Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Liban : le "coup de com" de Marine Le Pen sur le voile ?

En savoir plus

POLITIQUE

Yannick Jadot : "Des responsables du PS veulent piéger Benoît Hamon"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Yannick Jadot : "Theresa May est du côté obscure de l'Europe"

En savoir plus

FOCUS

Crise migratoire en Europe : la formation des garde-côtes libyens est-elle suffisante?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Rachida Brakni, combattante culturelle

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Irak : dans le piège de Mossoul

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Paris et l'Île-de-France ont perdu 1,5 million de touristes en 2016

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Après le PSG, la magie de Monaco ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Marine Le Pen au Liban : en quête de stature internationale

En savoir plus

Economie

Cyberespionnage : la justice américaine inculpe des militaires chinois

© AFP | Eric Holder, procureur genéral des États-Unis

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/05/2014

Pour la première fois, l’administration américaine a inculpé, lundi 19 mai, des ressortissants étrangers pour cyberespionnage. Cinq membres de l’armée chinoise sont accusés d’avoir orchestré des opérations contre des entreprises américaines.

Les États-Unis ont sorti l’artillerie lourde dans leur campagne contre le cyberespionnage chinois. L’Administration américaine a lancé, lundi 19 mai, des poursuites judiciaires contre cinq officiers de l’armée chinoise pour leur implication présumée dans des attaques informatiques. Six entreprises américaines auraient ainsi été victimes des cyberpirates chinois.

Il s’agit d’une première dans l’histoire américaine : les autorités n’ont jamais, auparavant, utilisé l’arme judiciaire contre des représentants d’un État étranger dans des affaires de cybercriminalité. Le procureur général des États-Unis, Éric Holder, et des représentants du FBI ont précisé l’ampleur du “cyberpillage” made in China lors d’une conférence de presse à Washington.

Ils ont ainsi, pour la première fois, spécifié quelles sont les entreprises victimes des pirates informatiques chinois. Il s’agit, entre autres, de groupes du secteur de la métallurgie tels qu’United States Steel Coporate, Alcoa, ou encore Allegheny Technologies. Les autres cibles relèvent du secteur de l’énergie atomique et solaire.

Les noms* des personnes poursuivies et leurs photos ont également été dévoilés. Il s’agit, d’après le "Wall Street Journal", de cinq gradés de l’Armée populaire de libération chinoise, qui est souvent citée dans différents rapports américains comme le bras de Pékin chargé de l’espionnage informatique.

L’unité 61398 vs la NSA

Si l’Administration américaine n’avait, jusqu’à présent, pas encore franchi le pas judiciaire, elle s’y préparait activement depuis deux ans. Des procureurs ont été spécialement formés pour s’occuper d’affaires de cyberespionnage international, avait révélé en 2012 le “Washington Post”.

De son côté, la Maison Blanche n’a jamais caché qu’elle soupçonnait le régime de Pékin d’être derrière des opérations chinoises de cyberespionnage visant des entreprises et administrations américaines. Barack Obama avait officiellement accusé, en mars 2013, la Chine de soutenir des cyberattaques contre les États-Unis.

Un rapport très médiatisé, publié en février 2013 par la société de sécurité informatique Mandiant, assurait qu’une section précise de l’armée chinoise, l’unité 61398, était responsable de la plupart des attaques informatiques contre des entreprises américaines depuis 2006.

Reste que cette action judiciaire est, avant tout, un fort signal symbolique. Il y a très peu de chances que Pékin coopère avec Washington dans cette affaire. Le régime chinois a toujours nié se livrer à de telles activités et, sauf surprise, ne devrait pas livrer des membres de son armée aux autorités américaines.

La Chine aura, en outre, pléthore d’arguments tirés des multiples documents rendus publics par l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden pour arguer que les États-Unis ne sont pas les derniers dans la cybersurveillance à grande échelle. Certaines révélations démontrent, ainsi, que la NSA avait installé des logiciels espions sur du matériel informatique chinois du géant Huaweï, rappelle le "Wall Street Journal".

Première publication : 19/05/2014

  • CHINE

    Espionnage informatique : Pékin réfute les accusations du Pentagone

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Barack Obama accuse officiellement Pékin de soutenir des cyberattaques

    En savoir plus

  • INTERNET

    L’Unité 61398, nid de cyber-espions chinois ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)