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Afrique

Nouveau massacre de Boko Haram, la mobilisation pour les lycéennes s'intensifie

© AFP - Manifestant nigérian réclamant la libération des 223 lycéennes kidnappées par Boko Haram

Vidéo par Axel MAY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/05/2014

Alors que Washington, Paris et Londres offrent leur aide pour obtenir la libération des 223 Nigérianes détenues par Boko Haram, des témoins rapportent que la secte a mené lundi une attaque ayant fait 300 morts dans le nord-est du pays.

Une attaque menée lundi 5 mai par les islamistes de Boko Haram dans une ville du nord-est du Nigeria, proche de la frontière camerounaise, a fait des centaines de morts, ont indiqué mercredi un responsable politique local et des témoins. "Le bilan de l'attaque est d'environ 300 morts", a déclaré à l'AFP Ahmed Zanna, sénateur de cette région. Les témoins ont, de leur côté, compté plus de 100 cadavres dans la ville de Gamboru Ngala, localité de l'État de Borno, fief historique de la secte islamiste, qui a revendiqué le rapt à Chibok de plus de 200 adolescentes.

D’après des témoignages d'habitants, les assaillants, arrivés dans la ville en pleine journée à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs de la police et de l'armée, ont brûlé le marché, le bureau des douanes, le commissariat de police et presque tous les magasins de la ville, avant de repartir.

Critiquée pour son incapacité à mettre fin à l’insurrection qui sème la terreur dans le nord-est du Nigeria, l'armée s’est adjoint les services des milices privées, constituées de civils. En réponse, la secte mène régulièrement de violentes expéditions punitives contre la population. Dorénavant, "Boko Haram s'en prend à des villages tout entiers [...] massacrant parfois jusqu'à 200 à 300 villageois, hommes et femmes" pour se venger de la complicité des civils avec l'armée, explique à l’AFP le chercheur français Marc-Antoine Pérouse de Montclos.

La police offre plus de 200 000 euros contre des informations

Après l'annonce du rapt de huit autres adolescentes dans la nuit du 5 au 6 mai, le président américain, Barack Obama, a indiqué qu'il allait envoyer des forces de sécurité américaines pour aider le gouvernement de Goodluck Jonathan à retrouver les lycéennes enlevées à Chibok.

Son homologue français, François Hollande, lui a emboîté le pas évoquant que Paris "fera tout pour aider le Nigeria". Une "équipe spécialisée" est disponible pour aider aux recherches, a précisé peu après le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le gouvernement britannique a également annoncé l'envoi d'une équipe d'experts sur le terrain. Quant à la Chine, elle a également proposé son aide pour lutter contre "le terrorisme".

Obama : "Nous avons déjà envoyé une équipe sur place"

En attendant le déploiement de l’aide étrangère, la police nigériane a offert, mercredi, 50 millions de nairas (215 000 euros) à quiconque fournirait des informations permettant de retrouver les otages. Le département d'État américain a indiqué disposer d'indications selon lesquelles les adolescentes auraient été emmenées dans des pays voisins. Une déclaration qui fait écho aux informations - non confirmées - de responsables locaux à Chibok précisant que les captives avaient été vendues comme épouses à des combattants islamistes du Cameroun et du Tchad.

"Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer"

L'insurrection menée depuis cinq ans par Boko Haram, dont le nom signifie "l'éducation occidentale est un péché" en langue haoussa, a déjà fait des milliers de morts, au cours d'attaques visant des écoles, des églises, des mosquées et des symboles de l'État et des forces de l'ordre. Opérant jusqu’alors dans le nord-est du pays, la secte a perpétré deux attentats à la voiture piégée qui ont fait plus de 90 morts dans la banlieue d'Abuja, la capitale fédérale, en moins de trois semaines. Cette action de Boko Haram qui revendique la création d'un État islamique dans le Nord, rappelle que le groupe peut frapper partout dans le pays.

Actuellement, plus de 6 000 hommes sont déployés à Abuja qui accueille jusqu’à vendredi un "Forum économique" auquel participe le Premier ministre chinois, Li Keqiang. "Cette démonstration de force devrait assurer la sécurité des participants mais le gouvernement nigérian, en profonde difficulté, ne peut pas protéger son peuple, attirer des investissements et exploiter tous les potentiels de son pays s'il ne parvient pas à mettre fin à cette insurrection violente" de Boko Haram, écrivait, mercredi 7 mai, le "New York Times" dans un éditorial.

Même son de cloche sur le site Guinée Conakry Info, qui déplore l’inaction des autorités nigérianes ainsi que la mobilisation tardive de la communauté internationale. "Les membres de Boko Haram n’hésiteront pas à recommencer leur ignoble opération aussi longtemps qu’on leur en laissera l’opportunité. La seule façon de les stopper est de tuer le mouvement dans l’œuf en lui infligeant une défaite militaire totale. La stabilité politique, la sécurité et l’économie du Nigeria s’en porteront mieux après", écrit l’éditorialiste Boubacar Sanso Barry.

Avec AFP

Première publication : 07/05/2014

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