Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : au coeur des monts Sinjar

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

FOCUS

El Hierro, première île 100 % énergies renouvelables, peut-elle être un modèle pour la planète ?

En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • RDC : le retour tant espéré des réfugiés angolais dans leur pays

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

  • Présidentielle 2017 : Alain Juppé candidat à la primaire de l'UMP

    En savoir plus

  • Glissements de terrain meurtriers à Hiroshima

    En savoir plus

  • Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft, annonce son retrait

    En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

Afrique

Mobilisation pour réclamer la libération de l'activiste tunisien Azyz Amami

© Aziz Amami

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/05/2014

Depuis que Azyz Amami, figure de la contestation en 2011, est en détention à Tunis pour une prétendue consommation de cannabis, les Tunisiens se mobilisent pour réclamer la libération de celui qui est devenu l'icône des détentions abusives.

Les actions de soutien à l’activiste tunisien Azyz Amami se sont multipliées depuis son arrestation lundi soir, à la Goulette, dans la banlieue de Tunis. Un site internet #FreeAziz a été créé, mercredi 14 mai, pour dénoncer "les procédures arbitraires et les règlements de compte policiers". En quelques heures, il a déjà rassemblé plus de 1000 soutiens.

La patrouille de police, qui a interpellé Azyz Amami ainsi que le photographe Sabri Ben Mlouka, aurait saisi sur eux une petite quantité de cannabis, rapporte l'avocat du bloggeur, Me Bassem Trifi. Le militant, qui aurait également reçu des coups lors des son interpellation, nie les faits qui lui sont reprochés. La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) s'est ainsi dit "préoccupée par l'arrestation violente du blogueur" sur son compte Twitter.

"Dès que les policiers ont reconnu Azyz, leur attitude a changé et ils l’ont tout de suite fouillé", a précisé l'avocat de l'activiste, figure de la contestation en 2011. Durant le printemps tunisien, l’activiste, qui a diffusé des vidéos de la répression, avait été emprisonné dans les derniers jours du régime de Zine El Abidine Ben Ali. Depuis la chute du dictateur, il continue de participer à de nombreuses mobilisations. Ces dernières semaines, il était notamment le porte-parole d’un mouvement appelé "Moi aussi, j’ai brûlé un poste de police".

Réformer la loi 52

Pour ses amis et ses supporters, qui se sont mobilisés mardi soir à Tunis pour réclamer sa libération, son arrestation est également liée à sa participation dans l'émission "Lébés" quelques jours plus tôt. Le bloggueur y avait dénoncé les détentions abusives de jeunes pour consommation de cannabis. En Tunisie, la loi sur les stupéfiants, dite "loi 52", condamne les consommateurs à des peines allant entre un à cinq ans de prison. Aujourd'hui, plus de 50% des personnes en détention provisoire et environ un tiers des condamnés en prison ont été arrêtés en lien avec des affaires de stupéfiants, selon des chiffres de l'ONU.

Depuis plusieurs mois, des voix s'élèvent pour réclamer une réforme de ce texte de loi jugé trop répressif. Un collectif nommé "Al Sajin 52", qui estime que cette législation permet de réprimer la liberté d'expression dans le milieu artistique, a été récemment créé en Tunisie pour réclamer des sanctions moins sévères. 

"Un joint, un an de prison, c'est inacceptable !"

À la suite de l'arrestation d'Azyz Amami, des députées du parti progressiste de gauche, Al Massar, ont participé à la manifestation de mardi et ont plaidé pour un dialogue national. "Un joint, un an (de prison), c'est inacceptable", a notamment déclaré la députée Karima Souid. Elle a toutefois précisé qu'elle s'opposait à la dépénalisation du cannabis, préférant plutôt des peines de sursis et un traitement médical pour ceux qui sont dépendants du cannabis, "qui reste quand même une drogue".

Le parti de Mustapha Ben Jaâfar, Ettakatol, qui a également condamné l’arrestation des deux hommes, a appelé à la libération de tous les jeunes qui ne sont pas accusés de trafic de stupéfiants, afin d'éviter à cette population de "tomber dans le monde dangereux de la criminalité et de la délinquance". Pour la formation social-démocrate, les peines de prison ne sont pas efficaces pour mettre un terme au "fléau" de la drogue, faisant porter à l'Etat une partie de la responsabilité.

Azyz Amami doit rester en garde à vue durant trois jours. S'il est déféré devant la justice, il sera difficile pour lui d'éviter la prison. 

Avec AFP
 

Première publication : 14/05/2014

COMMENTAIRE(S)