Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

États-Unis : les prisons californiennes surpeuplées

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionnée

En savoir plus

DÉBAT

Moscou sanctionnée par l'UE : Poutine peut-il plier ?

En savoir plus

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Punition collective"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les Français de l'armée israélienne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Si on commence à accueillir toute la misère du monde..."

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 02/05/2014

Irak : Halabja, sur les traces d'un massacre

© FRANCE 24

Il y a 25 ans, Saddam Hussein a orchestré l’un des plus grands massacres du XXe siècle. Pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), le régime de Bagdad accuse les Kurdes de trahison et de collaboration avec l’armée iranienne. En représailles, le 16 mars 1988, la ville d'Halabja, au Kurdistan irakien, est bombardée à l’arme chimique. En quelques heures, 5 000 personnes sont tuées. Aujourd’hui, les séquelles de ce massacre sont encore prégnantes. Nos reporters se sont rendues sur place.

L'opération Anfal menée sous l’ordre d'Ali Hassan al-Majid (surnommé "Ali le Chimique"), le cousin de Saddam Hussein, a détruit la ville d'Halabja et anéanti une grande partie de sa population. Le 16 mars 1988 à partir de 10 h 45, les chasseurs-bombardiers Mig et Mirage de l'armée irakienne survolent la zone pendant cinq heures et larguent des bombes chimiques contenant un mélange de gaz moutarde et de neurotoxiques Tabun, Sarin et VX. Un épais nuage blanc, puis jaune s'élève. Une odeur écœurante de pomme se répand. Les habitants, pris au piège, s'effondrent les uns après les autres. L’attaque chimique tue jusqu’à 5 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, et en blesse des milliers d’autres.

Un quart de siècle plus tard, qu'est devenue cette région attaquée à l'arme chimique ? Quelles sont les conséquences sur le long terme d'un tel massacre ? Comment vivent aujourd’hui les survivants et leurs descendants ? C'est avec ces questions en tête que nous nous sommes rendues à Halabja.

Nous avons découvert que tous les habitants de cette ville kurde, située à 250 kilomètres au nord-est de Bagdad, ont été touchés d'une façon ou d'une autre par le bombardement. Dans chaque maison, on garde des pommes en souvenir des disparus. Chacun a en mémoire des histoires plus tragiques les unes que les autres.

Nous avons rencontré des survivants de l'opération Anfal. Ils portent encore les stigmates du massacre. Cancers, problèmes respiratoires et dermatologiques sont le lot quotidien des habitants de la région. Nous avons aussi côtoyé des victimes indirectes, ces enfants nés avec des malformations, ou d’autres tombés malades après avoir découvert une fosse commune… Il y a enfin ces bombes qui n'ont pas explosées et que les agriculteurs retrouvent par hasard dans leurs champs…

"Génocide" ?

Aucun psychologue, aucun médecin spécialisé n'est pourtant présent dans la région. Les victimes se rendent en Iran, pays frontalier, pour consulter et s'endettent pour être soignés. Depuis plusieurs années, un centre spécialisé pour accueillir les victimes est en construction à Halabja.

Aujourd'hui, les Kurdes veulent faire reconnaître le massacre d'Halabja comme un "génocide". La communauté internationale, qui soutenait l'Irak contre l'Iran au moment des faits, a fermé les yeux. Seul le tribunal spécial irakien et la cour d'appel de La Haye ont avancé le terme de "génocide" en 2007.

Certaines entreprises occidentales sont par ailleurs accusées d’avoir fourni des armes non conventionnelles à Saddam Hussein. L’année dernière, le 10 juin 2013, vingt Kurdes d'Irak ont déposé au tribunal de grande instance de Paris une plainte contre X pour "complicité de crimes contre l'humanité" et "recel". Ils demandent une enquête sur le rôle de plusieurs personnes et sociétés françaises susceptibles d'avoir rendu possible ce massacre à l'arme chimique. Outre la condamnation d’éventuels complices, les victimes d'Halabja souhaitent que la justice les aide sur un plan médical et économique.

Par FRANCE 24

COMMENTAIRE(S)

Les archives

25/07/2014 Halal

L’essor du tourisme "100 % halal"

Après la confiserie, les cosmétiques et les vêtements traditionnels, la tendance est désormais aux séjours touristiques "halal". En cette période estivale, notre reporter vous...

En savoir plus

18/07/2014 Hong Kong

Hong Kong, la rebelle

Après un siècle et demi de colonisation britannique, Hong Kong a retrouvé en 1997 avec fierté son identité chinoise. Mais depuis, l’atmosphère a radicalement changé. Notre...

En savoir plus

11/07/2014 Italie

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

Le monde a changé après les attentats du 11-Septembre. La "guerre contre le terrorisme" qui s'en est suivi a broyé des vies, comme celle de l’Italien d'origine marocaine Abou...

En savoir plus

04/07/2014 Santé

Italie : Naples, terre malade

Boues industrielles, ordures en tout genre et même déchets nucléaires... Pendant des années, le crime organisé a déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la...

En savoir plus

20/06/2014 Réfugiés syriens

Le difficile retour des Arméniens de Syrie sur la terre de leurs ancêtres

Avec la guerre, des milliers d’Arméniens installés en Syrie depuis plusieurs générations, principalement à Alep, se sont réfugiés en Arménie. Mais pour nombre d’entre eux,...

En savoir plus