptiques, comme le Front national en France, sont crédités de fortes intentions de vote pour les élections européennes. Si elles espèrent former un groupe politique au Parlement, les formations anti-UE pâtissent d’un manque d’unité.

Le raz-de-marée populiste et eurosceptique annoncé lors des élections européennes menacerait-il à terme l'action du Parlement européen ? La réponse est oui, selon les leaders des principaux groupes politiques de cette institution. "Je suis convaincu que si l'Europe succombe aux sirènes populistes et eurosceptiques, ce serait un retour vers le chaos et la guerre", a martelé le Français Joseph Daul, chef de file du Parti populaire européen, dont est membre l'UMP.

Ce discours alarmiste a été repris par les quatre principaux candidats à la présidence de la Commission européenne, réunis à l’occasion d’un débat le 28 avril. "Les partis populaires ont un bouc émissaire pour tout, mais de solution pour rien", a lancé Martin Schulz, actuel président allemand du Parlement européen. Sa compatriote, l’eurodéputée écologiste Ska Keller, a dénoncé quant à elle la récupération des thèses d'extrême droite par des partis de centre droit : "Cela ne fait que les renforcer, c'est très dangereux". Plus offensif, le think tank britannique "Counterpoint" a publié, le même jour, un film sur Internet dénonçant l’impact des europhobes sur le vote en Europe.

Le film anti-partis eurosceptiques du think tank "Counterpoint"

Jusqu’à 150 députés eurosceptiques de droite

Cette levée de bouclier se justifie, aux yeux des pro-Européens, par le fait que les leaders populistes revendiquent haut et fort leur volonté d’occuper des sièges au Parlement de Strasbourg dans le seul but de mettre des bâtons dans les roues de la politique de l’UE. Ces populistes, qui jouissent d’une influence grandissante aux Pays-Bas, en Autriche ou encore en Suède, considèrent l'UE comme inefficace.

Les thèses eurosceptiques se voient créditées, dans les sondages, de fortes intentions de vote. En France, le Front national arriverait en tête, avec 24 % des voix, selon un sondage CSA pour BFMTV et le groupe "Nice Matin". Fort de ces projections, Jean-Marie Le Pen, tête de liste à l’âge de 86 ans dans la circonscription Sud-Est, a estimé que cela permettrait au FN de constituer "un groupe français de 15 à 20 députés européens", alors qu’ils ne sont pour l’instant que trois. Toujours selon des estimations, 150 députés eurosceptiques de droite pourraient être élus, à l’issue de ces élections, sur les 751 sièges que compte de l’hémicycle.

De quoi permettre la création d’un groupe politique, ce à quoi s’attèle Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs déjà scellé des alliances, notamment avec le Parti de Liberté néerlandais (PVV) de Geert Wilders, le Parti de Liberté autrichien (FPÖ) ou encore les Démocrates suédois (SD). Pour former un groupe politique, il faut au minimum 25 députés européens originaires d'au moins sept États membres de l’UE.

Rivalités

Toutefois, d’après la fondation Robert Schuman, un think tank pro-européen, le pouvoir de nuisance des partis anti-immigration au plan européen est limité. Ces formations ne sont en effet jamais parvenues à s'unir en un seul et même groupe de façon durable jusqu'à présent, rappelle la fondation.

De fait, des divergences entre eurosceptiques sont déjà très présentes. Nigel Farage, le leader de l'United Kingdom Independence Party (Ukip), en tête des intentions de vote outre-Manche, a refusé les avances de Marine Le Pen en estimant que "l'antisémitisme [était] inscrit dans l'ADN" du FN. La leader frontiste a réagi en dénonçant des "déclarations ignominieuses à l'égard de [son] mouvement". Elle a en outre vivement critiqué l'alliance politique entre Ukip et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan, fustigeant "une argumentation politique qui ne tient pas la route".

Le FN a fait savoir qu’il n’entendait pas inclure dans son groupe les membres d’Aube dorée, le parti ultranationaliste grec, du British National Party ou encore du Jobbik hongrois, auquel Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch étaient encore alliés jusqu'à fin 2013. De leur côté, les Vrais Finlandais et le Parti populaire danois ont rejoint l'Ukip britannique, en excluant toute alliance avec le FN.

Première publication : 29/04/2014

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