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Les fonctionnaires appelés à se mobiliser pour défendre leurs salaires

AFP

Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO)lors d'une manifestation le 18 mars 2014 à Paris contre le pacte de responsabilitéThierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO)lors d'une manifestation le 18 mars 2014 à Paris contre le pacte de responsabilité

Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO)lors d'une manifestation le 18 mars 2014 à Paris contre le pacte de responsabilitéThierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO)lors d'une manifestation le 18 mars 2014 à Paris contre le pacte de responsabilité

Infirmiers, bibliothécaires, enseignants, pompiers, douaniers, éducateurs, policiers ou encore gardes champêtres... Plus de cinq millions de fonctionnaires sont appelés jeudi à une journée d'action axée principalement sur leurs salaires, qui n'ont pas été revalorisés collectivement depuis près de 4 ans.

Sept syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FA-FP, FSU, Solidaires et Unsa) ont lancé un appel commun pour que les agents se mobilisent "massivement", notamment par la grève, FO les ayant aussi appelés de son côté à cesser le travail.

Le président François Hollande, qui a pris ses fonctions il y a tout juste deux ans, n'avait jusqu'ici été confronté qu'à une seule journée d'action unitaire (CGT, FSU et Solidaires) de fonctionnaires début 2013. Mais le mouvement, qui portait déjà sur le pouvoir d'achat, n'avait pas fait le plein.

Aujourd'hui, les syndicats descendent dans la rue pour réclamer un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et n'a pas été augmenté depuis juillet 2010. Pour eux, l'annonce par le gouvernement Valls du maintien de son gel jusqu'en 2017 est "inacceptable".

"Ce qu'on attend aujourd'hui -tous les syndicats-, c'est l'annonce immédiate du dégel de la valeur du point. C'est une justice sociale c'est aussi un besoin économique", dit Jean-Marc Canon (CGT).

Peu de chance: dans un courrier daté du 13 mai et adressé aux syndicats, le Premier ministre Manuel Valls campe sur ses positions, car "les efforts demandés (aux Français, ndlr) doivent être justes et équitablement répartis", selon lui.

Le représentant du premier syndicat de fonctionnaires fait part d'une "incompréhension par rapport à la politique menée" par la gauche chez les agents.

D'après son syndicat "la mobilisation s'annonce massive" dans les trois versants de la fonction publique (Etat, Hospitalière, Territoriale).

Plus de 110 manifestations et rassemblements sont organisés en France, dont une manifestation à 14H00 à Paris, depuis Denfert-Rochereau, en présence notamment de Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT). Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly sera aussi du cortège, mais à part.

- "Stop à la perte de pouvoir d'achat" -

Selon les dernières données de l'Insee, les fonctionnaires ont bien perdu du pouvoir d'achat. Ceux de la fonction publique d'Etat (FPE) ont gagné en 2012 0,8% de moins qu'en 2011 en euros constants, ceux de la Territoriale 0,5% et ceux de l'Hospitalière 0,6%. L'année précédente les salaires avaient aussi chuté.

C'est lié au gel du point, à l'inflation, mais aussi à la hausse des cotisations retraites, qui doivent s'aligner sur le privé d'ici 2020.

M. Canon assure que si le gel se poursuit jusqu'en 2017 un agent au salaire moyen aura perdu "en perte cumulée, 7.000 euros de salaire" depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Mais une augmentation de 1% de la valeur du point coûterait 1,8 milliard d'euros pour les trois fonctions publiques, alors que le gouvernement entend économiser 50 milliards d'ici à 2017.

Conscient des difficultés des plus bas salaires, le gouvernement leur a accordé un coup de pouce début 2014 (qui sera complété début 2015). Selon le Premier ministre cela représente "en moyenne 440 euros de salaire net en plus dès l'an prochain pour 1,6 million d'agents".

Les syndicats jugent ce geste très largement insuffisant.

"La politique salariale de ce gouvernement, la CFDT n'en veut plus", dit notamment Brigitte Jumel pour qui il s'agit jeudi de dire "stop à la baisse du pouvoir d'achat".

Mercredi, lors d'une conférence de presse, M. Mailly (FO) a aussi estimé que le gel des salaires allait "avoir un effet récessif sur le plan économique et dépressif sur le plan psychologique". Il a réaffirmé que la journée "sera le baromètre de la mobilisation" dans le pays.

L'emploi est un autre motif de grogne, les créations de postes prévues dans les ministères "prioritaires" (Justice, Police, Education) devant être compensées par des suppressions dans des services déjà "à l'os", selon les syndicats.

La mobilisation intervient aussi à quelques jours de l'ouverture, lundi, de négociations au long cours pour remettre de l'ordre dans les parcours professionnels des agents, en revoyant par exemple leurs quelque 1.700 régimes indemnitaires. Son ampleur ne manquera pas d'avoir une incidence sur ces discussions.

Première publication : 15/05/2014