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Joyce Banda, "la femme la plus influente d’Afrique", brigue un nouveau mandat

© La présidente Joyce Banda (Crédit AFP)

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 21/05/2014

Au Malawi, 7,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes mardi pour élire leur président. Renouvelleront-ils leur confiance à la présidente Joyce Banda après le scandale de détournement de fonds publics qui a éclaboussé son gouvernement ?

Il s’agit du premier test électoral pour Joyce Banda. En 2012, après la mort du président Bingu wa Mutharika, elle a pris les rênes du pouvoir au Malawi où quelque 7,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour la reconduire ou la sanctionner, mardi 20 mai.

Selon plusieurs études d’opinion publiées ces dernières semaines, la victoire semble acquise pour Joyce Banda. Elle pourrait arriver en tête de ce scrutin à un tour en raison de l'éparpillement des voix de l'opposition. Parmi eux figurent Peter Mutharika, 74 ans, frère de l'ancien président décédé qui n'avait pas réussi à lui succéder en 2012. Une enquête a révélé que lors du décès de son frère, il avait comploté pour suggérer que l'armée prenne le pouvoir et écarter Joyce Banda. Alors vice-présidente, elle était première dans l'ordre de succession à la tête de l'État.

Populaire dans les zones rurales

Joyce Banda, 64 ans, pourrait également l'emporter en raison de sa popularité dans les zones rurales où vit plus de 60 % de la population. Née dans un petit village dans le sud du pays, elle a œuvré au redressement économique du pays, resté très dépendant des donateurs. Elle a sollicité des aides financières que son gouvernement redistribue notamment aux paysans via des subventions et des projets de développement.

Ancienne ministre des Femmes et de l'Enfance (2004-2006) puis des Affaires étrangères (2006-2009), Joyce Banda bénéficie d'un important soutien populaire dans le pays mais aussi auprès de la communauté internationale. Dès son arrivée au pouvoir, la deuxième femme présidente du continent africain -après Ellen Johnson Sirleaf au Liberia- se démarque du style autocratique de son prédécesseur Mutharika - rendu largement responsable de l'effondrement de l'économie du pays - en incarnant l'intégrité. Elle a décriminalisé l'homosexualité et s'est engagée dans la lutte contre la tuberculose et le sida dans le pays. En 2012, elle est considérée comme une des femmes les plus influentes du continent.

Face à l'inflation, elle a imposé d'importantes mesures d'austérité et dévalué le kwacha, la monnaie nationale, afin de se conformer aux exigences du Fonds monétaire international. Mais les conséquences sont lourdes pour la population, qui voit le coût de la vie flamber. 

"Cashgate"

En octobre 2013, quand éclate le plus grand scandale de détournement d'argent public de l'histoire du pays, le "Cashgate", la popularité de Joyce Banda est encore plus ébranlée. La présidente est alors accusée, au même titre que des ministres et hauts fonctionnaires, d'avoir volé 30 millions de dollars de fonds publics. Appelée à la démission, elle ne lache pas le pouvoir et révoque plus de vingt-cinq ministres. La gestion de cette crise lui vaut de vives critiques notamment de la part de l'électorat rural.

Durant sa campagne, la présidente-candidate a fait de cette affaire de corruption une arme de campagne. "C'est ma plus grande réussite", a-t-elle déclaré dimanche 18 mai lors de son dernier meeting de campagne, estimant  "qu'il n'y a eu qu'un seul président assez courageux pour mettre les pieds dans le plat (...)". De leurs côtés, les donateurs ont suspendu leur aide de 150 millions de dollars en attendant les résultats de la campagne de lutte anti-corruption lancée par la présidente.

Première publication : 20/05/2014

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