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Asie - pacifique

La Première ministre thaïlandaise destituée pour abus de pouvoir

© AFP | Yingluck Shinawatra à son arrivée à la Cour Constitutionnelle mardi

Vidéo par Cyril PAYEN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/05/2014

La Cour constitutionnelle a jugé mercredi que la Première ministre Yingluck Shinawatra devait démissionner. Contestée depuis des mois, la chef du gouvernement comparaissait pour abus de pouvoir.

C'est un jugement qui sonne le glas du mandat de Yingluck Shinawatra. La Première ministre thaïlandaise a été destituée mercredi 7 mai par la Cour constitutionnelle, qui l'a reconnue coupable d'abus de pouvoir. Dans la foulée de ce jugement, le ministre du Commerce, Niwatthamrong Bunsongphaisan, a été nommé pour la remplacer.

"Yingluck ne peut plus rester à son poste de Premier ministre", a ainsi déclaré un juge de la Cour lors de la lecture de la décision, retransmise à la télévision. "Les juges ont décidé à l'unanimité que Yingluck avait abusé de son statut de Premier ministre", a ajouté le juge.

Plusieurs des ministres du gouvernement de Yingluck sont également concernés par cette décision de la Cour, qui n'a pas précisé leurs noms.

L'affaire à l'origine de cette destitution concerne l'éviction du patron du Conseil de sécurité nationale, Thawil Pliensri, après l'arrivée au pouvoir de Yingluck en 2011. Celui-ci a réintégré depuis ses fonctions sur ordre du tribunal administratif.

Se basant sur cette décision, un groupe de sénateurs, assurant que le transfert initial avait été fait au bénéfice du parti Puea Thai au pouvoir, avait déposé un recours devant la Cour constitutionnelle.

Cette décision ouvre une nouvelle page d'incertitude, en l'absence de Parlement, dissous en décembre 2013. Les opposants à Yingluck, qui réclament sa chute depuis six mois, espèrent pouvoir faire appel au Sénat pour nommer un nouveau Premier ministre.

Le mouvement pro-gouvernement des chemises rouges a, de son côté, promis de redescendre dans la rue en cas de nouveau "coup d'État judiciaire", faisant craindre de nouvelles violences.

Avec AFP et REUTERS

Première publication : 07/05/2014

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