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Economie

Patrick Kron, le PDG "cumulard" d’Alstom

© AFP | Patrick Kron

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 09/05/2014

Patron d’Alstom, administrateur de Bouygues et de l’Association française des entreprises privées… Patrick Kron vient d’être élu au conseil d’administration du groupe pharmaceutique Sanofi. Portrait.

Patrick Kron prépare-t-il ses arrières ? En pleines négociations sur la cession de la branche énergie de son groupe, le PDG d’Alstom a été élu, lundi 5 mai, au Conseil d’administration de Sanofi avec plus de 97% des voix des actionnaires. Actuellement, il est déjà administrateur de Bouygues mais aussi de l’Association française des entreprises privées (Afep).

Ses nouvelles fonctions peuvent surprendre avant tout car Patrick Kron a déjà fort à faire avec Alstom qu’il dirige depuis 2003 et dont l’avenir est encore très flou. Au titre de l’exercice 2013 - dont les résultats ont été dévoilés mercredi 7 mai - le groupe présente un chiffre d’affaires stable à 21 milliards d’euros mais il affiche un bénéfice net en recul de 28% à 556 millions d'euros. La faute à qui ? Le branche énergie, bien sûr ! Ces chiffres réaffirment le besoin urgent pour Alstom de se restructurer. La décision de reprise en faveur de l’Américain General Electric, de l’Allemand Siemens ou tout autre potentiel acquéreur doit ainsi être annoncée fin mai.

“Aucune compétence dans le domaine pharmaceutique”

En attendant, Patrick Kron prend donc le temps “d’aller voir ailleurs”. Son implication avec Sanofi est d’autant plus étonnante que l’intéressé a lui-même confié, dans un communiqué après l’annonce de son élection, "n'avoir pas de compétence spécifique dans le domaine pharmaceutique". Il précise toutefois détenir “une longue expérience de direction dans des groupes industriels.”

En se penchant sur son brillant parcours, la fonction qui semble se rapprocher le plus des activités de Sanofi pourrait être son poste de responsable hygiène, beauté et emballage alimentaire occupé à la fin des années 1980 chez Pechiney. Patrick Kron a officié pendant une décennie dans cet ancien groupe industriel dont il a été membre du comité exécutif. Polytechnicien, ancien élève des Mines, il a également fait un passage au sein du ministère de l’Industrie entre 1979 et 1984 avant de prendre la présidence du directoire du groupe minier Imerys en 1998.

Bref, le sexagénaire connaît, certes, les ficelles du métier et du secteur de l’industrie, mais avec Sanofi en plus dans l’équation, c’est à se demander si le dirigeant ne va pas négliger quelque peu Alstom. D’ailleurs, la presse allemande a révélé, en début de semaine, que Siemens avait fustigé Patrick Kron pour le délais de réponse à l’offre allemande pour le rachat de la branche énergie.

Démission imminente de Patrick Kron ?

Du côté de Sanofi, le président du groupe en personne, Serge Weinberg, a reconnu que la situation délicate d'Alstom empêcherait le nouvel administrateur de se consacrer pleinement à sa tâche : "Il est clair que l'actualité immédiate ne permet sans doute pas à M. Patrick Kron d'avoir toute la disponibilité qu'il souhaite, mais je suis convaincu que dans quelques mois nous aurons un excellent administrateur de Sanofi."

Plus direct encore, l’un des actionnaires minoritaires de Sanofi s’est également interrogé sur l’efficacité du nouvel élu. "Je me demande si Monsieur Kron aura le temps de se consacrer à des dossiers aussi compliqués que ceux de la pharmacie et de Sanofi alors qu'il a à traiter aujourd'hui les problèmes de sa société", a-t-il déclaré en pleine assemblée générale, selon l’AFP. Il faut dire que l’industrie pharmaceutique connaît actuellement un vaste mouvement de concentration, marqués par des tentatives de rapprochements entre de grands laboratoires comme Pfizer et AstraZeneca.

Reste que Patrick Kron pourrait avoir plus de temps libre que prévu dans les semaines à venir. Il a laissé entendre, mercredi 7 mai, qu'il quitterait sûrement la direction du groupe lorsque celui-ci se recentrera sur le transport ferroviaire en cédant ses activités dans l'énergie. "Le sujet n'est pas d'actualité, j'ai à mener la transition, l'évolution stratégique du groupe. Lorsque celle-ci interviendra, je ne pense pas que je serai nécessaire durablement à l'avenir d'Alstom devenu Alstom Transport", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. La carrière du dirigeant pourrait donc prendre un nouveau tour d’ici à cet été.

Première publication : 07/05/2014

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