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Asie - pacifique

Loi martiale en Thaïlande : l’armée déployée à Bangkok, les médias censurés

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/12/2014

Après des mois de crise politique et de manifestations meurtrières, l'armée thaïlandaise a décrété mardi la loi martiale et déployé des soldats dans les rues de Bangkok. Le Premier ministre a appelé de son côté à des législatives le 3 août.

L'armée a décrété mardi 20 mai la loi martiale en Thaïlande et déployé des soldats dans la capitale Bangkok, dans l'espoir de mettre fin à plusieurs mois de crise politique, marqués par des manifestations anti-gouvernementales ayant fait 28 morts. Plus tard dans la journée, le Premier ministre, a appelé à des législatives le 3 août.

Jeudi 16 mai, après la mort de trois nouveaux manifestants dans une attaque à la grenade, l'armée avait effectivement prévenu qu'elle pourrait intervenir dans la crise.

"Déclarer la loi martiale n'est pas un coup d'État", mais vise "à restaurer la paix et l'ordre public", a assuré l'armée dans une annonce faite au petit matin à la télévision. Le gouvernement intérimaire reste ainsi en place pour l'instant, malgré l'opposition de chemises jaunes.

Des soldats et véhicules militaires ont été déployés dans le centre de Bangkok, notamment dans le secteur des hôtels et des chaînes de télévision, a constaté l'AFP. Ils ont également placé des dizaines d'hommes, des véhicules et des points de contrôle à proximité d'une manifestation pro-gouvernementale des chemises rouges, dans une banlieue de la capitale.

Les médias censurés

Il ne s'agit pas de faire cesser toute protestation par la force, puisque l'armée a permis aux manifestants des deux camps de rester sur leurs sites de rassemblement respectifs. "Le public ne doit pas paniquer et continuer à vivre sa vie normalement", a-t-elle également conseillé dans son adresse télévisée.

Les inquiétudes étaient néanmoins vives, dans une capitale gardant en mémoire les plus de 90 morts de 2010 lorsque l'armée, sur ordre du gouvernement de l'époque,
avait donné l'assaut contre les chemises rouges qui occupaient le centre de Bangkok.

En outre, l'armée a décrété la censure des médias dans l'intérêt de la "sécurité nationale", selon une déclaration lue sur toutes les chaînes de télévision et de radio. Ainsi, dix chaînes sont privées d'antenne, dont les très partisanes BlueSky (pro-opposition) et AsiaUpdate et UDD (pro-gouvernementales), au motif qu'elles risquent de "déformer l'information" et d'"aggraver le conflit".

Dernière ligne droite?

L'opposition assure être dans la dernière ligne droite de son combat contre le gouvernement intérimaire, mis en place depuis la récente destitution de la Première ministre Yingluck Shinawatra. Ils l'accusaient d'être la marionnette de son frère, Thaksin Shinawatra, destitué par un coup d'État en 2006 et aujourd'hui en exil. Campant devant le siège du gouvernement, les chemises jaunes réclament la nomination d'un Premier ministre "neutre" et repoussent sine die la tenue de législatives, suscitant des inquiétudes quant à leurs aspirations démocratiques.

"Nous sommes convaincus que l'invocation de la loi martiale va bénéficier à notre mouvement et servir notre cause", a réagi Sathit Wongnongtoey, l'un des meneurs de l'opposition.

De leur côté, les chemises rouges, qui rassemblent notamment la population rurale du nord et du nord-est du pays, ont mis en garde l'opposition contre un risque de guerre civile si l'opposition s'obstinait à vouloir faire tomber ce qui reste du cabinet.

Mais même si le chef de l'armée de terre a soufflé le chaud et le froid sur le sujet ces derniers mois, les militaires avaient refusé jusqu'ici de se laisser entraîner dans la spirale, même quand les manifestants semaient le chaos en occupant ministères et bâtiments publics.

Le bilan des manifestations s'élève désormais à 28 morts en six mois de crise, le plus souvent lors de tirs d'origine inconnue, dont les deux parties s'accusent. Toutes deux comptent des extrémistes prônant la violence.

Avec AFP

Première publication : 20/05/2014

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