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Thaïlande : nouvelles manifestations à Bangkok, malgré l'interdiction de la junte

© AFP

Vidéo par Cyril PAYEN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/05/2014

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées, dimanche, dans les rues de Bangkok pour s'opposer au putsch de la junte militaire. En réponse, le nouveau pouvoir a averti ces opposants qu'il ne tolèrerait plus aucune manifestation.

La mobilisation contre le coup d'État ne faiblit pas en Thaïlande. Dans les rues de la capitale Bangkok, plus d’un millier de personnes ont défilé dimanche pour protester contre la prise de pouvoir par les militaires. Ils ont brandi notamment des pancartes "Stop au coup" pour défier la junte militaire et faire part de leur désapprobation.

"Je n’ai pas peur d’eux parce que plus nous aurons peur, plus ils nous marcheront dessus", a ainsi expliqué à l’AFP, un des manifestants. Au départ du cortège, quelques incidents ont éclaté avec les soldats qui ont interpellé deux personnes, dont l’un avait le visage en sang. D’autres rassemblements ont eu lieu à Khon Kaen, dans le nord-est du pays.

La junte au pouvoir a menacé d’arrestations et de peines de prison de deux ans ceux qui poursuivent la protestation. Elle a même posé un ultimatum en annonçant qu’elle ne tolérerait plus aucun rassemblement. "Nous leur donnons une dernière chance de manifester aujourd’hui. S’ils continuent à manifester, nous prendrons des mesures contre eux", a prévenu le lieutenant-général Apirat Kongsompong, commandant de la première division d’infanterie à Bangkok, un porte-parole de l’armée.

De nombreuses arrestations

L’armée a déjà placé en détention de nombreuses personnalités politiques, en particulier l’ex-Première ministre Yingluck Shinawatra, sœur de Thaksin Shinawatra, également ancien chef de gouvernement chassé du pouvoir par un précédent putsch en 2006.

Plus de 200 politiques ou universitaires ont aussi été convoqués par le régime, dont le premier ministre renversé Niwattumrong Boonsongpaisan, qui avait succédé à Yingluck suite à sa destitution par la justice au mois de mai.

Les militaires ont précisé que toutes les personnes convoquées pourraient être détenues jusqu’à sept jours sans charge, selon la loi martiale. Un couvre-feu a également été mis en place et les réseaux sociaux peuvent être bloqués en cas de contenu critique.

Cette prise de pouvoir a été vivement critiquée par la communauté internationale. Les États-Unis, alliés du pays, ont vivement réagi en annulant un exercice militaire conjoint en cours et en suspendant 3,5 millions de dollars d’aide militaire.

Avec AFP

Première publication : 25/05/2014

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