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Asie - pacifique

Vol MH370 : deux mois après sa disparition, le mystère reste entier

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/05/2014

Il y a deux mois, le vol de la Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin disparaissait. L’épave reste toujours introuvable, faisant de cette affaire l’une des énigmes aéronautiques les plus intrigantes de ces dernières années.

Le 8 mars 2014, il y a deux mois, l’avion de la Malaysian Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin, avec 239 passagers et membres d'équipage à bord, disparaissait des écrans radars, au large du Vietnam, deux heures après son décollage. On l’a d’abord cru au Kazakhstan, ensuite en Chine, puis dans le sud de l’océan Indien. Le Boeing 777 a ensuite "été aperçu" par des habitants des Maldives et de Thaïlande… Deux mois après cette disparition, le mystère reste entier et l’appareil n’a toujours pas été localisé. Les recherches, qui continuent malgré l’extinction probable des signaux émis par les boîtes noires, se poursuivent au large des côtes australiennes,  dans un corridor de 60 000 km2.

Depuis la mise en place des recherches dans le sud de l’océan Indien, aucun indice déterminant n’est venu enrichir les (maigres) éléments sur lesquels s’appuie l’enquête. La Malaisie, sous le feu des critiques pour sa gestion chaotique de sa communication et des investigations, a rendu public le 1er mai un rapport de cinq pages ne contenant aucune révélation essentielle.

Les seules certitudes concernant cette mystérieuse disparition se résument à peu de choses. Selon les enquêteurs,  les systèmes de communication ont été sciemment déconnectés quelques minutes seulement après que l’appareil a quitté l’espace aérien de Malaisie. L’avion a ensuite fait demi-tour au-dessus de la Malaisie pour se diriger vers l’océan Indien, et aurait ensuite volé à basse altitude plusieurs heures durant.

Sans les boîtes noires, l'enquête stagne

Tous les scénarii sont examinés : un détournement, un sabotage ou l'acte désespéré d'un passager ou d'un membre de l'équipage. Mais aucun élément matériel n'a permis de privilégier l'une ou l'autre de ces hypothèses. Les enquêteurs ont notamment suivi la piste terroriste en s’intéressant au cas de deux Iraniens embarqués à bord avec deux passeports volés, puis à l’un des deux pilotes qui possédait un simulateur de vol chez lui. Ses dernières communications ont été passées au crible, sans, pour l’heure, apporter de résultats probants. D’ailleurs, le rapport récemment publié par les autorités malaisiennes ne contenait aucune information provenant d’une enquête spécifique de la police pour déterminer s’il pouvait s’agir d’un acte de terrorisme.

Seules les boîtes noires seraient à même d’apporter quelques réponses. Mais les chances de les retrouver restent faibles, la zone océanique dans laquelle l’avion pourrait s’être écrasé est très profonde, et très vaste. L’examen de toute la zone de 60 000 km2 pourrait prendre plus de huit mois. En outre, les signaux permettant aux boîtes noires de pouvoir être localisées pendant une trentaine de jours doivent aujourd’hui s’être éteints. À ce titre, l’Europe a proposé d’étendre la durée de vie de ces balises à 90 jours. Elle compte aussi ajouter aux boîtes noires une nouvelle fréquence d'émission (les "pings") destinée à faciliter leur localisation sous l’eau.

Première publication : 08/05/2014

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